Archives mensuelles : avril 2026

Dimanche 26 avril – Falconaia – Canyon – Corscia

Dimanche 26 avril 2026
Canyon de Falconaia, Corscia

Participants :
ITP : Christophe C., Benoit R.
FFCAM06 : Guillaume
TPEC: 2H30

Alors que nous avons effectué la veille le canyon de Petra Leccia avec Guillaume, nous décidons de renfiler les combinaisons (humides) ce dimanche.
Une petite réflexion sur un canyon pas trop loin, pas trop chargé, et toujours dans le secteur ou guillaume a loué un logement, nous décidons de l’amener dans le Falco.

Benoit se charge de récupérer 2 cordes de 60m, Guillaume ayant la sienne, puis viens sur Lucciana où Christophe le récupère.
Direction la Scala.
Guillaume est arrivé 5 minutes avant nous.
Rapidement changé, nous prenons la raide marche d’approche. Il est 10H.
Christophe est en tête, et les cairns défilent.
Toujours prendre bien à gauche, nous évitons le passage emprunté la précédente fois par Antonio, mais avons surement raté un passage puis que nous arrivons pile au niveau du pylône et non sur sa gauche; qu’importe, pas de mise en danger, pas de blessure.
Au final nous mettrons 1H jusqu’au départ du canyon où nous nous changeons et enkitons les cordes.

Il y a encore suffisamment d’eau pour se faire plaisir.
La plupart des relais sont équipés par Guillaume avec Christophe qui descend en premier.
L’eau est encore froide, et pour cause, le manteau neigeux est encore bien présent sur les hauteurs.

Nous profitons pour faire travailler Christophe sur les débrayables du bas.
Les raboutages sont faits lorsque nécessaires, tout se passe bien et nous prenons le temps d’apprécier la météo et le paysage.
On s’aperçoit que Guillaume débraille énormément, pour ne pas dire tout le temps.

Sur la C40, nous décidons d’aller dans l’actif.

Ensuite on emprunte un petit chemin en rive droite assez raide pour accéder au départ du passage sous-bloc équipé par Christophe.
Le débit est parfait pour le faire.
Benoit descend le premier, rapidement rejoint par Guillaume qui équipera la C5 en monopoint.
S’en suit C25 encore gentiment active.

Un petit de de désescalade avant d’arriver à la C70.
Christophe équipe la partie du haut. Guillaume descend au fractio suivi de Benoit.
Ce dernier descendra la deuxième partie de la C70 libérant ainsi le fraction pour Christophe qui vient prendre sa place.
La corde raboutée est rappelée et descend directement pour être à nouveau raboutée sur le rappel suivant.
On enchaine avec la C25 puis la C22 pour sortir du canyon vers les14H.

Le repas sera pris au niveau de la maison en ruine, sur la petite partie plate en hauteur.
Puis nous décidons de clôturer sur sortie par un verre bien frais à Ponte-Leccia avant que Guillaume ne reparte vers son chantier de Pila Canale.

Benoit se chargera de ramener les cordes au local et les étendre.

Samedi 25 avril 2026 Sapara – Lano Carpinetto-Monoxyles

Samedi 25 avril 2026
Spéléo, chiro, entomo, radon, prospection
Grotta a Sapara, Castiglione
Représentation
Grottes de Carpinetto et Monoxyles, Lano

Participants
ITP : Jean-Claude L. M.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 0h30
Chiros : 10 petits rhinos, 1 grand rhino, 1 minioptère

Les inventeurs des Monoxyles ne peuvent refuser une invitation personnelle et obligatoirement discrète de monsieur le maire de Lano pour participer à une rencontre intercontinentale entre la Corse et les représentants d’un peuple premier d’Amérique du sud.
Le rendez-vous est prévu à 12h directement au village, ce qui laisse le temps de faire un peu de spéléo le matin.

JC veut poser des détecteurs radon, JY veut compter des chauves-souris, on peut satisfaire ces 2 objectifs à Sapara.
Après un petit café au Kré d’As direction la cavité par Popolasca, histoire de changer de route.

Cavité toujours aussi sympa, un vrai creusement karstique dans un calcaire blanc laiteux. Au plafond, près de l’entrée, des exuvies, avec quelques chenilles n’ayant pas supporté la transformation.
[ Après consultation de la liste biospel nationale il s’avère que ce sont des mues de chenilles et des chrysalides de Lymantria dispar, le Bombyx disparate qui a pullulé en Corse en 2024 et 2025, plus particulièrement dans le secteur de Piedigriggio. On y voit également 3 pontes de couleur beige.
En outre, une expérimentation visant à déterminer si le bombyx disparate pouvait faire partie du régime alimentaire des chauves-souris avait été effectuée par le GCC-ACS en 2002.
Compte-rendu de cette expérimentation en lien ]

Les galeries sont parcourues à la recherche des chauves-souris. Le lac terminal s’est réduit à peau de chagrin, alimenté par une petite exsurgence. La cavité s’est asséchée, peu de boue au sol.
Pose du détecteur radon et retour à l’air libre à la recherche des pertes. Celle à proximité de la cavité ne semble pas vraiment active, pas de tourbillon comme lors d’une précédente visite. Celles en amont ne sont pas non plus actives.
Retour à la route en prospectant le dessus de la cavité.
La prospection continue de l’autre côté de la route jusqu’à une autre zone calcaire repérée sur la carte géologique. C’est un calcaire très lité, plus ou moins marmorisé d’après Infoterre (transformation en marbre). Juste un boyau débouchant en paroi d’un escarpement à quelques mètres de hauteur, impossible à atteindre ce jour, à revoir.
Fin de l’activité spéléo, place maintenant à notre fonction de représentation.

Le maire nous ayant donné rendez-vous à midi à Lano, nous y seront donc à l’heure en passant par Francardo cette fois.
Nous avons respecté la discrétion demandée et sommes étonnés par la présence d’une cinquantaine d’invités, en grande partie des habitants de la commune. Des tables bien garnies sont en place et les invités attendent avec impatience les amérindiens. Nous sommes sources d’attentions et de questionnements quand les invités apprennent qu’ils ont devant eux les inventeurs de la cavité des Monoxyles 🙂

Les vraies vedettes du jour arrivent enfin avec un peu de retard, accompagnées notamment par 2 traductrices et une anthropologue corse.
Ce sont 4 indiens d’un peuple premier vivant quasiment en autarcie et ayant subi la colonisation espagnol, repoussé sans cesse vers les montagnes.
Ils se considèrent « frères ainés » et nous désignent comme « petits frères ». Une de leurs missions est de nous faire comprendre la nécessité de respecter le monde sur lequel nous vivons tous. La spiritualité prend une part importante dans leur vie et la notion de respect envers la planète et les anciens semble ancrée dans leur comportement.
Pour protéger ceux qui vivent à l’écart de la société, certains ont été désignés pour constituer une sorte d’interface avec le monde « civilisé », ils font des études et assurent le relationnel de leur communauté.
Pas de hiérarchie chez cette peuplade, les décisions se prennent lors de réunions collectives. Néanmoins des chamans assurent le rôle de conseillers suprêmes. Ils sont sélectionnés dès la naissance et éduqués à part, isolés dans le noir pendant de nombreuses années. Ce sont des Mamos pour les hommes, des Sagas pour les femmes.
Deux Mamos, dont un spécialisé dans la lecture des roches, et une Saga sont présents. Le quatrième assure cette « ceinture de protection », il est diplômé en économie …
Vient maintenant le but de leur visite, se rendre devant la grotte de Carpinetto pour « lire » la roche. Pour résumer, la voute représente l’homme, c’est le ciel, constellé d’étoiles (les gouttes d’eau), le sol représente la Terre, la femme. Les grottes sont sacrées chez eux, ils n’y entrent jamais, elles représentent des portes de connexion vers … ailleurs.
Même genre d’interprétations pour les Monoxyles depuis la piste. Certains sont dubitatifs, d’autres y croient.
Nous prenons de nouveau notre petite part de succès en expliquant les circonstances de la découverte.
L’organisatrice de cette rencontre a tout fait pour éviter de transformer cette visite en exposition de « bêtes de foire », c’était limite.
Retour au village, séparation, puis petite mousse de récupération à Ponte Leccia.
JCL

2026-04-25-Sapara-LMJC-01
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Nota : il nous a été demandé de ne publier aucune image de nos frères ainés

Mercredi 15 avril 2026 – Grotte du Couvent – Grotta Gritulu – VTT Moines

Mercredi 15 avril 2026
Spéléo-VTT, visite, chiro
Grotte du Couvent, Cagnano
Grotta Gritulu, Luri

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30
Chiro grotte du couvent : 26 petits rhinos
Chiro grotta Gritulu : 1 petit rhino

Nouvelle virée VTT-spéléèsque avec un programme chargé et ambitieux. Plusieurs objectifs : jeter un œil à la « baignoire des moines », site particulier au-dessus de Cagnano, visiter la grotte du Couvent, celle de Gritulu et revenir vivant aux véhicules.

Départ du parcours de santé de Luri par la route avec le projet d’emprunter une piste bien visible en vue satellite au-dessus du petit hameau de Gitta. La vue satellite est une chose, le terrain une autre, nous sommes obligés de faire demi-tour au bout de quelques centaines de mètres, la piste est envahie de végétation faute d’entretien.
Direction le col de la Serra, par la route cette fois-ci, pour un assaut à l’envers du site de la baignoire des moines. Nous nous lançons même le défi délirant d’y apporter nos VTT. Porter est le bon mot puisque c’est par du portage que les VTT pourront faire trempette dans cette baignoire.
La légende dit que cette baignoire aurait été creusée au néolithique au sommet de ce chaos dominant la côte Est du Cap et qu’ensuite des moines l’auraient utilisée pour y prendre leurs bains. La baignoire est remplie d’eau croupie malgré les fortes pluies des jours précédents, fallait avoir envie d’y prendre un bain, surtout après un accès alambiqué.
Quelques photos plus tard nous voilà de nouveau sur la piste, dans le sens descente cette fois.

La grotte du Couvent s’ouvre dans le fossé à proximité d’un … couvent en ruine.
Une belle entrée avec un ressaut d’environ 3 mètres, suivie par une étroiture et une galerie sélectives où il faut bien se positionner pour passer, et enfin la galerie principale, relativement haute de plafond.
Surprise, un premier groupe de 10 petits rhinos est accroché au plafond, suivi plus loin par un deuxième de 16 individus. Une première dans cette cavité. Les galeries annexes ne sont pas parcourues, nous ne sommes pas habillés pour.
Retour en surface, visite du couvent d’Oveglia, en cours de rénovation et la descente se poursuit avec un détour par la chapelle Santa Lucia dont la coupole façon lapis lazuli se détache dans le maquis.Parcours VTT-spéléo

Nous empruntons ensuite le beau chemin en tunnel qui descend vers le hameau de Tufo, laissons au passage la bifurcation vers la grotta Gritulu pour rejoindre les véhicules.

Casse-croûte sur un banc du parcours de santé puis direction le hameau de Tufo, en voiture cette fois.

Le chemin est repris à la montée, mais à pieds !
Le sentier d’accès au petit plateau de la croix est plus ou moins facilement retrouvé, mais le maquis empêche d’accéder à la croix. L’accès à la cavité se fera comme lors de la dernière visite par un contournement côté Est en suivant les traces de notre précédent passage, mais il faut jouer du sécateur pour se frayer un passage dans les salsepareilles.

La grotte est enfin atteinte avec une visite rapide compte tenu de son développement limité. Une galerie en plan incliné d’une dizaine de mètres se termine sur un colmatage stalagmitique. Un boyau impénétrable suit sur quelques mètres mais son élargissement nécessiterait de dégager un remplissage détritique qui contient encore des ossements. Un seul petit rhino comptabilisé dans la cavité.

Le retour se fera de façon beaucoup plus facile par une descente directe dans la forêt en rejoignant ensuite un chemin aboutissant à l’entrée du hameau.

Cette journée multi-facettes se termine par un rafraichissement au port de Santa Severa.

JCL

2026-04-15 Baignoire des Moines-LMJC-01
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Samedi 11 avril 2026 – Carpinetto-Monoxyles

Samedi 11 avril 2026
Spéléo, visite, chiro, entomo, radon
Grottes de Carpinetto et des Monoxyles, Lano

Participants
ITP : Sandra A., Cathy et Jean-François B., Antoine B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Adriana D. C., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h00
Température et humidité salle de la Colonne : 9° – 92%
Chiros : 15 petits rhinos et 1 Murin du Maghreb probable (Myotis punicus)

Le Kré d’as, le point de rendez-vous privilégié du monde spéléo en centre-Corse. Mais pas qu’eux, on y croise des randonneurs, des cyclistes, des motards, bref pas que des soiffards.
Répartition dans les quatre 4×4 et direction Lano.

Piste fréquentée et en bon état jusqu’à l’enclos des vaches, on remarque ensuite que les chasseurs ne doivent plus souvent y monter. C’est confirmé lorsque 2 gros blocs rocheux et quelques branches nous interdisent le passage.
Nous sommes habitués à ce genre d’obstacle, il ne faudra pas longtemps pour que le passage soit dégagé.

Vu le programme de la journée, et pour gagner du temps, 2 équipes sont constituées. Adriana, Franck et Anto iront équiper les monoxyles pendant que le reste de l’équipe divaguera gaiement dans Carpinetto.

15 petits rhinos nous attendent dans la 1ère salle. Autre surprise, un équipement bricolé avec 2 cordes permet de descendre le ressaut au fond de cette salle, bizarre et préoccupant.
Poursuite de la visite en laissant un thermomètre-hydromètre dans la salle de la Colonne.
Ce qui semble être un Myotis punicus est accroché au plafond de la salle suivante. Une ixode est observée au sol, probablement Eschatocephalus vespertilionis après détermination par Wanda, c’est un parasite exclusif des chauves-souris.
Là-aussi une corde à nœuds est accrochée en haut du balcon, re-bizarre. Une corde est également pendue au-dessus du trou du chien, une traction dessus et elle tombe, faut vraiment se préparer à un éventuel secours.

Demi-tour peu après le « lac » des Italiens, qui est vide. Visite de la galerie concrétionnée, le niveau d’eau dans le lac Suspendu est bien bas. On garde la salle Rhombo pour une prochaine visite et direction les lacs Jumeaux où est posé le détecteur de radon. Cathy tente et réussi le passage suspendu, mais par le bas, c’est bien plus humide 😮
Le laminoir qui suit n’est pas apprécié à sa juste valeur par tous 😀

Retour à l’air libre et direction les monoxyles en croisant au passage les équipeurs.
Seuls Sandra, Cathy, Jef, Christophe et JC feront la descente et se regrouperont dans la petite galerie chargée de protohistoire pour la Corse et d’histoire pour le club.
Le frêne et le chêne dont les racines s’enfoncent dans la falaise sous la cavité ont moins apprécié le décaissement des sédiments qui recouvraient les vestiges et qui leur apportaient des nutriments, ils sont beaucoup moins vigoureux que lors de la découverte, surtout le chêne.
Seuls Christophe et JC opteront pour la remontée, les autres choisiront la descente directe par la corde de réchappe. Christophe déséquipe.

Tout le monde se retrouve aux véhicules pour un graillou traditionnel avec grillades.
Séparation après un rafraîchissement pris au … Kré d’as.

JCL

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Jeudi 9 avril 2026 – Biospéléo – Grotte Canadolo, Barbaggio

Jeudi 9 avril 2026
Bio-spéléo
Grotte Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Albert D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
Mycologue : Joseph P.

TPST : 0h30
Chiro : 1 petit rhino

Nouvelle sortie à visée scientifique, il s’agissait d’accompagner un mycologue pour lui montrer cette mystérieuse substance découverte dans la mini cavité Canadolo. Il a pu faire quelques prélèvements, intrigué lui aussi par cette matière gélatineuse.

Une autre surprise nous attendait dans cette petite cavité. Alors que nous n’y avions jamais observé de chauve-souris, un petit rhino accroché au plafond a failli passer inaperçu, à moins d’un mètre de nos têtes, indifférent à notre présence et à nos palabres 🦇

Une nouvelle visite est prévue, tenter de dégager le plan incliné latéral afin de voir s’il y a une éventuelle suite, et désober le petit trou dans lequel est tombée la lampe UV de JC 🙄

JCL

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Mercredi 8 avril 2026 – Prospection Barrettali

Mercredi 8 avril 2026
Spéléo, prospection
Grotte de la bergerie di a Pietricaghjola, Barrettali

Participants
ITP : Mickaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h00

Les Annales de Spéléologie de Paul A. Rémy ont permis la découverte de nombreuses cavités et il a fait rêver de nombreux spéléos insulaires.

L’extrait ci-dessous est un test permettant de déterminer la tendance à l’optimisme d’un spéléo. Il faut l’être pour se taper 4 heures de VTT et espérer trouver la petite cavité dont il y est fait mention 🙂 :

« La seule caverne connue dans la région de Barrettali, où je me suis rendu le 12 aout 1948 dans le but de visiter le souterrain mentionné par ce spéléologue, est la GROTTE DE LA BERGERIE DE PIETRICAGGIOLA, dans la montagne à 2 heures à l’est de l’église de Stazzona (commune de Barrettali), d’où on s’y rend par un sentier ; c’est une cavité de quelques mètres de diamètre, éclairée, utilisée par les bergers. »

Donc départ de Conchigliu avec le projet de faire une grande boucle passant par Pinzu a Vergine, la bergerie de Petricaghjola et un retour par Canari et le village abandonné de Imiza.

Route nickel, piste caillouteuse, cassante et pentue. Petit détour pour une visite de courtoisie au menhir de Pinzu a Vergine. Prospection pendant une bonne heure autour de la bergerie, nada. Aucune cavité ni abri sous roche découvert, déception.
Descente par la même piste, café chez un ancien collègue à JC à Barrettali et retour au véhicule.

Deux villages abandonnés seront quand même visités, Linaje un peu au-dessus de la D33, Imiza après une petite marche d’une quinzaine de minute depuis le hameau de Solaru à Canari.

JCL

Samedi 4 avril 2026 – Cast. 1 – Radon, Spél’art

Samedi 4 avril 2026
Spéléo, radon, chiro, entomo, spél’art…
Cast. 1, Oletta

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 3h00
Chiros : 4 ou 5 grands rhinos, 1 ou 2 petits rhinos
Température : 14,6°

Le week-end à Ghisoni tombant à l’eau les radonneurs se mobilisent pour la pose d’un détecteur dans Cast 1. Après un petit café au local en compagnie d’Anto, Franck, Benoit et Laureen qui eux se sont décidés pour une journée falaise, Wanda, HP et JCL rejoignent Michèle sur le parking de l’Aliso.

La première partie de la piste semble avoir été entretenue, mais dès la ruine c’est la fête des asphodèles. Les alentours du pylône sont également envahis par les hautes hampes florales.

Direction l’entrée artificielle pour la pose du détecteur radon en partie basse de la cavité.
C’est l’occasion de tester la nouvelle voie créée lors du dernier exercice secours mais qui n’avait pas pu être essayée.
C’est JC qui s’y colle. Depuis les 2 broches qui se situent en haut du plan incliné intermédiaire continuer sur la même paroi et utiliser un 1er amarrage foré puis 2 autres en tête de puits. C’est la pénurie de sangle au local, JC utilise donc quelques dyneemas et pique au passage la déviation habituelle pour l’installer sur un autre amarrage foré sur la paroi en face à environ 4 mètres su fond. Cette voie est un peu plus technique que la voie des initiés, mais elle permet de ne pas les gêner et de pouvoir intervenir plus rapidement dans le puits en cas de besoin.

La corde d’assistance est ensuite raboutée et mise à contribution pour le ressaut du grand plan incliné.
Le détecteur radon est mis en place au niveau du chien, du moins de ce qu’il en reste. Un grand rhino, toutes ailes déployées, est collé en haut de la paroi dans une position peu courante.
La recherche de bestioles s’avère infructueuse.

Retour en surface pour casser la croute, bien installés au soleil.

Retour sous terre l’après-midi pour les membres de cette nouvelle commission de la LISC, la commission spél’art 😀 , mais par le circuit d’initiation classique. Le but est d’intégrer le plus artistiquement possible le moulage anatomique découvert lors d’une précédente sortie. Après la salle du Veau suivent le puits de la Chèvre, la salle de la Chèvre, la vire de la Chèvre, bêê !

La corde de descente depuis la vire a été tonchée sur le plan incliné, la gaine est rongée au ¾, un nœud d’isolement est ajouté permettant ainsi de s’exercer à ce passage particulier.
Après avoir accompli leur mission et une nouvelle recherche infructueuse de bestiole les spél’artistes retournent en surface de façon plus ou moins rapide.

Retour au local pour le rangement du matos.

A prévoir : une corde d’une quinzaines de mètres pour remplacer celle qui est tonchée et couper des sangles, c’est la dèche.

JCL


Je te salue ô merveilleuse fente
Qui vivement entre ces flancs reluis
Je te salue ô bienheureux pertuis.
Pierre de Ronsard, livret de folastrier, 1553 1

À la Vesprée, ils font des fresques
Ithyphalliques et pioupiesques
Arthur Rimbaud, le cœur supplicié, 1886 2

Les flammes de la terre s’évadent par les seins
Paul Eluard, Capitale de la douleur, 1926 3

La femme remonte à la plus haute Antiquité
Alexandre Vialatte, passim 4

Décidément les découvertes s’enchaînent pour la commission scientifique de la LISC à l’occasion du placement de dosimètre radon dans différentes cavités de l’ile.

  1. 14 Mars 2026 : redécouverte de coléoptères Parabathyscia à Suterratta. Une nouvelle recherche des Parabathyscia de Corse est envisagée avec l’aide de Jean-Michel Lemaire, en vue d’un barecodage DNA afin de clarifier les différentes espèces, notamment Parabathyscia Lamilzai et Raffaldii qui sont controversées.
  2. 28 Mars 2026 : découverte à E Sulane d’un rarissime crâne d’escargot bleu, probablement de type oxychilus.
  3. 4 Avril 2026 : découverte à Cast 1 d’une exceptionnelle figure vulvaire pariétale.

Rares en Corse sont les manifestations d’un art pariétal des cavernes.
La Grotta Scrita à Olmeta du Cap, en fait un ancien tafone, comprend 21 figures d’époque différentes, peintes à l’ocre rouge et remontant pour les plus anciennes à 2000 ans avant JC. (cf CR du 3 Janvier 2016).

Les fouilles menées par l’équipe de Michèle Salotti et d’Élisabeth Pereira, dans Cast 1 et Cast 3 au cours des années 90, avec l’aide des Topi, avaient conduit à la découverte de nombreux ossements datés au Carbone14 du Pléistocène moyen (774 100 à 129 000 BP) et supérieur (129 000 à 12900 BP): prolagus Sardus, cynotherium sardous, musaraigne Corse, grand-duc, cerf de Caziot etc… Ce cerf trouvé à -55 m dans Cast 1 n’y était pas arrivé tout seul mais amené par un humain pour y être consommé, d’autant que le puits de sortie foré à l’occasion des fouilles n’existait pas à l’époque. L’hypothèse d’une présence de l’homme bien antérieure à la dame de Bonifacio, (6500 avant JC) s’était imposée. Nommée Homo Ricoveris, cette espèce, contemporaine des Homo sapiens, Néandertalis et Denisovien, était de petite taille, trapue, dotée de bras puissants lui permettant de remonter à mains nues les puits profonds de Cast 1. Un brin courbé de férule commune, collé sur sa tête grâce au latex de la plante, lui permettait de s’éclairer mais expliquerait la disparition précoce de sa chevelure brûlée par adaptation darwinienne. On sait qu’en Corse la férule commune est traditionnellement employée à Pâques pour porter le feu nouveau et des décoctions de férule sont utilisées pour des pratiques magiques. La férule était dans la religion grecque antique l’attribut de Dionysos (Bacchus à Rome) dieu du vin, de la fête, fréquemment associé au bouc et au taureau, animaux caractérisés par leur puissance génésique. Amant d’Aphrodite et père de Priape, son culte était marqué par des fêtes orgiaques. Ces mythes inhérents à l’espèce humaine sont bien sûr éternels et bien antérieurs aux époques romaines et hellénistiques. Les découvertes faites à Castiglione en sont un exemple évident.
L’Homo Ricoveris avait parsemé la salle du veau et de la chèvre de sculptures ithyphalliques.

La commission culturelle de la LISC et surtout JCLM avaient décidé d’orner Cast 1, cavité initiatique, riche de son histoire géologique et scientifique, d’un buste féminin découvert à Cardo. La recherche d’un emplacement dans un recoin peu fréquenté de la cavité nous a permis de découvrir une magnifique figure vulvaire inconnue jusqu’à lors. Nous l’avons surmonté de notre buste créant ainsi une nouvelle œuvre d’art à fort potentiel symbolique, unifiant féminité, passé et présent. Il est proposé de nommer cet emplacement « fissure d’Hélène » dans la topographie de la grotte. Nous vous laissons le plaisir de la découvrir lors d’une prochaine visite de la cavité.

Dans les grottes occupées par des chauvesouris l’accumulation de guano est la cause d’une biocorrosion importante. Le dégagement d’acides phosphoriques et sulfuriques détruit les œuvres pariétales peintes. La faible fréquentation de Cast 1 par les chiroptères laisse espérer la découverte d’autres figures pariétales. Une ré-exploration attentive notamment à la recherche de représentations mammaires est nécessaire.

Le Docteur Gobert, s’appuyant sur la valeur apotropaïque de l’exhibition de la vulve et la puissance attribuée au pudendum muliebre, pensait que « les vulves gravées étaient des sortes de phylactères dirigées contre des forces mauvaises ».

Prenons garde cependant de réécrire le passé dans une perspective genrée. Les théories gynocentriques de la préhistoire partagent un point commun fondamental avec les prémisses androcentriques, c’est qu’elles utilisent toutes deux des paradigmes sexistes pour reconstruire le passé que la commission scientifique de la LISC ne saurait cautionner.

PHP
Commission culturelle de la LISC


1 : Les poètes l’ont si bien dit
2 : Le Cœur supplicié
3 : Capitale de la douleur
4 : Chronique du Spectacle du Monde


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Samedi 4 avril 2026 – Grotta di Bati, Carticasi

Samedi 4 avril 2026
Spéléo, première
Grotta di Bati, Carticasi

Participants
ITP : Mickaël D.
CC : Baptiste et Jean-Marcel V.

Une randonnée au départ du col d’Arcarota sur le secteur de la forêt de San Pietro d’Accia au cœur de la Castagniccia nous a offert une belle découverte.
Avec Mickaël, Baptiste et moi-même nous avons déniché une grotte relativement spacieuse.
Environ 10 m de long et une largeur de 2 à 3 m.
On pouvait y rester à 3.
Une ouverture accessible mais un peu étroite et au sommet un peu de lumière passait.
L’accès pédestre se fait par un chemin en contrebas de Bocca Callerucciu à mi-chemin environ entre la croix et la source sur le sentier qui redescend à Bocca di Merza.
La faille se situe sous les découpes de meules.

JMV – MD

Carticasi-MD-01
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