Archives annuelles : 2025

Samedi 18 octobre 2025. Canyon région Solenzara.

Sortie interclub. Corse Canyon – ITP

Participants ITP : Antoine B., Christophe C., Nicolas M., Antonio E.G.

Ce 18 octobre il fait toujours un temps presque estival. Le temps parfait pour faire du canyon.
Départ à 7h de Bastia pour rejoindre pas loin de Solenzara quelques membres de Corse canyon avec lesquels on va partager notre aventure d’aujourd’hui. Apres le café, on monte dans les voitures et on se dirige vers le départ du canyon tout en sachant que c’est un canyon qui se fait discrètement, avec tout ce que cela signifie par rapport a la gestion des voitures etc.

On commence la marche vers 10h30. Après 1h de marche on arrive au départ du canyon ou l’on fait le piquenique.

On commence le canyon vers 12h avec une très belle cascade. A partir d’ici, le cadre est digne d’admirer, avec un paysage minéral d’une grande beauté. Je voudrais remarquer un relais qui se mérite pour arriver sur un magnifique rappel arrosé avec un bloc coincé. Les cascades se succèdent pendant 4h jusqu’à la fin du canyon. 30 minutes de marche suffissent pour arriver
aux voitures.

On se change et on fait l’inévitable apéro post-canyon avant de retourner aux véhicules avec les dernières lumières du jour puis rentrer à Bastia vers 20h.

Antonio E.G

Dimanche 12 octobre 2025 – Prospection, déséquipement Cast. 1 – Oletta

Dimanche 12 octobre 2025
Spéléo, prospection, déséquipement Cast. 1
Secteur Cast, Oletta

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Arnaud B., Christophe C., Michèle C., Wanda C., Albert D., Adriana D. C., Amal D., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Laureen N., Benoit R., Marie-Pierre R.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : entre 5mn et 3h00

Les topi vont au charbon

Retour sur le massif de Castiglione une semaine après les incendies qui nous avaient obligés à déguerpir précipitamment. Petit détour préalable par le bar de Castiglione. En effet, un comptoir en palette a été installé au rez-de-chaussée de la vieille ferme. L’ambiance étable est conservée avec son sol recouvert de bouses, crottins, guano et autres amuse-gueules.

Evidemment, un spectacle de désolation nous attend en haut, mais à quelque chose malheur est bon. Le feu s’est arrêté mystérieusement au niveau du pylône et a épargné miraculeusement les tables en bois.
La sangle sur laquelle était fixée la corde du puits artificiel a fondu, le tout est tombé en bas du puits, mais la corde ne semble pas avoir souffert du feu.

Benoit, qui a besoin de pratique en vue de son stage de perfectionnement, s’occupera du déséquipement de Cast 1, il redescendra également l’après-midi pour récupérer la cordelette de rappel de la tyrolienne et la poulie double tombées en bas du P9.
Une partie de l’équipe s’emploiera à affiner le démaquisage des alentours du pylône et le reste partira en prospection avec comme principaux objectifs de repointer quelques cavités du secteur brulé, d’en chercher de nouvelles et de vérifier une doline repérée par vue Lidar.

Cast 10, 14 et 12 sont dans un premier temps retrouvées, mais impossible de remettre les pieds dans Cast 15 qui restera introuvable. Il y a bien cette entrée qui y ressemble mais qui s’avère être une nouvelle cavité après vérification. C’est du petit, Wanda arrive à s’y enfiler mais est rapidement bloquée par un rétrécissement.
Suit Serrigio 1, dont l’entrée reste encombrée de branches imbrulées. Amal et Antonio découvriront aux alentours 2 failles de décollement par appel au vide.

Retour aux tables pour se requinquer et c’est vers Cast 2 que se dirigent ensuite les prospecteurs.

D’abord Cast 6 dont les alentours ont brulé mais pas sa doline d’effondrement, c’est un feu fainéant. Visite rapide de la cavité avec une chauve-souris aperçue, peut-être un petit rhino qui s’est vite caché après nous avoir vu.
Cast 17 ensuite, bien dégagé maintenant, puis Cast 2 qui est presque intact, et pour finir Cast 16 qui est maintenant bien visible. Une étrange construction est (re)découverte près de Cast 16. Des pierres plates faisant toit, dont une encore en place, sont posées sur des murs de pierres amoncelées. Environ 2 mètres de long hors tout sur 1 mètre de large et une cinquantaine de centimètres de hauteur intérieure. Avec un peu d’imagination on pourrait prendre cet édifice pour un dolmen, voire une sépulture, ou tout simplement un abri quelconque, la question reste posée.
Entre Cast 2 et 16 Michèle a trouvé une doline, également repérée précédemment par JC avec une vue Lidar.
Un départ est visible dans cette doline d’un diamètre d’environ 10 mètres. Deux autres petits départs  également en périphérie.
Tentative de désobstruction avec plus d’acharnement sur le plus important. De la terre et quelques blocs rocheux sont extraits à l’aide du piochon et … de la casquette de JY, mais il faudra revenir avec des outils plus efficaces, voire percutants.

Plus de 6 km ont été parcourus en moyenne par les carboneros au cours de cette journée. Les prospecteurs sont méconnaissables, l’eau de rinçage sera bien noire !

JCL

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Jeudi 9 octobre 2025 – Prospection, à la recherche des mines des Corbières – Talairan (11)

Jeudi 9 octobre 2025
Spéléo, prospection, à la recherche des mines des Corbières
Plateau de Lacamp, Talairan (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Christian A., Christophe B.
Gente canine : Bosco, Ourane, Patie

TPESurface : cinq heures

Pour rappel, la région de Talairan, située 40 km au sud-ouest de Narbonne est une région minière. On y trouve des poches de minerais riches en fer (45-50 %) à carbonates (sidérose) oxydes et hydroxydes de fer (hématite) avec un peu de manganèse (5 %), au sein d’un massif paléozoïque de calcaires dolomitiques dévoniens. Des extractions ont eu lieu aux époques gallo-romaines et médiévales et une concession de 155 ha a été ouverte en 1832 jusqu’en 1852 avec quelques tentatives de reprises entre 1871 et 1875 puis début du xxe s. Les restes des vestiges miniers sont très éparpillés, ce sont des fosses de taille variable, de quelques mètres à quelques dizaines de mètres semi-circulaires ou allongées, de profondeur généralement de 2 à 5 m. Elles se situent au sein d’une végétation arbustive, chênes verts et buis, extrêmement dense.

En 1997, le BRGM avait été chargé d’inventorier ces restes miniers et de déterminer ceux qui pouvaient présenter un risque pour le public. Ce Plateau de Lacamp situé au sud de Talairan est en effet un site de randonnée, de parcours de VTT géré par le Conseil général de l’Aude. Des travaux de mise hors risque ont été entrepris : obturation des puits et foudroyage des galeries.

Le Conseil général désireux de connaitre l’évolution de ces travaux ainsi que de l’éventuelle apparition de nouveaux risques, avait saisi le CDS 11 – connu pour son expertise en milieu souterrain – pour une évaluation des cavités potentiellement accessibles et leur topographie si cela était possible. La somme allouée est de 3 000 €.

Première sortie sur le terrain le samedi 15 juin 2024, suivie de deux autres auxquelles je n’avais pu participer. Entretemps les techniques de repérages cartographiques se sont améliorées et le Lidar devient performant. L’objectif de la journée est de prospecter la zone la plus au sud de la concession pour inventorier d’éventuels départs de mines oubliés. Le Lidar avait permis de repérer une vingtaine d’aléas de rupture de pente et légère dépression dans une zone boisée assez pentue.

Une heure de route avec le Disco, Bosco sera de la partie, il retrouvera ses copines Ourane et Patie. Sur place vers 10 heures, SMS des copains qui auront une demie heure de retard. Je file au chalet sur le plateau. Un peu d’attente et ils arrivent. Direction la zone sud, quelques kilomètres de piste. Équipement baroudeurs des savanes et c’est parti.

Christophe ayant toutes les coordonnées GPS des aléas Lidar, les directions sont faciles à trouver mais la progression dans cette zone parfois touffue, heureusement sans ronces ni salsepareilles, n’est pas toujours évidente. Beaucoup d’arbustes avec des branchages ramifiés. Première découverte, ce n’est pas une mine mais un replat de quelques mètres de diamètre avec une terre noirâtre. C’est une charbonnière, la zone est connue pour avoir abrité ce type d’exploitation au Moyen Âge. Photos, pointage confirmé. On poursuit notre quête. Au total ce seront 15 charbonnières de repérées, aucune entrée de mine. Le CG va être content, pas de travaux à entreprendre.

Retour aux véhicules pour un spuntinu bien mérité, arrosé cette fois par la Cuvée Alexandra des 40 ans, encore très appréciée. Les conversations vont bon train sur le chaos politique en cours, heureusement on est tous du même bord !

Retour vers le chalet pour une nouvelle zone à prospecter, encore des charbonnières. Puis arrêt au Trou de l’Aigue (eau en occitan), mine connue et mise en sécurité : filets grillagés sur les entrées supérieures et obturation par du béton de la galerie de 75 m acheminant les déblais d’extraction vers la halde.

Arrêt au chalet pour un bilan de la journée, une nouvelle sortie est à prévoir, peut-être la semaine prochaine et on envisage un inventaire biospéléo de quelques mines.

Au retour, arrêt à l’Évent Saint Rome, résurgence des infiltrations d’eau du Plateau de Lacamp. Exploré par le SCM dans les années 2000, entrée supérieure shuntée par un tunnel creusé dans la roche et donnant dans une petite salle. Le cours de l’eau a pu être remonté sur 200 m, avec trois siphons. Les deux premiers franchissables en étiage bas et le dernier toujours en eau. Échec des tentatives de pompage, progression impossible du plongeur du club, au moins 30 m de long avec à peine 30 cm sous plafond. L’explo a été abandonnée. Dommage car à la vue de la tranchée en contrebas du tunnel on devine que les crues doivent être impressionnantes.

Retour au bercail.

JND


Mercredi 8 octobre 2025 – Repérage Cast et tunnel Quilico

Mercredi 8 octobre 2025
Etat des lieux suite feux site de Cast, Oletta
Repérage tunnel de San Quilico, Poggio d’Oletta

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.
Autres : Pierre B., Hugues

Le vélo mène à tout !

Profitant de la traditionnelle balade en vélo du mercredi, un détour est effectué par la route de San Griolo pour avoir un aperçu de l’étendue des dégâts sur le site de Castiglione suite aux incendies du dimanche précédent. Pour rappel nous étions alors en pleine JNSc et donc en initiation spéléo. Les panaches de fumée nous avaient alors fait évacuer prestement le site.

Le pylône et ses alentours sont bien visibles aux jumelles depuis la route. Le feu semble s’être arrêté au niveau du pylône, les oliviers qui entourent les tables sont encore verts, ce qui donne un peu d’espoir pour ces dernières.

Le retour vers Poggio d’Oletta s’effectue par la route de la Cathédrale et le tunnel de San Quilico est recherché pour vérifier son accessibilité. Il est maintenant dans une propriété privée, le portail étant ouvert il a pu quand même être approché. Pour rappel c’est un tunnel de captage d’eau en partie appareillé d’environ 150 mètres de long.

JCL

PS : après vérification ultérieure il s’agit en fait du petit tunnel. Voir comptes-rendus suivants.

Mardi 7 octobre 2025 – TDB de Pujol – Caunes-Minervois (11)

Mardi 7 octobre 2025
Spéléo, désob’
TDB du Pujol, Caunes-Minervois (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

TPST : cinq heures

Jean-Marie est de retour de son séjour sous le soleil grec, voilà revenu le temps des désob’ ! Journée très ensoleillée et sans vent, difficile de résister à enfourcher le vélo pour une balade de 70 km dans le haut-minervois. Je rejoindrai mes compagnons pour le spuntinu de midi.

Sur place vers 13 h 30, aucun bruit (mais le fourgon était là ainsi que des kits au bord du trou donc ils creusent). Descente du premier ressaut et là je les entends remonter. Ils ont poursuivi l’extraction des blocs au fond du tunnel. Bien secs, faciles à dégager de leur gangue de poussière. Extraction facile mais stockage limité.  Sans montre ni téléphone ils n’avaient aucune idée de l’heure mais leurs estomacs leur rappellent la réalité physiologique et ils remontent. Casse-croûte léger avec un excellent petit breuvage corse, la cuvée Aliso-Rossi des 40 ans… Très appréciée.

Retour au turbin, et à trois, les gamates remontent à vive allure. JM sera au front de taille pour extraire les blocs, qui seront repris par André en bas du R3 puis tirés par JN depuis le haut. Mais la place de stockage n’est pas bien grande, un conduit borgne de 2 m et le R3 étroit présente plusieurs becquets qui gênent la remontée. N’empêche, quelques dizaines de gamates plus tard – quand on aime on ne compte plus… – le conduit est rempli à raz bord. Entretemps deux « parlementations » ont permis d’avancer d’un mètre, le courant d’air aspirant s’enfile nettement derrière un nouveau bloc. Le coude est bien dégagé. Seul bémol : JM prends une visée (116°) et si on continue comme ça, à l’horizontale, on ne va pas tarder à sortir sur le flanc de la montagne sous le grand pin ! Hypothèse très plausible car on devine de la terre et des racines au fond du tunnel… On le saura vite !

Pour éliminer la quantité de poussière impressionnante que dégage ce trou, une bonne bière à déguster à Villeneuve. Mais les bars étaient fermés (fin de saison précoce !), on se rabâtera vers l’épicerie qui offrait jusqu’à présent un petit coin snack en terrasse mais elle n’a plus le droit, le patron du bar l’a emmenée au tribunal pour concurrence déloyale. Clochemerle ! On dégustera nos bières sur les marches du monuments aux morts.

JND

Samedi 4 et dimanche 5 octobre 2025 – JNSC spéléo, Cast 1, Oletta

Samedi 4 et dimanche 5 octobre 2025
Spéléo, Initiation JNSC
Cast 1, Oletta

Participants samedi
ITP Catherine B, Jeff B., Antoine B., Christophe C., Jean-Claude D., Dominique D., Adriana D. C., , Amal D., Antonio E. G., Eric G., Jean-Claude L. M., Noël R., Benoit R.,  Alexia S. B., Franck Z.
Initiés : Sandra A., Vanessa B., Julien C., Nicolas C., Sophie C., Quentin D., Clémentine J., Enora M., Frederic O., Robin V.
Invitée : La maman d’Alexia

TPST : 3h30

Participants dimanche
ITP : Catherine B, Jeff B., Antoine B., Michèle C., Christophe C., Jean-Claude D., Dominique D., Adriana D. C., , Amal D., Micka D., Antonio E. G.,  Jean-Claude L. M.,  Benoit R., Antoine R., Franck Z.
Initiés : Benoit D., Santu F., Enrico G.,  Julie L., Laure L., Gaia M., Anne Emmanuel N., Léa R., Nathalie S., Nadège V.,

TPST :  1h00


Samedi

Première journée de ce week-end d’initiation. Le soleil est présent mais voilé par quelques nuages. Ce qui nous permet de ne pas avoir trop chaud.

La totalité des initiés sont présents au lieu de rendez-vous. Une présentation rapide de la journée est réalisée sur le parking. Puis encadrants et initiés se dispatchent dans les 4×4 puis direction le gouffre du pylône. Nos initiés du jour sont enthousiastes. Sur place le matos est installé et Nono, en bon narrateur, explique la découverte de la cavité, le parcours et le matériel utilisé en spéléo.

Pour l’occasion, le porche d’entrée de Cast3 est équipé pour un essai réel du matériel.

Le parcours est classique mais raccourci : la vire de la salle de la chèvre est shuntée. L’entrée 1, le P13 du réseau de la chèvre, la tyrolienne jusqu’au plateau à escargots et pour finir la remontée vers l’entrée 2.

La remontée, parlons en, elle laissera des traces chez certains candidats mais tous sortent de la cavité s’en trop de soucis et heureux d’avoir effectué cette traversée.

Cette belle journée s’achève dans la tradition des Topis par un un banquet sur notre aire de ripailles.

Dimanche

Il y a des sorties comme celle-ci dont on se souviendra un moment.

Ce dimanche, le vent souffle, celui-ci était annoncé sur un bulletin d’alerte météo reçu la veille et devait faiblir en fin de matinée. Rien d’alarmant en soit, on a connu bien pire comme météo.

Mais la journée commence déjà mal : lorsqu’il est écrit que le vent souffle il souffle vraiment, lors de la liaison vers Saint Florent par la route d’Ortale une rafale de vent arrache le hard-top du 4×4 de Franck. Plus de peur que de mal le hard top se retrouve sur la route et n’heurte heureusement personne ni aucun véhicule. Le pauvre hard top est déposé sur le pickup de Jeff et Cathy , aidés  par Christophe qui passait par là également. Franck finira la journée en cabriolet.

Comme la veille, le café est pris au point chaud face au « Leclerc » d’Oletta puis nous regagnons nos initiés, inquiets de ne pas nous voir arriver.

Le trou du pylône

Le programme se poursuit comme la veille. La plupart des encadrants, regagnent leur poste sous terre. Pendant ce temps, Antoine, Antonio, Jean-Claude D, Franck prodiguent la bonne parole autour du porche de Cast3, les initiés sont attentifs. C’est alors qu’Anto  rejoint le groupe et  signale un départ de feu au loin après Cast2 et Cast17, mais la fumée est déjà épaisse. Dumè redescend de Cast 2 dont il a nettoyé et balisé le chemin d’accès. La décision est rapidement prise, nous quittons les lieux.

Antoine descend sous terre pour donner l’alerte et faire remonter tout le monde. La cavité restera équipée. L’évacuation s’organise, nous chargeons le matériel et redescendons.

Tous les 4×4 se regroupent sur le champ où nous en profiterons pour nous restaurer et observer l’évolution de ce triste spectacle. Nous quittons les lieux vers 13h30. La route en direction de Saint Florent est fermée à la circulation.

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Franck

Bilan de ces 2 journées :

  • 20 Initiés. ( dont 10 n’ont pas pu visiter la cavité)
  • 17 Encadrants.

Mercredi 1er octobre 2025 – Trou de la Marmite – Trassanel (11)

Mercredi 1er octobre 2025
Spéléo, fouilles archéozoologique
Trou de la Marmite, Trassanel (11)

Participants
ITP/Spéléo Corbières Minervois/GPS : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : André M.
Spéléo Corbières Minervois : Jean-Michel E.
Autonome : Daniel M.
CNRS : Cédric B.

TPST : cinq heures

Jean-Marie est parti bronzer sous le soleil grec, pas de désob’ à l’horizon ! André me propose cependant de retourner au Pémol, je décline car Daniel recherche de la main d’œuvre pour aller épauler Cédric – un archéozoologue du CNRS – dans ses fouilles au fond du Trou de la Marmite sur Trassanel.

Connue de longue date par les bergers, la cavité avait servi de dépotoir et de charnier entrainant le comblement du puits d’entrée sur plus de 7 m de haut. Après de nombreuses séances de désob’ et de dynamitage, de 1972 à 1983, le fond est atteint à -37 m. Mais la progression est restée exigeante, nombreuses étroitures pour les très petits gabarits de l’époque. Daniel, qui avait participé aux travaux de désob’ de l’époque, est revenu sur son terrain de jeu et ayant pris de l’âge, de la raideur et un peu d’embonpoint, a décidé de mettre la cavité au gabarit « troisième âge avancé » car le fond de la cavité a révélé divers ossements : ours des cavernes, oiseaux, lion, lynx… Ce qui a motivé la venue de Cédric Beauval, chargé de recherche au CNRS.

Récupération d’André au passage et rdv à l’entrée de Trassanel avec les protagonistes de la journée. Dix minutes de piste carrossable, chargement des sacs et c’est parti pour une rando de 1,5 km au milieu de collines de calcaire. Montée tranquille jusqu’à un petit col puis descente en lacets de 100 m au fond d’un ravin et remontée en courbe de niveau. Les copains, tous anciens spéléos avec plus de 40 ans de prospection sur le massif, n’arrêtent pas de me dire « JN, regarde à gauche c’est le Trou X, regarde à droite c’est le trou Y, etc ». Castiglione à côté c’est peanuts, ici il y a plus de deux cent trous dans le coin et de beaux développements !

Arrivée à un replat, la cavité se trouve une trentaine de mètres à droite en contrebas du sentier mais auparavant André me propose d’aller voir l’entrée de la Grotte du Maquis, une soixantainede mètres plus loin. Haut lieu historique car c’est ici qu’en août 1944 que 47 résistants ont été faits prisonniers et fusillés par les allemands. Large porche donnant sur une galerie fossile de 60 m de long avec une autre sortie à son extrémité est. Au-dessus de l’entrée une plaque rappelle le sacrifice des jeunes résistants

Retour à l’entrée de la Marmite. Entrée circulaire de 1,2 m, s’ouvrant au ras du sol, c’est le sommet d’un R7 équipé d’une échelle métallique aux barreaux plutôt instables… Une chatière suivie d’un éboulis déclive amène dans un élargissement de la diaclase orientée nord/sud. Puis série de passages étroits descendants entrecoupés d’un R2,5 équipé de madrier avec barreaux métalliques. Petite salle, disons élargissement de la diaclase, on peut se relever. Cédric et Jean-Michel sont en train de gratouiller la paroi. Du remplissage au milieu duquel trône un élément de crâne d’ours et autres ossements. Notre chantier se situe plus bas.

Une dernière chatière descendante qui se passe comme une fleur mais je pressens déjà que la remontée va être coton…. Vers le nord, un plan incliné conduit au point bas à -37m. À l’opposé, un passage taillé dans un remplissage de graviers se poursuit par une galerie de 10 m surcreusée sur le côté gauche et aboutit sur une cheminée de 14 m remontant à -15 m. But de notre équipe : André évacuera la terre et le sable dans des sacs au point bas pour créer une niche car le plafond est riche en ossements. Daniel alimentera la gamate en sacs que je tirerai depuis le haut et que l’on reprendra ensuite avec Daniel pour les déverser dans la galerie supérieure… Les gamates se sont comptées en plusieurs dizaines…

14 heures, plusieurs estomacs crient famine. Il faut entamer la remontée, et ce qui était prévisible arriva, la dernière chatière franchie à la descente m’oppose une certaine résistance. Pas large, des becquets et peu de prises pour les pieds. Plusieurs tentatives sont nécessaires et enfin ça passe mais sorti de ce verrou je me sens haletant – dyspnéique comme l’on dit -, je cherche mon souffle et le cœur monte dans les tours. Calmos, je vais quand même pas faire un infarct’ ici ! Quelques minutes plus tard tout se calme, crise d’anxiété peut-être ? J’apprendrais plus tard que Daniel a ressenti la même oppression et qu’il y a certainement quelques pourcentages de CO2 au fond du trou. Gêne révélée par les efforts fournis pour passer la chatière !

La suite de la remontée ne sera pas de tout repos mais les étroitures se franchiront assez bien, le dernier R7 sera surtout pénible à cause des barreaux de l’échelle qui glissent… Sortie au soleil. On tire les sacs des copains avec les précieux ossements à l’intérieur et installation du pique-nique.

Bien sûr discussion passionnante sur l’origine de ces ossements, un géologue doit d’ailleurs venir le lendemain pour essayer d’éclaircir le problème. Au détour des échanges j’apprends que Cédric connait bien Mme Mourer-Chauviré, la spécialiste des oiseaux trouvés dans les fouilles de Cast.3. C’est maintenant une dame âgée, en retraite mais toujours passionnée par recherches et qui garde le contact avec les jeunes chercheurs.

Bien rassasiés mais peu abreuvés…, on prend le chemin du retour. Belle remontée de 100 m mais la pente n’est pas trop raide. Les fouilles vont encore se poursuivre jusqu’au 15 octobre, on essaiera de revenir.

https://youtu.be/2B1sTOYHuVw?si=P9oE6DLeA3Wc0uSs

JND

Mardi 30 septembre 2025. Travaux à la Casetta, Ghisoni

Mardi 30 septembre 2025

Autres, bricolage à la casetta, Ghisoni

Participants
ITP : Antoine B., Micka D., Franck Z.

Invités : Jean-Charles B., Odette Z.,

L’envie de séjourner à la Casetta en période hivernale passe par la réfection de la cheminée. En effet l’utilisation de cette dernière enfume inévitablement ses occupants et autres effets personnels. Jusque là, les multiples transformations ont été un échec.  Avant de tout casser, l’ultime solution  a été de créer un cône pyramidale en acier  pour diriger directement les fumées vers le conduit extérieur.

Un  travail d’ingénierie de haute précision a été initié  a l’aide de cartons, adhésifs, autres crayons mal aiguisés. bref  a bisto de nas comme on dit chez moi.

L’acier est découpé, et Micka, quelques jour auparavant, a fait parler ses talents de soudeurs.  La mission de la dernière chance peut débutée.  Franck et Odette sont partis la veille pour préparer le gite. La nuit fut bien fraiche…

Micka, JC et Anto arrivent au parking de la casetta vers 11h00 avec la précieuse pièce soudée.

Première déconvenue : elle ne passe pas la porte d’entrée!! que cela ne tienne, la porte est démontée et avec un peu de persévérance le dôme rentre.

Le dôme est inséré dans l’âtre et lever jusqu’au conduit grâce a une corde depuis le toit.

Le haut du dôme pyramidale forme un triangle ne coïncide pas avec le tube d’évacuation. Mais un essai de feu et fumée est tout de même tenté et  dans ces conditions l’essai n’a pas été concluant.

Nous ressortons le dôme, et commençons à le marteler pour l’ajuster au tube d’évacuation. Nous nous rendons vite compte qu’avec le peu de moyens dont on dispose, c’est peine perdu.

La décision est prise de redescendre chez Micka pour bricoler notre pièce à grand coup de disqueuse, marteau et autre cric. nous quittons Linguizzetta en ayant donné une nouvelle direction au projet et  regagnons nos pénates à la nuit tombée. La suite dans un prochain épisode voir une série d’épisodes.

Franck

 

 

Dimanche 28 septembre 2025 – Cast 1, Oletta

Dimanche 28 septembre 2025
Spéléo, visite, initiation
Cast 1, Oletta

Participants
ITP : Antoine B., Cathy B., Amal D., Laureen N., Benoit R., Franck Z.

Initiée : Noémie R.,

Invité : Rémi-Paul G.,

TPST :  03h00

Mi-juillet  Vincent Q a contacté le club par l’intermédiaire de JCL. C’est un  spéléo qui habitait sur la région d’Ajaccio et qui a muté sur l’ile de la réunion. Un de ses amis, réunionnais, Rémi Paul en visite sur notre île, était désireux de nous rencontrer et partager une sortie spéléo ou canyon lors de son passage. Après quelques échanges via mail puis whatsapp, une date est définie et le site de Cast 1 est choisi par R.P. Bien que celui ci ne pratique quasi que du canyon à la réunion.

Le jour « J », nous nous retrouvons tous au local. Le matos est rapidement préparé et nous en profitons pour présenter le local à RP. Le  petit café est ingurgité  puis nous prenons la  direction du Leclerc de Saint-florent.

Cathy et benoit se lancent dans l’équipement de la cavité en commençant par l’entrée classique et le grand réseau.  Le circuit se poursuit dans la salle de la chèvre, puis la vire.  Lors de notre passage, RP a constaté que la corde installée en fixe a été une nouvelle fois, légèrement, attaquée par un rongeur. Par ailleurs, Benoit nous signale un petit rhyno  dans la salle de la chèvre.  Laureen équipe la MC et le P09 jusqu’à la salle du chien. Benoit, quant à lui, équipe la mc et le puit de la diaclase de droite. La visite complète de la cavité est ainsi réalisée.

Nous ressortons du gouffre vers 13h45. Nos invités du jour profitent de l’hospitalité des Topis et de nos traditionnelles agapes. Le site est laissé équipé en vu des JNS de début octobre. Nous regagnons le local vers 17h00 après cette belle journée d’échanges et de partage

RP semble avoir apprécié la journée, en témoigne son message reçu le soir :

« Encore merci pour la sortie spéléo.

Une belle activité et beau moment avec toute l’équipe très conviviale !

Si l’un de vous vient à la Réunion, faites moi signe on ira faire des canyons ensemble

A+

RP »

Franck

 

 

Samedi 27 septembre 2025 – Canyon Macini

Samedi 27 septembre 2025
Canyon Macini, San-Gavino-di-Fiumorbo

Participants : Adriana D., Antoine B., Antonio E.
TPEC : 1h40

C’est à la fin du mois de Septembre que l’équipe s’est lancée sur le Macini, un canyon que l’on sait souvent sec à cette période de l’année. La journée a démarré classiquement avec la marche d’approche à 10h00. Arrivés sur site à 10h50, nous avons débuté la descente à 11h00. Comme prévu, nous avons trouvé un canyon avec un très faible étiage. L’absence de courant significatif a eu un impact majeur sur la progression, rendant la marche aisée et réduisant considérablement les temps habituellement dédiés à la nage ou aux manœuvres. On a ainsi bouclé l’intégralité du parcours en un temps record, sortant du canyon dès 12h30.

La cascade de cinquante mètres, qui constitue le passage central du Macini, a été le moment fort de la descente. Nous l’avons gérée en deux rappels successifs. Adriana a pris en charge le premier segment avec une corde de 60 mètres. Après le palier, Antonio a assuré la suite, installant la seconde corde de 60 mètres jusqu’au sol. Un petit accroc logistique est cependant survenu lors de la récupération : la seconde corde n’était malheureusement pas assez longue pour être tirée complètement depuis le bas de la chute, nous avons dû accrocher le SAR pour pouvoir la récupérer.

Pour la dernière cascade, grâce au faible étiage du canyon nous avions pu entrer à la grotte qui se cache derrière la cascade et qui normalement est inaccessible. C’était la surprise de la journée !

Malgré cette petite péripétie de corde, le parcours a été intégralement bouclé rapidement, permettant à l’équipe de profiter du temps gagné pour se détendre aux tables de pique-nique voisines pour le déjeuner. Le mot de la fin : Cette sortie sur le Macini « à sec » a été rapide et une bonne occasion de réviser les manœuvres de corde. On retiendra que, pour le rappel fractionné, il faudra prévoir une corde de récupération un peu plus longue que 60 mètres pour être tranquille la prochaine fois !

Adriana D.

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