Archives annuelles : 2025

Dimanche 8 Juin 2025 – Canyon – Altu Verghellu

Dimanche 8 Juin2025
Canyon, descente classique, perfectionnement

Participants
ITP : Cathy B et Laureen B,, Christophe C., Nicolas M., Benoit R., Noël R., Alexia S.B, Vanessa et Louis-Mathis S. Franck et Céline Z.

TPEC : 3h30

Haut Verghellu ou Altu Verghellu — Petit canyon qui me trottait en tête de le faire depuis quelques mois et au plus vite avant que le débit d’eau soit au plus bas. Christophe me pose la question d’un canyon à faire, je n’avais pas trop d’idée au départ, j’hésité entre Bravone, Richiusa et un autre canyon (je ne sais plus le nom). Puis Antoine me previent que Poulpy (Nicolas M.) sera là — et oui anniversaire de Franck et Christophe oblige la veille du canyon –, et qu’il était chaud pour un canyon, je lui propose donc le Haut Verghellu, c’est parfait il ne connait pas le canyon, nous non plus d’ailleurs sauf Franck qu’il a fait il y a quelques années.

C’est sortie canyon est un peu une grosse sortie de groupe au lendemain de l’anniversaire des deux membres du coup, Alexia et Nono on profité pour revenir faire du canyon et se remettre dans le bain après au moins facile 1 an et demi sans canyon et la soeur de Franck, Céline qui s’est jointe à nous car venu exprès du continent pour l’anniv de Franck, on lui a proposé de venir ce qu’elle a accepté.

Départ du local à 8h après avoir récupéré le matériel canyon, combi, cordes et on est parti pour 1h30 de route. Nous arrivons sur le parking au départ du sentier menant au canyon, nous étions en train d’espérer « pourvu pas de guide !!! ça va être chiant sinon » et on voit un van arriver qui se gare au même endroit que nous, sans se douter une seconde qu’il s’agissait une partie des Furets Jaunes de Seyssins (les grenoblois), nous avions pensé à un pro avec ses clients, ouff heureusement non au final.

On s’équipe tous quasi en même temps et sommes parti bien facilement 15min avant les FJS. Sentier propre, bien ensoleillé par endroit, avant d’entamer la descente vers le départ du canyon, nous avons mis 30 min pause incluse.

Nous nous équipons, faisons les photos de groupe et commençons la progression, premier obstacle qui semble être un toboggan mais au vue du niveau d’eau on le descend en rappel, l’amarrage ne semble pas évident à trouver, je lève les yeux par-ci par-là je trouve rien… et Nono au coup d’expert trouve de suite un peu en hauteur, une corde avec un maillon rapide était installé sur un AN.. ok.. Poulpy va équiper et je descends en premier pour voir si ça fait en toboggan ou pas, visiblement pas souhaitable au début, du moins dans les 3/4 de la descente, mais le 1/4 reste oui ! c’est ainsi que tout le monde descends.

Dès que tout le monde aient descendus, il restait plus que Franck et Poulpy et m’ont fait signe de continuer pour équiper l’obstacle suivant. Une C5, au pied il y avait un peu de bouillon mais rien de fou fou, ne sachant pas si ça se saute, on a pris l’option de tous descendre en rappel.

Ce rappel précède une autre plus loin d’une longueur de 8-10mètres, avec la possibilité d’équiper en double soit en RG soit en RD, Franck équipa d’un côté et Poulpy de l’autre, là aussi nous supposons que ça peut se faire en saut mais nous n’avons pas tenté le risque. A ce niveau nous prenons une petite pause avant d’entamer une quinzaine voire une vingtaine de minutes de marche en bloc.

Pendant la pause nous nous demandons ce que faisaient les FJS car nous étions plutôt nombreux et donc les passages des uns et des autres aux obstacles prennent du temps, ils auraient du forcément nous rattraper, sur ce questionnement nous continuons notre progression, quelques désescalades par-ci par-là, et nous arrivons à la fameuse C15 où une tyrolienne est déjà en place. Nous hésitons à descendre en mode tyrolienne, vu que la corde en place nous semblait pas très tendu, nous prenons la décision de descendre en mode rappel guidé, on utilisa la tyro en place et notre propre corde pour réguler la vitesse de descente.

Le rappel est beau dans une belle cascade qui semble faire toboggan au début jusqu’à une cassure qui nous plonge direct dans l’eau, là aussi ne sachant pas la profondeur on descendra tous en rappel guidé et non en mode « Canyon Barraci », tout le monde passe avec brio, juste Céline qui craignait les rappels d’une manière générale mais Nono en bon instructeur montra l’exemple pour rassurer Céline, c’est qu’à la fin où Nono oubliant d’enlever son sac au dos se retrouva tête en bas dans l’eau en quasi fin du guidé !! fou rire garantie.

Nous sentons qu’une partie des membres commençaient à être fatigué, effectivement il est 3h de l’après-midi et nous sommes toujours pas sorti du canyon, les ventres criaient famine, de la marche en bloc de nouveaux et quelques désescalades, nous arrivons au niveau du pont au parking là où nous avons laissés nos véhicules, on se demandaient tous si on voulaient continuer pour faire la dernière verticale de 12 mètres plus bas. Comme on était juste à côté de la sortie, on se lance vers là C12, c’est là que nous entendons quelques coups de sifflet, nous comprenons que Poulpy ressent une très forte douleur au mollet l’empêchant de continuer (peut être une déchirure musculaire ou un claquage), ni une ni deux on rebrousse chemin et nous sortons du canyon niveau du pont.

Nous nous changeons et mangeons vers 16h, toujours aucune vue des FJS mise à part un couple d’allemand un peu naturiste sur les bord que nous avons rencontré en aval (habillé hein ?) et en mode Aden et Eve une fois dans la rivière, plaisir visuel autant pour femmes que pour hommes pas de jaloux 😁 on attendait juste le moment où les FJS allaient tomber sur eux.. que neni, il est 17h nous levons nos fesses et partons chacun chez soit.

Un peu avant d’arriver au local à 18h45, nous recevons un appel des FJS pour la sortie spéléo du lendemain et nous apprenons par la même occasion qu’ils ont fini le canyon à 18h30. Nous saurons plus tard qu’ils se sont trompés lors de la marche d’approche, ça arrive 🙂

Bref, une belle journée canyon mixant à la fois découverte et amusement, Vanessa et Poulpy étaient heureux du canyon du jour, Alexia et Nono aussi, les autres aussi quand même. Et moi content également du canyon et des conditions aquatiques qui étaient parfaites, disons mieux qu’anticipé au regard des fortes chaleurs, une chose est sûre ce canyon est très largement mieux que son voisin plus bas le « Verghellu »

Benoit R.

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Nono et sa belle réception 😁

————————————————————————————————————————————-Céline au rappel guidé

————————————————————————————————————————————-Descente de Franck

————————————————————————————————————————————-Poulpy descendant en dernier

 

Jeudi 5 juin 2025 – Biospéléo, prospection – Grotte Canadolo, Barbaggio – Grotte Canamarie, Furiani

Jeudi 5 juin 2025
Biospéléo, prospection
Grotte Canadolo, Barbaggio
Grotte Canamarie, Furiani

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30

Les « avant-boites » sont bien connues des fêtards, mais moins les avant-réunions.
Donc, avant la traditionnelle réunion topinesque du jeudi soir il est prévu un nouveau prélèvement de la mystérieuse substance présente dans la grotte Canadolo sur le massif calcaire de Canarinco, vu que nous disposons maintenant d’un bon microscope fourni par un généreux donateur de la liste biospéléo nationale. Et même 2 après remise en état de l’éclairage du microscope perso d’Albert.
Le but de ce prélèvement est de vérifier l’hypothèse de ce dernier concernant la présence de Nostoc, cet étrange organisme constitué de cyanobactéries. Organisme très petit et hors de vue des loupes binoculaires disponibles au local. Un vrai microscope à fort grossissement pourrait nous aider pour cette détermination.

Les 3 mousquetaires démarrent du parking, sans le 4ème trop occupé à la relecture des 400 pages de son rapport sur la grotte de Sulzbrunn. Ils passent à côté de l’enclos dont les herbes ont encore poussé, elles atteignent maintenant les épaules. Descente en suivant plus ou moins le bord ouest du plateau incliné. Repérage du départ des voies installées il y a de très nombreuses années au-dessus de la Grotta di i Cudi, à refaire un jour …
La cavité qui nous intéresse ce jour est retrouvée peu après sans problème, les prélèvements sont illico presto effectués.
On pense encore une fois à tenter de dégager cette chatière descendante …

Nous décidons maintenant de rendre une petite visite à la proche cavité découverte en 2012 par notre ex-présidente Marie. Dénommée d’abord grotte Marie, puis grotte Cana, elle recevra pour ce compte-rendu le nom de grotte Canamarie pour rester dans la logique de la précédente 🙂
Là c’est une autre histoire, si la 1ère se situe sur un lapiaz dégagé, il faudra batailler avec le maquis pour pouvoir s’approcher de la 2ème. Le rapport intérêt/effort est vraiment défavorable, elle pourrait même être classée dans les cavités à « oublier » 🙂

Remontée en mode prospection vers la route en zigzagant sur le plateau.

Retour au local, les microscopes sont installés, la substance placée sur les plaques de verre, mais point des formes caractéristiques des chaines de cyanobactéries. L’hypothèse de spores de mousse reste pour l’instant la plus vraisemblable, mais la question reste posée.
Suite au(x) prochain(s) épisode(s) …

JCL


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Jeudi 29 mai 2025 – Ruisseau du Macini – San Gavinu di Fiumorbu

Jeudi 29 mai 2025
Canyon, descente classique, perfectionnement

Participants
ITP : Christophe C., Benoit R.

TPEC : 4h

En ce jeudi de l’ascension, Benoît propose un canyon.
Seul Christophe sera disponible.
N’ayant jamais effectué une sortie que tous les deux, Benoît propose le Macini qu’il a fait déjà plusieurs fois et que Christophe ne connaît pas.

Une gestion des cordes la veille, et quelques sangles plus tard, Benoît dépose son 4×4 chez Christophe qui l’attend et départ en direction du Sud.

Le coutumier café à Migliachiaru est dégusté avant de reprendre la route vers le Macini.

C’est ainsi que nous arrivons sur l’aire de stationnement à 10H15.
Sentier tranquille et propre, la marche d’approche se fait sans difficulté.
Montés un tout petit peu trop haut nous redescendons pour prendre la sente qui mène au départ du canyon.
C’est très glissant, nous décidons de nous équiper assez rapidement pour passer dans l’eau et être plus légers. Il est 11H30.

Nous voici déjà sur la C20 qu’équipe Christophe.
On progresse et désescaladons pour arriver rapidement sur la C50.
Christophe pose une main courante jusqu’au relais et équipe la première partie.
Nous nous sommes entendus sur le fait de travailler la technique si bien que Benoît descend, petit gestion du frottement et équipe à son tour le relais intermédiaire une vingtaine de mètres plus bas.

Christophe le rejoint et rappelle sa corde depuis le relais, Le relais est un petit peu encombré avec les sacs, les cordes, les longes, le SAR, mais tout a été pensé, la corde du haut qui passe dans le relais pour éviter de vriller et le nœud patate !
Bref, Christophe poursuit sa descente avec son sac sur le dos.
Benoît range tout tranquillement et commence sa descente jusqu’à ce que, 5m avant de toucher l’eau, il ressent une tension sur le sac attaché sur son baudrier : la corde de rappel est trop courte.

La seconde corde sera attachée par Christophe sur le brin où se trouve Benoît qui le remontera pour faire un raboutage.
Vu d’en bas, ça parait plutôt long pour rabouter la corde de rappel.
Finalement Benoît finit sa descente et se rend compte qu’il a laissé son basic sur la corde de descente.
On a dit techniques, Christophe s’équipe de ses poulie, microtrax, basic et pédale et remonte chercher le basic orphelin, conversion et descente, histoire de voir ce qui a été retenu du SFP1.

Nous poursuivons. Un groupe de personnes se trouve au niveau de la C15 que nous désescaladons, Sauts, tobogans gentils plus tard nous voici à la C17 que Christophe équipe en amarrage naturel.
Nous arrivons à la C6 qui, selon Benoît, peut être fait en tobogan…  « Anto le fait ! »
Nous nous dégonflons un petit peu tout les deux et Christophe met un rappel pour ralentir le tobogan.

La C4 est sautée, puis la C6 est descendue en opposition. Christophe n’est pas à l’aise avec le siphon juste en dessous… puis ira visiter sous le rocher pour prendre des photos d’art à la Léa.

Benoît équipe la C30 avec l’amarrage en RD sur la roche. De peur de manquer de corde de rappel, un raboutage est fait. Cette fois-ci, il descend le premier avec un sac qui se vide.
Christophe descend à l’issue avec la corde de rappel et le raboutage dans le sac, le tout tenu séparé à gauche par sa longe longue. UN petit peu galère pour tout décroiser, tout séparer et descendre sereinement. Le relais intermédiaire non topographié ne sera aperçu qu’au cours de la descente.
Au final, il y aurait bien eu assez de corde puisque nous étions pratiquement au milieu.
La corde est rappelée depuis le petit promontoire.

Nous arrivons à la voiture à 15h15.
Le temps de tout ranger, nous changer, nous descendons un petit peu plus bas manger sur les tables de pique-nique.
Route retour, récup du 4×4, et Benoît arrivera à l’heure au local pour le traditionnel RDV du jeudi.

C’était vraiment très intéressant et instructif de n’être que deux, même si des erreurs ont été commises, aucune ne mettant en danger l’un ou l’autre.

A reproduire !!

Christophe C.

— Commentaire Benoit —

Tout a été dit, sortie vraiment à la cool sans précipitation pour profiter du canyon et faire un peu de pratique, effectivement, j’ai été surpris par la deuxième section à la C50, où je pensais vraiment que la corde de 60mètres allait suffire pour éviter de rabouter, du coup, question la corde fait bien 60mètres ? où la seconde section ne fait pas 30 mètres ? 😂 en plus tout a été réglé à la perfection sans assistance (corde à ras de l’eau) fallait une surprise 🙂

L’usage du basic me permettait de remonter un peu pour défaire le nœud du fond de sac, de nerf je le laisse sur la corde de descente sans réaliser sur le coup que… ça pouvait se coincer un moment (heureusement que j’ai percuté très rapidement avant de débuter à rappeler la corde). C’est après coup sur le chemin du retour que je me suis dit que j’aurais mieux fait de mettre mon basic sur la corde de rappel où j’aurai eu très certainement une meilleure efficacité pour détendre le nœud du fond de sac.

Et c’est sur ce point également qu’à la C30 j’ai décidé de rabouter de suite pour n’avoir aucune surprise, mais l’autre erreur a été de partir avec mon sac quasi vide de corde alors que c’était mieux de partir avec le sac Christophe contenant tout le reste. Idem après coup, je n’ai pas compris pourquoi j’ai fait ça…

Bref bref des petites erreurs ultra instructif et qui rejoignent souvent ce que les cadres nous disent :

Pratiquez sans nous au moins vous pouvez voir de suite vos erreurs et apprendre plus efficacement de vos erreurs

Egalement, à noter ma chaussure canyon qui a décidé de presque rendre les armes au début du canyon, c’est marrant de faire un canyon avec une semelle quasi-volante dans les 3/4 du canyon.

Benoit R.

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Jeudi 29 Mai 2025 – La Saga du local – Bastia

Jeudi 29 mai 2025
Local, entretien classique, Porte et WC

Participants
ITP : Eric G., Jean-Claude L.

TPAL : 4h30

Après les incidents ayant frappé la porte et les toilettes du club, une intervention s’imposait. Un commando composé de Jean-Claude et Eric s’est donc dropé ce jeudi  à Montesoro. Les risques de l’opération restant réduits, mieux valait voir dans la faiblesse de l’équipe un effet du pont de l’Ascension qu’une hésitation devant la tache à accomplir.

Ce ne fut toutefois pas de tout repos.

Coté sanitaire, la reconnaissance sur zone amène très rapidement à tout remplacer, la rusticité de l’équipement ne s’accommodant avec la sophistication du système pourtant remplacé récemment. Coté serrure c’est autre chose mais il apparait aussi que la sophistication ne s’accommode pas toujours avec les pratiques pouvant être rudes des Topis, le barillet présente un angle de déformation peu compatible avec un usage sans accros d’une serrure.

Démontage, réglage cela semble être à nouveau fonctionnel. Il faut s’occuper de la suite. Dés le retour de chez Leroy-Merlin la porte du local nous suggérait qu’elle n’allait pas se laisser faire : pour le coup ce n’étaient pas que les WC qui étaient fermés de l’intérieur mais le local. Jean-Claude se retrousse les manches et muni d’un tournevis, actionne la poignée après avoir démonté le cadre de la boite aux lettres. Ouf !

Le reste de l’opération chasse ne fut qu’une formalité, les surconsommations d’eau ne seront plus qu’à chercher dans la dilution des boissons anisées.

Reste alors à chercher coté porte les raisons du blocage du pêne demi-tour, après analyse minutieuse, une hypothèse semble être celle d’une déformation de la porte, chaleur, forçage ?, les hypothèses restent ouvertes. Masse, disqueuse, foret, différentes techniques ont permis une insertion plus délicate de la porte, cela semble fonctionner au premier essai, au second c’est moins sûr. Cette fois-ci le pêne reste bloqué dans la serrure, la porte ne se ferme plus. Il faut attaquer la dépose du mécanisme pour déterminer l’origine de la panne, sinon la corriger. Quelques minutes plus tard la serrure apparemment fonctionnelle est en place pour le test de calibrage. Cette fois ci c’est le barillet qui n’actionne plus le pêne demi-tour, il tourne dans le vide. En remettant le barillet d’origine cela fonctionne. Il faut cette fois démonter entièrement la serrure pour espérer comprendre. Il semble que le barillet Yale, plus fin, accroche à peine le mécanisme. Avant de partir temporairement pour une autre mission Eric suggère une délicate frappe sur le linguet, c’est la méthode que choisira Jean-Claude, puisqu’à son retour la serrure est fonctionnelle, juste à calibrer.

Journée bricolage globalement fructueuse, même s’il faut envisager le changement de la serrure pour la tranquillité des Topi ainsi que, soyons franc, un dispositif de protection de la serrure connectée, peu de chance qu’elle échappe à d’autres coups. Contrairement à ce qu’on pourrait penser il y a peut-être des bourrins au club.

Eric

Samedi 24 mai 2025 – Ruisseau de la Petra Leccia – Castirla

Samedi 24 mai 2025
Canyon, descente classique, perfectionnement

Participants
ITP :Adriana D., Antonio E. G.,  Benoit R., Franck Z., 

TPEC : 2h30

Pendant qu’une partie des topis sont en expédition sur Olmi Capella, un petit groupe profite de cette belle journée pour poursuivre l’entrainement d’Antonio dans le cadre de sa future et proche formation d »initiateur canyon ».

Benoit récupère Adriana ainsi qu’ Antonio à la carbonite, ce dernier vient d’obtenir son certificat d’aptitude 50 m nage libre. Ils me rejoignent  au Pn 4 vers 09h45. Direction le pont de Castirla et environ 1 km après se situe une auberge et une maison de couleur rose a cet  hauteur, il faut prendre à gauche un chemin partiellement goudronné jusqu’au terminus. Notre curiosité est attirée par le tunnel technique d’EDF, fermé par une grille cadenacée, l’envie est grande de tenter de passer derrière par des trous d’évacuations mais d’autres projets nous attendent. Nous rencontrons un promeneur et son chien. Questionné sur ce tunnel, selon ses dires il nous répond que le tunnel irait jusqu’à Calaguccia….

Il est un peu plus de onze heures, nous décidons de grignoter un morceau avant d’emprunter le sentier.  il débute à droite de la grille et grimpe jusqu’au ruisseau en 30 minutes au pied de d’une C14.  Il s’agit en fait d’un toboggan, Antonio installe la corde a mi hauteur  et Franck se lance en premier. ça passe nickel, l’arrivée est surprenante :  l’eau est glacé.

Une C14,C13,C14 suivi dune marche de 35 min s’enchainent puis une C6, C8, C26 fractionnée en deux deux pour arriver au fameux toboggan final de 15 mètres, Antonio passe en premier et ne s’éclate pas en bas contre le rocher, ça passe. Puis Franck, Adriana. D’en bas nous motivons benoit qui hésite, il finit par craquer et se lance a son tour dans ce tob bien sympathique. Seul Antonio refera le toboggan.

Nous remontons droit par une sente située au dessus du tob, en suivant plus ou moins les cairns. Ca grimpe raide, mais nous rejoignons rapidement  le chemin d’approche. Au final il nous faudra une petite demi heure pour atteindre le véhicule. Joli petit canyon avec vasques, sauts et toboggan. La progression s’effectue sans difficulté. Mais Il y a juste assez d’eau pour qu’il soit ludique.

Franck

 

Samedi 24 mai 2025 – Aven de Rega – Olmi Cappella

Samedi 24 mai 2025
Spéléo, explo, topo, entomo, chiro
Aven de Rega – Olmi Cappella

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-pierre F, Eric G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Louis-Mathis et Vanessa S.
Ex-topi : Jean R.
Initié : Ange C.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h30

Mémorable, qualificatif qui restera certainement pour résumer cette sortie. Une vraie expédition, au sens propre du terme. Un jeu de piste avec quelques indications de notre vénérable Jean qui tenait à s’approcher encore une fois de SON trou.

Trou qu’il avait découvert après des indications de bergers dans un bar d’Olmi Cappella. Il avait pu y descendre en 2011 avec Albert, depuis c’était un peu une arlésienne du club, on en parlait, on en parlait, mais on repoussait toujours à plus tard la visite.
Faut dire que la description de l’accès n’avait rien d’engageant. C’est déjà à 1h30 de route de Bastia, en grande partie sinueuse, puis 6 km de piste de montagne théoriquement fermée, et pour finir 1h30 de marche d’approche dans le maquis sans chemin bien marqué.
Même la promesse d’un beau puits de 17 mètres n’arrivait pas à déclencher l’action.
Mais il a suffi d’une période de disette où on ne fait que les fonds de tiroirs et les galeries de mines pour réveiller les ardeurs exploratrices, d’autant que Jean avait promis qu’une bestiole extraordinaire nous attendait dans cet antre…

Malgré quelques nouveaux reports une date est enfin fixée, ce samedi 24 mai. La météo est encore clémente, les journées sont déjà bien longues (on verra que ce sera utile) et pis à un moment donné faut y aller 🙂
L’équipe d’aventuriers sera composée de vétérans bien tassés, mais aussi de jeunes puisque Louis-Mathis et Ange permettront d’abaisser la moyenne d’âge. Baisse toute relative puisqu’elle sera quand même de 59 ans !
A propos d’Ange, c’est un jeune pompier qui est passé au local le jeudi précédent, intéressé par la spéléo et qui n’a pas été refroidi par la description de la sortie et les probabilités qu’elle soit épique et peut-être piquante. En plus il est originaire d’Olmi Cappella, on ne pouvait donc pas refuser à un enfant du pays de faire sa première initiation spéléo au paese !

Le rendez-vous à 8h00 au rond-point n°4 a été respecté, le rendez-vous à 8h45 à Ponte Leccia a été respecté, le rendez-vous à 10h00 au pont de Melaja a été respecté, les planètes sont alignées !
Bon, pas si alignées que ça, le Duster de Jean arrive au bout de la piste en faisant un drôle de bruit, le pneu arrière droit s’est en effet fendu la poire, le flanc est ouvert en plusieurs endroits.
Heureusement, le Duster est équipé d’une vraie roue de secours et pas d’une galette ou d’une bombe anti-crevaison. Changement de la roue pendant que Ange tente de trouver le meilleur endroit pour entamer la marche d’approche. En effet, le maquis a bien poussé depuis 2011 et les souvenirs de Jean se sont un peu estompés. Heureusement, des photos prises à l’époque nous ont aidé à repérer déjà l’objectif, et à se décider pour un point de départ.

Le maquis est malgré tout relativement bas et il a été globalement tolérant avec nous. Nous avons plus ou moins suivi des sentes d’animaux.
Les jeunes étaient plutôt devant et ouvraient la marche, les anciens plutôt derrière 🙂 . Gros boulot d’Ange qui a même joué de la machette pour les passages les plus fermés.

La marche d’approche fut très longue pour notre vétéran, mais il y est arrivé, du haut de ses 85 ans, chapeau !
Pendant ce temps, si la dernière photo a permis de repérer le secteur final où se situe la cavité, il fallait quand même la trouver dans le contrebas de cette montagne.
Une consigne de Jean revient en mémoire : « En bas du puits vous dégagerez les aiguilles de pin pour remplir le sac de terre ». Un seul pin dans le secteur dépasse de la ligne de crête, JC descend côté droit, Ange côté gauche et bingo, il trouve l’entrée ! C’est donc mieux par la gauche 😀 .

Début de l’équipement après un rapide pique-nique.
Belle entrée de 1,5 m de large et 6 m de haut, suivie rapidement par un resserrement d’où part le puits. Une broche dans une fissure basse puis un spit en mauvais état en paroi droite sont en place, c’est l’équipement de la visite de 2011. Jean et Albert étaient descendus à l’échelle et il n’est pas adapté pour une descente sur corde.

Une C10 est nouée autour du pin, un 1er trou est foré en paroi de gauche pour une première Pulse qui servira de fin de main courante et début de la descente, c’est de l’explo … Une C28 prend le relai, une autre Pulse est posée en tête de puits, une dernière pour un fractio, le reste est direct jusqu’en bas en rasant une paroi d’une planéité surprenante. Il reste environ 3 mètres de corde à la C28.
Arrivée au milieu d’une galerie. Côté Est elle continue sur une dizaine de mètres avec une fracture étroite de quelques mètres à droite avant la fin. Côté ouest, un plan incliné descend vers une lucarne, puis la galerie remonte vers une trémie craignos.

Cinq grands rhinos aperçus dans la cavité.

Seuls Jean, JY et Michèle ne feront pas la visite, ils commenceront la descente vers les véhicules.

Eric se charge de déséquiper, il est déjà 19h lorsque nous attaquons à notre tour la descente, aidée par l’enregistrement de la trace à l’aller. Une seule heure a suffi contre 2 pour la montée.

Il fait encore jour lorsque tout le monde se regroupe autour des voitures, il fait nuit lorsque nous rejoignons la route et la « civilisation ».
La durée totale montée, recherche, pique-nique, équipement, visite et descente a été de 8h42, réparties approximativement en :

  • Montée : 2 à 3h30
  • Recherche : 1h00
  • Pique-nique : 1h00
  • Equipement : 1h00
  • Visite : 2h30
  • Descente : 1 à 2h00

Retour tardif en région bastiaise après une journée … mémorable.

JCL

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Dimanche 18 Mai 2025 – Canyon A Viula – Olcani

Dimanche 18 Mai 2025
Canyon la Viula, Olcani

Participants
ITP :  Christophe C., Adriana D., Antonio E. G., Laureen N., Benoit R., 

TPEC : 2h30

Maintenant qu’une grande partie des membres du club reviennent de leur camp en Sardaigne, on va pouvoir reprendre les choses sérieuses. Jeudi on se posait la question : « On fais quoi ce week-end ? », bien que Samedi l’entrainement SSF était prévu depuis un moment, on voulait faire quelque chose Dimanche histoire d’avoir le week-end bien occupé. Surtout que Christophe est de retour parmi nous en canyon suite à sa blessure et qui est dispo

On discute avec Antonio à propos du canyon qu’on veut faire, on hésita entre « la Viula » et « Bravone », n’étant pas très chaud de faire 2-3h de route pour « la Bravone » surtout qu’on est pas certain du débit, on a plus opté pour la Viula qui est à peine à 1h de route de Bastia, d’autant plus qu’on la déjà fait après une semaine de pluie l’an dernier, là, nous nous sommes dit : « bon le débit devrait être calme »

On fait le tour des habitués canyon pour savoir leur disponibilité, malheureusement, Antoine et Franck ne seront pas dispo. Adriana et Laureen répondent présentes.

Ainsi, au lendemain de la journée SSF avec nos petits yeux fatigués nous partons à 9h du local direction Olcani, nous prendrons la voiture d’Antonio et sera donc le chauffeur. Nous arrivons au niveau du pont vers 10h à l’arrivée du canyon pour se changer et faire la marche d’approche. Concernant ce point, nous décidons d’emprunter la piste toute tracée que nous n’avons pas osé prendre, l’an dernier nous avons mis plus 1h20 pour arriver au départ du canyon à se faufiler entre le maquis, la piste que nous avons suivi nous permet de gagner un temps non négligeable, nous sommes arrivés au départ du canyon en 40min, au passage nous croisons le berger avec ses machines, ses chiens et son troupeau de vache, toujours aussi sympa d’ailleurs.

Nous arrivons au départ du canyon à 11h et commençons le canyon à 11h15 à peu près. Le canyon débute par de la marche en bloc pendant 30min avant d’arriver aux deux rappels encaissés. Nous avons l’impression qu’il y a autant d’eau que l’an dernier, mais nos souvenirs sont vagues, bref peu importe Antonio équipe le premier rappel et je descends en premier, c’était bien arrosé mais pas percutant ça passe tranquille !! un peu glissant par contre, s’en suit de Christophe, Laureen et Adriana qui passent tous brillamment ce passage, largage des sac en téléphérique et Antonio descendra en dernier.

Après quelques minutes de marche s’en suit du second encaissement, et il y avait moins d’eau que l’an dernier, Christophe équipe, Antonio descendra en premier en se moquant un peu de ma technique de descente en opposition pour éviter l’actif, je me devais donc de rétablir mon honneur ! en descendant en deuxième et sans opposition, vu le débit… ça passe large, mais c’est sans compter à la petit Laureen qui sournoisement a fait bouchon avec les deux kits en haut de la cascade, au moment d’arriver à la vasque piège elle libéra le débit et s’en suit d’une déferlante similaire au débit de l’an dernier, le kiff total !! et Antonio qui voulait encore une que je passe dessous lui et me gêna le passage au niveau de l’étroiture !! (je ne sais pas ce qu’il a à vouloir que je passe souvent en dessous de lui 😂), ensuite, Laureen et Adriana passerons tranquillement cet encaissement et Christophe nous rejoindra pour la suite du canyon.

Je file avec Antonio pour la suite tandis que les autres enkite la corde. On placera une corde sur un AN pour l’espèce de plan incliné (la C8) et Antonio la C22 qui au regard du débit ne donne aucune difficulté d’ailleurs il trouvera un mousqueton oublié.

Nous arrivons donc au final, la C50 inclinée, Antonio et Christophe l’équipe et on enchaine, le départ se fait un peu lourd avec le poids de la corde, la prochaine fois je m’écoute et me mettrais en descente rapide.

Mais sans accroc la aussi que tout le monde descendra cette cascade et avons fini le canyon en 2h30 environ, nous partons donc pour 40min-1h de marche en bloc.

Arrivé au pont on se change et déjeunons. Nous arrivons au local vers 17h où nous avons mis les cordes à sécher et ranger l’équipement 🙂

Suite au prochain canyon

Benoit R.

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Samedi 17 mai 2025 – Entrainement spéléo secours – Falaise de Tozza

Samedi 17 mai 2025
Entrainement spéléo secours
Falaise de Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Cathy B., Antoine B., Christophe C., Wanda C., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude D. B., Adriana D. C., Antonio E. G., Eric G., Jean-Claude L. M., Francis M., Laureen N., Noël R., Benoit R., Alexia S. B., Franck Z.
Observatrice : Chantal N.

Durée équipement : 2h30
Durée exercice : 3h00

Et voilà, de nouveau une feuille blanche à noircir devant les yeux.
Quels mots écrire pour ce compte-rendu d’entrainement aux techniques de spéléo-secours ? Pourquoi pas des mots bleus tiens, ça rime avec nœuds 🙂
Faute de volonté je prends donc une casquette de CTDSA qui trainait par là et j’ose cette prose bleutée.

Assez de balivernes, pourquoi cette journée d’entrainement ?

  1. : Pour éviter de rejouer le « barnum » de 2023 où le manque de pratique avait été évident.
  2. : Pour satisfaire le besoin évident lui aussi de la nouvelle génération qui a une grande faim de techniques et qui est très motivée.
  3. : Pour respecter un programme d’entrainement plusieurs fois réclamé ces dernières années. A savoir au minimum une journée « mur », une journée « falaise », un exercice en cavité pour finir l’année.
    Et si on peut un vrai barnum avec tous les accessoires matériels et humains 🙂 

On peut considérer que le premier point a été réalisé le jour de l’AG LISC. Pas en mur certes, mais en arbres 🙂 . Nous avions pu jouer aux contrepoids, avec un petit plus, la translation.

Pour aujourd’hui ce sera portage et hissage qui sont, c’est bien connu, les 2 mamelles du secours spéléo. C’est pas moi qui l’a dit mais Sully, une référence historique quand même !

Premier atelier : portage depuis la deuxième plateforme de la voie des Oliviers jusqu’en bas de celle d’Initiation. Par sécurité un petit plan incliné a été géré par la pose d’un frein de charge.
Points à améliorer :

  • On doit d’abord décider qui fait quoi. Qui porte et qui commande la manœuvre.
  • On doit se synchroniser lors du relevage et lors de la repose de la civière.
  • On doit faire attention à l’endroit où on la pose et éviter d’éventuels blocs saillants.

En résumé, on doit s’entrainer à tour de rôle à occuper les différents postes d’un portage de civière.

Deuxième atelier : un contrepoids pour monter la civière du bas de la voie d’Initiation jusqu’à la première plateforme de la voie des Oliviers.

Vue de la victime ce fut laborieux. Une des raisons est que le contrepoids n’était pas en poids, ce qui est forcément gênant pour un contrepoids 🙂
La civière a donc été montée en partie à la force des bras, jusqu’à ce que le contrepoids se pende dans le vide.
Il faut également penser à l’accompagnement de la civière et la guider afin de rendre la progression la moins inconfortable possible pour la victime. Il ne faut oublier qu’elle est peut-être blessée, qu’elle souffre, qu’elle a éventuellement les bras verrouillés et qu’en principe elle ne peut pas « aider ».

Troisième atelier : reprise en charge de la civière depuis le haut de l’atelier précédent jusqu’à la tyrolienne.
Celle-ci était environ un mètre sous le répartiteur de charge du contrepoids. Un peu plus de marge aurait facilité la reprise mais celle-ci s’est bien déroulée. En raccourcissant le répartiteur du contrepoids on aurait pu gagner 30 à 40 centimètres et ainsi facilité la reprise.

Quatrième atelier : une tyrolienne entre le haut de la voie des Oliviers et un petit escarpement dans le maquis.
Il a fallu au préalable démaquiser le point d’arrivée et retrouver les spits ! Ceux-ci avaient été posés par Dumè et JCL lors du dernier entrainement avec tyro en … 2017 ! Heureusement les vieux neurones ne sont pas trop fatigués et les spits ont été retrouvés. Il y en a 6 puisque 2 tyros sont possibles.

Là-aussi ça a merdé. La tyro n’était pas assez tendue et la civière s’est retrouvée coincée dans l’arbre le plus grand. Heureusement le blessé avait les bras libres, il a pu casser 2 ou 3 branches et une traction vigoureuse avec la corde de reprise de charge a permis de libérer la civière.
Moralité : avoir les bonnes poulies pour tendre la tyro et privilégier plutôt des bras virils 🙂 

Cinquième atelier : balancier pour remonter la civière par la même tyro.
Une remise en tension de celle-ci et un élagage de l’arbre a permis cette fois-ci de franchir l’obstacle et d’arriver en haut de la voie des Oliviers sans problème.

Sixième atelier : reprise de charge sur palan.
C’était peut-être l’atelier le plus délicat et le plus physique puisqu’il faut faire franchir le bord de la falaise à la civière. Des équipiers longés sur la main courante posée à cet effet ont facilité ce passage.
Le palan prévu au départ a été remplacé par un JAG. Dommage, le but des exercices est justement d’utiliser le matériel standard préconisé par le SSF afin d’assurer une interopérabilité des sauveteurs spéléo.

En conclusion un entrainement réussi qui a permis de se (re)mettre dans le bain par la mise en pratique de plusieurs techniques et surtout de passer une agréable journée. Surtout pour moi qui n’a pas fait grand-chose 🙂 

Et mot de la fin : on en redemande …

JCL


Quelques impressions

La « victime »

Satisfaction globale de l’exercice avec une durée équipement + secours de moins de 6h00, sachant qu’il y a eu une « pause » d’environ une demi-heure entre l’aller et le retour sur tyro pour élaguer l’arbre accrocheur.
Il n’y a pas eu de situation critique.

La victime est presque littéralement dans une coquille qui l’isole de ce qui se passe autour de lui. Les principales informations sont auditives et physiques, d’où l’importance de ce qui se dit autour et de la façon dont elle est trimbalée.

Concernant le portage, bien faire attention à soulever simultanément la civière et uniquement lorsque tous les sauveteurs sont prêts. Répartir les porteurs en vis-à-vis par taille. La civière a été 2 ou 3 fois en situation de gite important 🙂

Avant de poser la civière à terre il est important de vérifier qu’il n’y ait pas de cailloux trop saillants.

Il est bien de demander de temps en temps au blessé s’il veut boire ou manger quelque chose, sauf contre-indications médicales bien sûr, fait lors du portage initial.

Hormis le cas particulier de l’arbre, le seul endroit où la sensation que ça « merdait » a été ressentie c’est dans le 1er atelier contrepoids, impression sonore et physique d’un hissage laborieux au palan. Si l’atelier est décidé en mode contrepoids, il faut qu’il y ait un contrepoids.

Penser aussi à l’accompagnement de la civière dans les sections verticales afin que le blessé ne se retrouve pas plaqué face contre paroi, les bras libres ont été utiles.

Concernant la tyrolienne, on a mal anticipé la flèche (c’est moi) et on aurait dû la faire tendre par des équipiers plutôt virils 🙂 , ce qui aurait limité la flèche.

Un peu frustré quand même du fait qu’on n’a pas utilisé le matériel standard partout. Il est important de penser à l’interopérabilité des sauveteurs du SSF.

Nous sommes sur la bonne voie, à refaire plus régulièrement.

JCL


Le CTDS

En tant que CTDS on est garants de la compétence des Equipes SSF, il faudrait plutôt parler de capacité opérationnelle. Dès lors qu’on inscrit quelqu’un sur une liste spéléo secours c’est une marque de confiance vis à vis de la personne : on doit être sûrs qu’elle va « assurer » et on se porte garant de sa compétence vis à vis du préfet qui nous a nommés en tant que CT.

Ce qu’on a fait samedi nous démontre qu’on a bien cette capacité opérationnelle et que, en cas de vrai secours, on sera à même de gérer une évacuation et de « sortir la victime ».

Bien évidemment il y a encore du boulot pour perfectionner les techniques (répartiteur un peu long sur la tyro, fluidité des transferts, coordination de l’équipe, qui dirige la manœuvre ?) mais qui peut prétendre à la perfection ?

Et puis beaucoup débutent dans le secours et les ateliers de samedi n’ont pas été parmi les plus simples : tyro dans le maquis, contrepoids 1 avec reprise de charge sur contrepoids 2, reprise de charge sur palan depuis 1 tyro, on a abordé beaucoup de choses et il faut digérer tout ça, refaire aussi, c’est par la pratique qu’on acquiert les réflexes, mais il faut aussi se méfier des réflexes : trop de confiance conduit parfois à l’erreur, il faut rester attentifs.

Autre point : adopter des techniques standard, le but étant qu’on puisse travailler ensemble avec des équipes d’autres départements structurés (cas d’un secours important ou on devrait faire appel à des renforts du continent).

Prochaine étape pourquoi pas Cast 2 avec une sortie de puits d’entrée par contrepoids sur tyro et translation horizontale jusqu’au bord du puits et reprise sur palan, plus évacuation dans le nouveau réseau.

Francis


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Vendredi 16 mai 2025 – Equipement – Grotte de Limousis — Limousis(11)

Vendredi 16 mai 2025
Spéléo, équipe SSF 11
Grotte de Limousis, Limousis

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.
CDS/SSF 11

Mise en place d’une tyrolienne de 170 m au-dessus de la grotte de Limousis en prévision de l’animation des 200 ans de la grotte (1825-2025) prévue le 23 août prochain.

JND

Mardi 13 mai 2025 – Trou de Pujol — Caunes – Minervois(11)

Mardi 13 mai 2025
Spéléo, désob’
Trou de Pujol (toujours sans nom) — Caunes – Minervois(11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

TPST : sept heures

ça sent le roussi

Un peu lassés du Pémol et attirés par la nouveauté, retour à ce trou de Pujol de Bosc qui laisse espérer une belle suite. L’accès est également plus facile qu’au Pémol – une descente, certes un peu raide, d’une dizaine de minutes dans le bartas et une belle cabane pour le spuntinu et les grillades.

Retrouvailles sur place à 9 h 30, le temps est beau. Sur place il faut se rendre à l’évidence, fini la désob’ facile. On ne va pas tarder à rentrer dans du dur.

Toute la matinée a été consacrée à remonter des blocs de la dernière fois et aussi pas mal de blocs en place. Roche bizarre, assez dure, mais qui se fragmente en débris farineux grisâtres. Un peu avant midi André creuse la voûte, en calcaire bien dur, elle.

Pause bien méritée. Jean-Marie apprécie l’influence civilisatrice venue de Corse, les collations se sont bien améliorées. En plus le trou est près d’une cabane avec table et bancs !

Ce moment est bien utile avant de rejoindre notre conduit qui devient de plus en plus dur à remonter. Les passages répétés ont rendu les prises glissantes, surtout qu’aux points stratégiques il n’y a pas de prises… Nos pieds fouettent le vide comme un battant de cloche, seuls les mouvements des épaules permettent l’extraction vers la sortie. Il faudra impérativement rajouter quelques appuis métalliques.

Un conduit descendant dit « de Stoche », au fond à droite un diverticule horizontal à l’entrée très étroite. Le courant d’air (très faible aujourd’hui ? malgré la chaleur extérieure ?) file par là à l’horizontale. Au fond de ce petit tube, entre paroi et blocs, un vide de 1 m 50 de profondeur. Un mètre plus bas, pas de courant d’air. Mais notre désob nous amène sur un gros bloc qui nous sépare du point bas décrit précédemment. Le but est de détruire le bloc sans déstabiliser son collègue au-dessus à droite… La destruction du bloc permet la jonction avec le point bas du diverticule. Du coup le courant d’air passe maintenant par cette voie élargie.

Il reste maintenant à vider ces cailloux. À les stocker dans le diverticule en fermant le plafond par des piquets de vigne.

Pourquoi le roussi ? Devant l’air vient d’un petit passage entre voûte et blocs mais là les cailloux en question ne sont plus tenus par la calcite. Ce sera une nouvelle fois un jeu de roulette minervoise sous une trémie foireuse…

À suivre

JND/JMB