Dimanche 14 décembre 2025 – Canyon Macini

Dimanche 14 décembre 2025
Canyon Macini, San-Gavino-di-Fiumorbo

Participants :
– ITP : Antoine B., Christophe C, Adriana d., Antonio E., Benoît R.
– Corse Canyon : 9 participants

TPEC : 2h30

Réveil tôt au lendemain de l’AG des TOPI, pour un canyon de Noël organisé par Corse Canyon, et pour lequel nous sommes conviés.
C’est ainsi que Benoît et Anto se retrouvent au local à 7H30 pour prendre quelques corde.

Le RDV est donné pour 9h au café à Prunelli avec tout le monde.
Adriana et Antonio partent de leur côté, et Christophe est récupéré sur la route.
Nous avions hâte de fêter un joyeux anniversaire à Pulpi ce jour-là qui, hélas, aura d’autres obligations.
C’est ainsi que nous nous retrouvons à 14 pour ce canyon relativement peu chargé en eau.

Installation et préparation sur le parking, nous commençons la marche d’approche vers 11H sous un magnifique ciel bleu.
La température extérieure est fraiche 7°C.

Nous commençons le canyon vers 12H, emmitouflés de quelques « couches » et le déguisement de Père (Mère) Noël, de circonstance.
Entre le masque du Grinch à Benoît, et la désormais habituelle perruque verte à Anto, ce ne sont pas moins de 14 guys rouges qui dévalent ce canyon.

L’organisation des relais permet de descendre plutôt rapidement le nombre important de bonnets rouges que nous sommes.
Pas trop d’eau, peu de courant et des poses photos, nous bouclons le canyon en environ 2H30.
Bien sur, nous avons gagné du temps en zappant l’entrée dans la grotte de la dernière cascade.

C’est ainsi qu’une fois changés et réchauffés, nous nous retrouvons autour du « Barbecue communal » pour y apprécier un pur moment de convivialité inter-club, hélas perturbé par l’adjointe au maire qui nous reprochera de faire un feu en plein hivers dans « leur vrai BBQ » réservé aux administrés ; qu’importe, les Corse Canyon ont déjà amadoué les chasseurs de Figatelli et autres magrets.

Le nuages ont repris leurs places et la nuit arrive, il est temps de nous séparer.
N’ayant pas utilisé nos cordes ITP, ce sera bien la première fois que nous rentrons avec des cordes sèches….

Lundi 8 décembre 2025 – Mines de fer du Plateau de Lacamp – Talairan (11)

Lundi 8 décembre 2025
Spéléo, sortie CDS 11 entomologique et géologique
Plateau de Lacamp, Talairan (11

Participants:
Spéléo Corbières Minervois / GPS / ITP : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Dominique B.
Spéléo Club de l’Aude : Alary F.
MJC Narbonne (Section Spéléo): François P.

TPS : trois heures

Poursuite de l’inventaire des lieux pour le Conseil Départemental. François et Alary ont déjà passé deux jours à chasser les bestioles avec une assez bonne récolte, ainsi que Thomas. Il restait quelques zones à prospecter, l’Évent de Saint-Rome, pour la pêche au Niphargus et la grande galerie de F9. Dominique sera de la partie pour mieux comprendre certaines formations géologiques.

Retrouvailles au parking pour 10 heures, équipement et direction Saint-Rome en contrebas. Sympathique cavité pénétrable sur quelques dizaines de mètres. François est devant pour repérer les Niphargus et derrière on scrute les parois. La récolte est assez pauvre, arachnides, isopode, quelques photos – pas évident dans cet espace assez restreint, il faut apprendre à maitriser la macro…

Une grosse heure plus tard, direction le Chalet. Il est presque midi, certains estomacs crient famine. Le temps est superbe, on s’installe au soleil sur les tables remises à neuf. Charcuterie, fromage, cubi de rouge, François est bien équipé dans son fourgon.

13 heures, c’est parti pour F9. Accès facile, à peine 5 mn à pied depuis la piste. L’étroiture d’entrée se passe facilement – à condition d’enlever la banane du matos entomo… – et on file dans la grande galerie, la grande salle d’extraction ayant été visitée et est très pauvre en bestioles. Chacun s’attelle à observer avec minutie les moindres fissures car c’est là qu’en général la vie se cache. Souvent en connexion avec l’extérieur ces fissures amènent les nutriments nécessaires à la survie des troglobies et des troglophiles.

Mais la récolte est pauvre, traditionnelles Meta, un grand rhino endormi, des escargots sûrement issus de l’extérieur et quelques araignées en fond de galerie, probablement une Palliduphantes margaritae. Dominique expertise les bancs rosés de substance molle comme de l’argile contenant de la pyrite. Au fond la galerie est obturée par un bouchon de béton laissant passer un important courant d’air à son sommet légèrement ouvert, l’extérieur ne doit pas être loin.

14 h 30 passées nous voilà dehors. Mission accomplie, de quoi étoffer le rapport du CDS11.

JND

Samedi 6 et dimanche 7 décembre 2025 – JNSC spéléo, initiation Cast 1, Oletta

Participants samedi
ITP : Cathy B., Jeff B., Antoine B., Michèle C., Dominique D., Adriana D. C., Henri-Pierre F., Antonio E. G., Eric G., Jean-Claude L. M., Pierre L., Nicolas M., Benoit R., Franck Z.
Initiés : Manon A-C., Santu F., Nathan G.,  Julie L.,  Gaia M., Pierre P., Nathalie S.

TPST : 2h00

Participants dimanche
ITP : Cathy B, Jeff B., Antoine B., Arnaud B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D.,, Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-pierre F., Jean-Claude L. M., Pierre L., Nicolas M., Laureen N., Noël R., Benoit R., Antoine R., Alexia S.B., Franck Z.
ITP initié : Quentin D.
Initiés : Claire D., Micka F., Dumé F., Steven R., Robin S.

TPST :  1h30


Samedi : JNS

Suite à l’incendie sur la plaine d’Oletta, lors des JNS d’octobre, nous avions quitté le site précipitamment, laissant les initiés sur leur faim. Nous avions à cœur de réorganiser une journée avec eux. Quelques un ont répondu présent. La météo est clémente avec nous : le ciel est dégagé et le soleil brille.

Une présentation rapide de la journée est réalisée sur le parking. Puis encadrants et initiés se dispatchent dans les 4×4  pour prendre la piste qui mène au gouffre du pylône. Nos initiés du jour sont enthousiastes. Sur place le matos est installé. Franck et Pierre présentent le matériel puis équipent, avec l’aide de Cathy, nos impétrants. Quand aux autres, ils équipent la cavité.

Pour l’occasion, le porche d’entrée de Cast3 est équipé pour un essai réel du matériel. Pierre, Pulpy et Franck se chargent de présenter l’installation, l’utilisation du descendeur, et des bloqueurs.

Le parcours est classique mais raccourci : la vire de la salle de la chèvre est shuntée. L’entrée 1, le P13 du réseau de la chèvre, la tyrolienne jusqu’au plateau à escargots et pour finir la remontée vers l’entrée 2.

La remontée, parlons-en, elle laissera des traces chez certaines candidates. Julie, au bout de sa vie, se fera assister, voir tracter, pour la remontée du P8 par Jean-Claude  puis par Franck et Anto pour le P7.  Julie gardera tout de même son sourire et sa bonne humeur jusqu’à la sortie. Tous semblent heureux d’avoir effectué cette traversée. Pendant ce temps là, Dumé est partie faire de la désob quelque part sur le massif. Mais il sera à l’heure pour l’apéro et l’allumage du barbecue.

Cette belle journée s’achève dans la tradition des Topis par un un banquet sur notre aire de ripailles.

 

Dimanche : Initiation

Nous profitons de la cavité équipée pour faire découvrir la spéléo aux amis ce dimanche. La météo est également bonne ce jour.

Comme la veille, le café est pris au point chaud face au « Leclerc » d’Oletta puis nous regagnons nos initiés, vers 9h00.

Arrivé au pied du pylône, Franck présente le déroulement de la journée, le parcours. Puis Nono, en bon narrateur, explique le matériel utilisé en spéléo.

Anto B., Pierre et  Franck prodiguent la bonne parole autour du porche de Cast 3, les initiés sont attentifs.

Le parcours reste identique à la veille.

Concernant la remonté tous sortent de la cavité sans trop de soucis cette fois-ci. La cavité est déséquipée dans la foulée.

Par ailleurs J.C.L a mis en place trois A.F (amarrage foré) à hauteur du petit plan incliné en haut du P8, permettant à l’encadrant d’installer une corde et se longer afin de ne pas gêner la progression de l’initié. La nouvelle tête de puits permet dorénavant d’installer une corde  pour porter assistance lors de la  remontée d’un initié par exemple. Un autre AF a été percé dans ce puits pour installer une déviation.

De même suite, un A.F a été percé dans la salle du veau afin de créer un départ de main courante.

Le nombre conséquent de topis présent ce jour a permis de créer un autre groupe, constitué de JCD, Albert et Arnaud, qui le temps de l’initiation ont effectué de la désob. Au programme : purge du plafond de l’entrée de Cast 22 qui était instable et agrandissement de l’entrée.

Après un bon repas méridien et de longues palabres, nous regagnons le local vers 17h00 pour ranger le matos d’initiation ainsi que celui utilisé vendredi pour la JIBV.

Bilan de ces 2 journées :

  • 12 Initiés.
  • 23 Topis.

Impression d’une initiée :

Message écrit par Julie à Alexia :

« Coucou Alexia, comment te dire …c’était …super dur! J’ai fini hissé jusqu’au sommet par un gars en haut qui me tirait, z’ont sorti le matos d’extraction exprès pour moi😅.Vas y pousse qui disaient mais moi suis pas très costaud des jambes, bref une galère. La journée a été somme toute très agréable, c’est joli a l’intérieur…. »

Franck

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Vendredi 05 Décembre 2025 – Journée Internationales du Bénévolat et du Volontariat – Complexe sportif de Borgo

Vendredi 05 décembre 2025
Autre, atelier secours
Complexe sportif de BORGO.

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Christophe C., Jean-Claude D., Albert D., Henri-Pierre F.,  Jean-Claude L. M., Pierre L., Noël R., Antoine R., Alexia S. B., Franck Z.

Cette première journée organisée par La DRJSCS – DRAJES ( Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, devenue Délégation régionale académique à la Jeunesse, à l’Engagement et aux Sports ) et du Comité territorial « sport pour tous », avait pour but de faire connaitre l’association auprès de nombreux scolaires, présenter des animations et créer des liens entre associations.  La DRJSCS – DRAJES, fait partie des organismes au même titre que la CAB, qui subventionnent notre association. Il paraissait nécessaire de répondre présent à leur demande de participation. Outre le club, le SSF 2B était mis a l’honneur. Un atelier spéléo secours a été mise en œuvre  au mur d’escalade.

Dés 09h00, l’atelier a été installé et un  »stand » I topi pinnuti placé sur les coursives. Malheureusement, très peu de personnes ont été intéressées par notre association. l’animation s’est transformée, du coup, en entrainements spéléo secours pour certain(e)s

 

Tout est démonté vers 15h00. La journée a été ponctuée par des divers conférences et  se termine (tard) par une remise médaille. Trois topis ont été décorés dans le cadre du SSF2B et l’engagement auprès du club. Dommage que la fête eu été entachée par le présentateur qui a mangé les fiches de présentation de JCD et Alexia…

On a tout de même bu un coup pour clôturer la JIBV.

Franck

Mardi 2 décembre 2025 — Trou de la Barre / Grotte des Cordonniers — Trassanel (11)

Mardi 2 décembre 2025
Spéléo, désob’, visite
Trou de la Barre / Grotte des Cordonniers, Trassanel (11)

Participants
ITP / SCM / GPS : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.
Autonome : Daniel M.
Gente canine : Bosco

TPST : une heure

Tiens si on revenait aux fondamentaux, la désob ! Lors des fouilles archéozoologiques au Trou de la Marmite, Cédric le scientifique avait suggéré que le crâne de lion trouvé au fond de la cavité et daté de plus de 50 000 ans y était arrivé par une autre voie que la simple gravité. Or une cavité située à quelques centaines de mètres en amont du sentier et située plus bas, au même niveau que le fond de la Marmite, pourrait être cette porte d’entrée. Le dénommé Trou de la Barre – situé à flanc de vallon, au pied d’une petite barre rocheuse – se présente comme un porche d’environ 6 m de diamètre, quasiment comblé par de la terre quand notre ami Daniel avait commencé à le creuser.

Gros travail de terrassement pour obtenir une galerie terreuse de 5-6 m se terminant dans une petite salle dont le fond est entièrement obturé par une coulée de calcite. Aucun courant d’air ! Un boyau étroit de 1 m part en partie supérieure mais pas d’air. Les tentatives de microfracturation ayant produit peu de résultat, il a fait appel à Jean-Marie et André pour des moyens plus costauds.

Une heure de route puis une sympathique balade de 20 mn qui emprunte le sentier d’accès à la Marmite puis on oblique en contrebas sur le versant gauche du ruisseau de Matte Arnaude. Bosco est heureux de gambader dans la montagne. Pour ma part j’ai récupéré de mes fracas de samedi dernier.

Les copains sont en plein boulot, malheureusement les moyens costauds ne seront pas plus efficaces malgré la puissance de la détonation qui a dû réveiller tous les habitants de Trassanel ! On creuse quand même au niveau du boyau mais quelques gamates de terre plus tard, JM baisse les bras. Peu d’espoir. Daniel y croit toujours et va rester attaquer le bas de la coulée au marteau-burineur…

Il est midi trente, notre trio casse la croûte puis décide d’aller visiter la Grotte des Cordonniers, qu’ils ne connaissent pas, et qui se situe juste en face de l’autre côté du vallon. Mais pour cela il faut descendre dans le lit à sec du ruisseau de Matte Arnaude puis remonter dans le bartas. Heureusement c’est un bartas assez clairsemé mais la progression n’est pas si simple car le terrain est constitué de dalles un peu glissantes et de pierriers calcaires qui roulent sous les chaussures.

Nous trouvons finalement la grotte, belle entrée de 4×4 m au pied d’une avancée rocheuse et entourée d’un bosquet de chênes-verts. L’entrée ogivale se resserre rapidement mais ça passe, seconde étroiture c’est bon mais un petit rhino est au milieu du plafond, ainsi que de belles Meta. Troisième rétrécissement, pas plus étroit mais avec un becquet sur lequel bute mon « large » thorax. Aucune envie de galérer je rebrousse chemin. D’autant plus que Bosco qui voulait me suivre a dû être attaché et qu’il aboie et gémit… Il y a bien un autre passage pour une autre partie de la grotte mais le repos au soleil avec le chien cela a du bon.

Les copains ressortent de la première galerie, qui a peu d’intérêt, pour aller se balader dans la seconde partie. Plus intéressante avec de belles coulées mais leur progression s’arrêtera assez vite, il faut au moins une ceinture et des longes pour passer une vire exposée et puis c’est un peu labyrinthique. En les attendant j’ai découvert sur le net une vidéo de la visite de la cavité par le SCA, j’en ai vu plus qu’eux ! L’e-spéléo est en marche.
https://www.youtube.com/watch?v=iDZPMCuqffo

Pour le retour on décide de grimper directement sur la crête, ce qui devrait nous amener au col mais ce fut quand même un peu ardu, pentu avec dalles et pierriers.

Retour facile ensuite aux voitures en 10 mn, il est 15 h 30.

JND

Samedi 29 novembre 2025 — Ultimate Kondalé 2025 / L’Affluent Sonore et « Opération Survie » pour JN — Cabrespine (11)

Samedi 29 novembre 2025
Spéléo, visite, première
Ultimate Kondalé 2025 / L’Affluent Sonore et « Opération Survie » pour JN, Cabrespine (11)

Participants
ITP / SCM / GPS : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.
Interclub pour la descente au Kondalé, 4 clubs, 7 participants

 TPST : neuf heures

Projet de la sortie : établir une jonction ARVA entre le Kondalé, cavité qui se trouve à l’aplomb de la rivière de Cabrespine qui doit passer quelques dizaines de mètres plus bas. Jean-Marie m’avait emmené visiter le Kondalé le 5 mai 2018, il se terminait à l’époque à la côte -190 m. Depuis les désobstructions avaient été poursuivies mais ils butaient dans un puits borgne, sans courant d’air apparent.

D’après le report topo le réseau du Kondalé est à 55 mètres au sud de la rivière et quelques dizaines de mètres au-dessus. Ci-dessus, le Kondalé est le petit gribouillis au milieu en haut, à gauche de la piste. Plus précisément entre l’éboulis sud des Fistuleuses et l’Affluent des Canots. Plus précisément vers l’Affluent Sonore. Jean-Marie, qui connait plutôt bien la cavité et avait déjà eu l’occasion de tenter des désobs dans cette zone, ne connait pas cet Affluent Sonore.

Pour moi cette zone m’est apparemment inconnue, bien que relisant mes aventures de 1995, ce fut notre terminus lors de notre visite le 29 octobre avec Francis M. et Bernard B. À l’époque nous avions mis sept heures pour l’aller et retour, c’était il y a 30 ans !

Lors de ma dernière visite de Cabrespine en 2024 – le Réseau Capdeville, situé bien en amont de la zone prévue (après la Galerie des Gours) – j’étais sorti un peu fracassé après six heures de crapahutage. Là le but était d’aller bien plus loin, à gauche hors de la carte ci-dessus, après la Salle des Dômes. Point que Jean-Marie et André atteignaient en marchant à bonne vitesse, en environ trois heures.

Heureusement Jean-Marie a chopé la crève à Spélimages et comme c’est pas la grande forme (il avait d’ailleurs une furieuse envie de rester au lit le matin), son dernier SMS prévoyait une sortie très tranquille. Pour ma part je sortais également de la même crève et j’ai eu les mêmes hésitations à y aller.

Regroupement à Villeneuve avec l’équipe du Kondalé, café et viennoiseries et direction pour notre trio vers le Gouffre de Cabrespine. Philippe, le directeur et membre du club, nous ouvre les portes à 9 heures. 9 h 30 entrée dans le gouffre, désert pas encore de touristes ! Descente de l’échafaudage puis de l’éboulis, toujours bien glissant. Arrivé au niveau de la rivière, au bout d’une heure, je sens que ce n’est vraiment pas la grande forme, jambes un peu molles, instabilité sur les blocs… Mais les copains sont déjà devant à préparer le canoé pour traverser la partie aquatique de la rivière. Et une fois au débarcadère, pas question de faire demi-tour !

Donc nous voilà partis. Progression rivière RAS mais les montées et descente des talus d’argile sont un peu cassantes, quant aux traversées de trémie c’est la galère. Mes copains sont aux petits soins. Mais le temps passe, on dépasse la Salle des Gours, puis la montée vers Capdeville et nous voilà à l’arrivée du réseau de Matte Arnaude qui permet de faire une traversée depuis le plateau. Ensuite c’est la Salle des Dômes. Trois heures que nous sommes partis, question : « Combien reste-t-il de temps pour l’Affluent Sonore ? » ; réponse : « Environ une heure avec la traversée chiante des éboulis de schistes qui sont une patinoire ».

Le calcul est vite fait, aller et retour cela ferait au moins deux heures de crapahut. Le retour risque d’être extrêmement galère sans parler du risque de glissades, etc. La décision est prise : pas question de faire demi-tour, seul c’est trop paumatoire et risqué, sans compter le lac à traverser, je vais les attendre ! En fait on s’est arrêté juste avant les Dômes au niveau d’une alcôve sèche, au sol argileux qui servait de bivouac pour les grandes explos. Et il reste encore deux karrimat°, et suprême luxe, Jean-Marie sort de son kit un poncho, une petite – toute petite – bougie et un briquet. J’ai des provisions, de l’eau, des sous-vêtements épais, mais humides -, je devrais tenir. Combien de temps, au minimum deux heures d’après les copains. Il est 12 h 20.

Pour s’occuper petite poussée jusqu’aux Dômes pour quelques photos. Puis installation, assis sous le poncho, bougie entre les jambes, on sent bien la chaleur. Mais rapidement la position assise devient inconfortable et la petite bougie n’apporte plus beaucoup de calories. Casse-croûte, mais quand le froid s’installe on manque d’appétit. Deuxième heure, allongé sur le karrimat dans l’alcôve, pour essayer de dormir mais impossible avec le froid et l’humidité (le poncho ça condense !). Il faut se lever pour aller pisser et là ce sont les crampes ! Quelques pas sont possibles et retour au karrimat. Toujours pas de sommeil et une certaine inquiétude pour ce qui concerne le retour, il y en aura au moins pour trois heures. Ça gamberge !

Faut pas trop regarder l’heure mais on approche les trois heures, pas question de bouger, position fœtale pour s’économiser. Il y a bien longtemps que la bougie n’est plus qu’un minuscule point rouge mais cela rassure. Déjà trois heures qu’ils sont partis, un vague murmure dans le lointain, qui se répète puis un appel distinct, ILS ARRIVENT ! Il est 15 h 30, debout le brave, rassemblement des affaires et devant mes tremblements les copains me frottent vigoureusement le dos, la chaleur revient.

On ne s’attarde pas, c’est parti pour le chemin du retour qui finalement paraitra moins long que l’aller – deux heures trente ! Mais la remontée de l’éboulis et de l’échafaudage sera quand même très pénible, tachycardie, jambes molles, je m’arrête à de multiples reprises. On retrouve Philippe qui nous avait attendu avant de fermer la grotte – heureusement ! Il est 18 h 30.

La soirée se terminera à la base spéléo de Trassanel avec une bonne saucisse grillée arrosée de multiples vins, en compagnie de l’équipe du Kondalé. Mais quand même assez vite rentré pour une douche chaude exquise !

Bonne expérience dans la vie d’un spéléo, on a tous l’habitude de rester un certain temps à attendre, soit en haut ou bas de puits ou autre motif mais seul dans le noir pendant trois heures c’est une première. Raisonnablement il n’y avait pas d’inquiétude à avoir, pas d’accident, les copains allaient revenir, seulement un peu d’anxiété pour le retour. Mais en cas d’accident ou de blocage par crue, cela doit être long mais on n’est rarement seul dans ces cas-là.

JND

Un résumé de l’explo de JM et André :

« Nous filons vers notre affluent. Nous arrivons bien à la galerie et attaquons nos provisions. Où est la suite ? Juste à côté il y a bien un passage étroit descendant. Le grondement de la rivière est net. Ça ne m’inspire rien puisqu’on va descendre vers la flotte alors qu’on est là pour monter. Passés les premiers mètres étroits, les parois s’écartent et nous débouchons deux fois sur des regards noyés. Le coin est vraiment pas mal. Le troisième est le bon : le couloir descend vers la Clamoux que nous traversons pour atteindre un couloir rive gauche. Une barrière concrétionnée coupe le couloir. Un ruisselet la descend. Derrière le couloir s’élargit, on file vers le sud mais un petit lac nous arrête : eau turquoise, sable… Le rêve.  Plus d’une dizaine de mètres, je vois bien qu’on n’a pas pied. Je ne suis pas sûr qu’André s’en aperçoive aussi… Il se lance, décidé. Le sol descend et ce qui devait arriver… Il termine sa traversé d’un magnifique papillon crawlé.

https://youtu.be/K-mfzuROKsE

Bref il arrive sur l’autre berge et le couloir continue. Et merde, il va falloir que j’y aille, avec baudard, kit, perfo…. Le couloir monte de plus en plus. Après un petit col nous mettons notre corde pour redescendre une petite faille. Encore quelques mètres et un deuxième ressaut m’arrête (nous n’avions qu’une corde). Plus loin une belle salle se distingue à peine. Retour au col : deux couloirs inclinés partent vers le plafond, boueux mais pénétrables. Pas sans équiper et nous n’avons pas le temps. À l’extrémité du premier, des coulées de boue descendent du plafond. La fin du second est invisible : trou noir. Ça vaudra vraiment le coup d’y revenir une fois au moins. Le Kondalé est très peu ventilé. Donc il existe un bouchon assez hermétique. Peut-être celui-là ?
Retour avec l’épreuve de natation synchronisée… Arrivés à notre galerie initiale, nouvelle collation et mon ARVA capte brièvement un signal victime : 35 m puis 60 puis plus rien… On n’est vraiment pas loin. Il faudra revenir d’autant que l’éboulis au-dessus est inexploré et que de nombreux passages sont évidents.
Marche rapide. Nous rejoignons Jean-Noël. Sa bougie s’est éteinte. Il tremble de tous ses muscles et le claquement des dents résonne sous les voûtes (j’exagère à peine). André le bouchonne énergiquement et nous repartons. »

JMB

Post-conclusion : une certaine frustration de s’être arrêté quand j’ai lu le compte rendu des copains mais la décision a été la bonne. Depuis qu’on patauge dans le Retex on voit bien qu’il faut savoir raison garder. Il y a un moment où la tête dit « On y va » et le corps dit « Stop ! ». Cela peut arriver à tout âge mais je crois que j’ai atteint le point de bascule, savoir renoncer !

JND

 

Samedi 29 novembre 2025 – T.U.C inventaire matériel – Local ITP à BASTIA

Participants
ITP : Cathy B, Jeff B., Antoine B.,Christophe C., Jean-Claude D., Dominique D., Adriana D. C.,  Antonio E. G., Henri-Pierre F., Pierre L., Laureen N., Alexia S.B., Noël R., Benoit R., Franck Z.

  L’inventaire a commencé à 08h45 et fini à 21h00

Lors de l’inventaire matériels spéléo et canyon,  il a été catalogué 1679 pièces pour 430 références.

    Un Grand merci aux 15 Topis qui ont donné un peu de leur temps pour réaliser cet inventaire.

Franck

 

Samedi 22 Novembre : Travaux Utilité Collective au Local

Participants : Christophe C., Antoine B., Benoit R., Adriana D.C., Laureen N., Antonio E.G.

On découvre ce matin au réveil Bastia sous la neige. On se donne RDV au local a 8h30 pour une
journée nettoyage, rangement et préparation de l’inventaire de la semaine qui suis.
Seulement 6 adhérents répondent a l’appelle.

On fait des équipes pour travailler plus efficacement :
Antho et Christophe s’occupent du nouveau tableau pour le matériel Canyon.
Laureen s’occupe du ménage : Salle de bain, sol, cuisine au complet, serpillère, aspirateur…. La
totale.

Antonio et Adriana s’occupent du rangement
Benoit commence à répertorier le matériel du club sur l’application Verkore.

Nous avons même sorti un rat qui logé sous le frigo depuis de temps incertains. On a failli la
mettre au musée mais finalement on l’a envoyé à L’INRAP

Nous avons aussi trouvé et gonflé une embarcation que nous avons trouvé dans un coin du
local et qui doit dater a peu près de la même ère que notre petit rongeur préhistorique.

Départ à 18h30 juste après d’un dernier coup de serpillère passé par Laureen.

Antonio E.G

Vendredi 21 Novembre 2025 – Travaux Casetta – Ghisoni.

Participants : Adriana D.C., Antoine B., Micka D., Christophe C., Antonio E.G.

La Casetta est un endroit plein de charme. Plus on y va plus on veut y aller. L’été ne suffit pas, on veut aussi y aller l’hiver. Pouvoir explorer chaque coin de la grotte la plus profonde de cette île. Essayer de l’élargir si possible. Trouver des champignons et des châtaignes quand c’est la saison, voir les feuilles jaunir puis tomber… mais surtout partager des beaux moments et des expériences.

Tout cela nous motive encore une fois à nous lever de bonne heure, pour aller dans cet endroit idyllique, certes, mais aussi éloigné afin d’essayer de trouver une solution au fameux problème de la cheminée ; un insert cette fois ci.

Ce n’est peut-être pas la solution idéale. Ce n’était certainement pas la première option, cependant il semble atténuer le problème au moins de façon provisoire (il reste encore à essayer sur une nuit).

On espère que, en attendant une autre solution, tout l’effort, le temps et le soin qu’on a mis pour essayer de régler cette problématique, puisse nous permettre de continuer à créer des beaux souvenirs.

Sinon :
Départ 7h de Bastia pour rejoindre Micka puis monter avec son 4×4 et celui de Christophe a Ghisoni.
Arrivé au parking aux alentours de 11h puis nettoyage du parking y compris une grosse branche de châtaigner qui était tombé.

Transport et nettoyage de l’insert et dégagement de l’emplacement prévu puis installation.

Allumage réussi sans fumée.
Vers 14h on mange des pâtes et un gâteau courtoisie de Mme Casale

Départ a 16h30 puis arrivés à Bastia vers 20h. Sous les grêlons d’ailleurs.

Samedi 15 novembre 2025 – Exercice secours Cast 1 – Oletta

Samedi 15 novembre 2025
Spéléo, exercice secours
Cast. 1, Oletta

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Arnaud B., Christophe C., Albert D., Dominique D., Amal D., Eric G., Jean-Claude L. M., Pierre L., Nicolas M., Laureen N., Noël R., Benoit R., Vanessa S., Alexia S. B., Franck Z.

TPST : 6h00
Évacuation victime : 1h08

Sommaire


Introduction
Pour les équipes spéléo-secours le mois de novembre est habituellement un moment fort de l’année. Le programme annuel est généralement composé de 3 temps forts, un entrainement en falaise au printemps, suivi par un exercice souterrain quelques semaines plus tard,  et enfin le grand barnum automnal. Ce dernier voit également l’implication des pompiers, de l’ADRASEC et des autres forces constituées si besoin.

Pour cette année 2025 nous avons effectué 2 entrainements à l’air libre, un le matin de l’AG LISC et un autre en falaise au mois de mai. Le barnum est oublié et c’est finalement un exercice souterrain qui le remplacera.

Grande mobilisation des topi puisque 17 membres se sont impliqués dans cet exercice et se retrouvent sur site. Ce dernier devait se dérouler dans Cast 2 mais les chauves-souris en ont décidé autrement puisqu’elles sont obligées de prolonger leur activité, travailler plus pour gagner plus ... De toutes façons elles ne feront comme d’habitude qu’une seule portée cette année, mais dame Nature a décidé de rentabiliser ses investissements.

C’est donc finalement Cast 1 qui sera le cadre de nos exploits de secouristes.

Un parcours inédit est défini, un malheureux spéléo fait une chute de 8 mètres dans le puits Nala, et par chance ne souffre que d’une fracture à la cheville. Un point chaud sera installé in situ en haut du plateau à Escargots. Portage descendant jusqu’à la base du P9, tyrolienne jusqu’en haut du P8 de la chute, reprise en contrepoids dans le puits artificiel, puis reprise de charge extérieure. L’étroitesse du puits artificiel oblige d’innover et de tester l’usage de 2 contrepoids successifs, 1 au-dessus dans un premier temps, puis un 2ème qui reprend la charge en-dessous.

Préliminaires
Benoit et Christophe se chargent d’équiper la cavité, parcours traditionnel pour le premier, puits artificiel pour le second.
Mise en place du scénario :
Albert est envoyé seul sur la scène théâtrale. Seul ??? Que nenni, je m’y colle en l’absence de volontaire pour assurer cette fonction annexe, et pour ne pas descendre les mains vides je prends massette, burin, trousse à spits et perfo. Quelques acrobaties plus tard le blessé est en place au bon endroit (ce coquin voulait pimenter le scénario en descendant en bas du plan incliné …).

Le puits est maintenant occupé par les membres de l’équipe ASV. J’en profite pour vérifier les anciens spits tête de puits et échelle, un seul est utilisable. Redescente vers la base du P9, l’installation d’une tyro s’avère plus compliquée qu’envisagé, elle aurait nécessité la pose d’au moins une déviation sur cette dernière. Finalement c’est le plan B qui sera proposé avec un atelier contrepoids sur le P9, translation en reprise de charge jusqu’en haut du P8 de la chute, puis reprise de charge comme prévue au scénario original.

Retour en haut du P8 en m’insérant entre les équipes ASV et transmission. Trois amarrages naturels proposent gentiment leur service pour l’atelier contrepoids. Ils sont un peu bas mais ça devrait le faire avec un accompagnement de la civière. Un 4ème amarrage foré est ajouté afin de mieux centrer le répartiteur dans le puits.
JCL

Compte-rendu de l’équipe 1
Composition de l’équipe ASV : Equipe 1
C/E : Alexia
EQ : Amal, Cathy, Vanessa (Equipe exclusivement féminine)

Mission : Se rendre au contact de la victime, installer un point chaud, réaliser un bilan secouriste, assurer un brancardage assuré par un frein de charge, accrocher la civière à l’atelier suivant, rendre compte des mesures prises.

Déroulement chronologique : Présentation du rôle de l’équipe ASV et du contenu des malles dédiées à destination des nouvelles recrues ASV (Cathy et Vanessa)

Préparation des kits : Point chaud, soins, nourriture.

Engagement sous terre 12 h 00.

Contact victime à 12h 20 environ.

Réalisation du premier bilan : lésion cheville droite. Aide au déplacement pour une mise en sécurité de la victime au niveau du plateau à escargots. Réalisation d’un point chaud à l’aide de couvertures de survie. Mise en place d’une attelle « boston ». Une découverte pour Vanessa qui s’est vite familiarisée avec ce nouveau dispositif d’immobilisation.

Dès la mise en place du SPL, transmission du 1er bilan, puis surveillance de l’aggravation de l’état de santé de la victime.

Dès l’arrivée de la civière, et avec l’accord de la victime nous avons procédé à sa mise en place nous en avons profité pour former Vanessa et Cathy à l’installation d’une personne dans la civière spéléo. Transmission du bilan N °2.

Arrivée du renfort assuré par le trinôme « transmission et apport de civière » pour assurer la partie brancardage. L’arrivée d’un autre binôme chargé d’améliorer le cheminement a été grandement apprécié.

Dès le top départ de la civière annoncé, accrochage de la civière sur un frein de charge guidé par Benoit, puis brancardage dans la descente vers le bas du P9. Accrochage sur la corde de traction au contrepoids de l’atelier suivant. Demande d’aide par Jean-Claude, pour assurer le bon fonctionnement de l’atelier contrepoids en ajoutant des kilos par traction sur la corde.

L’opération s’est renouvelée au bas du P7 sur une demande d’Antoine, Benoit s’est chargé de cette nouvelle mission. Une fois la civière reprise par l’atelier extérieur, nous avons démonté le point chaud reconditionné les kits et entamé la remontée par le cheminement habituel.
Alexia

Compte-rendu de l’équipe 2
Composition de l’équipe transmissions : Équipe 2
C/E Eric
AQ Jean François

Mission : assurer les communication entre tous les ateliers

Engagement sous terre : de 12h15 à 18h15

S’il est une aventure encore plus collective que les autres en spéléo c’est bien l’exercice secours. Aussi me faut-il apporter ma pièce à celle du CR, puisque j’en fus.

1er retour sur site depuis quelques semaines où le départ fut précipité, poussé par un souffle chaud. On n’avait pas le feu au cul mais ce n’était pas loin.

Comme toujours, en ces cas, triste spectacle, que la découverte des meubles intacts n’adoucit vraiment pas.

Faut y aller… Distribution des équipes par Nono et Pierre.

Bien que n’étant pas un novice il me faut quand même un rôle pas trop engagé, surtout éviter le suraccident. On cherche des volontaires pour les trans.

Terme qui m’a toujours paru chargé de mystère, aucunement lié à une quelconque transformation mais plutôt à la magie qui s’attache à ces communications souterraines. Pour Jef c’est plutôt le côté technique qui l’attire sur ce poste. Nous voila donc de l’équipe 2

Explication méthodique du fonctionnement des SPL … des émetteurs récepteurs.  Pour l’instant la technologie sans fils est toujours dans les limbes, ce qui pour un monde de la terre n’est pas l’idéal.

Les fils ont une couleur à respecter semble-t-il. Sous peine d’électrocution de l’ensemble du groupe ? Prudence. Nous prévoyons large : un kilomètre de câble, on devrait pouvoir arriver à faire la jonction, Jeff s’occupera des connexions, pour ma part je m’occuperai du cheminement du câble, dont on nous a bien précisé qui ne fallait retenir qu’une chose : ne pas entraver la progression de la civière.

C’est l’attente au pied du PiCi, on serait bien descendu plus tôt pour anticiper mais le principe reste : c’est l’ASV qui arrive la première au contact de la victime. En patientant on retourne dans notre tête les ateliers prévus, mais avec ou sans tyrolienne ? On avisera en fonction des choix des chefs d’ateliers.

Ca y est la dernière tête de l’ASV a disparu, départ. “Un kilomeeeetre à pied, c’est long”, mais 1 kilomètre de câble c’est lourd, pendu entre les jambes, le touret balotte mais laisse les mains libres, cela peut-être utile sur corde.

Faut se jeter, on connaît heureusement le trou et l’on sait que cela passera, dans un autre contexte cela aurait été à réfléchir, on se repartit finalement les SPL pour aller plus vite. Je dois installer le quatrième, celui du premier contact, Jeff se chargera de celui du ressaut, enfin c’est c’est ce que je pense avoir dit mais pas forcément verbalisé.

La suite est une progression en terrain connu mais où il faut visualiser le passage de la civière et des équipes afin d’éviter un arrachage de câble ou mieux  un équipier pendu au câble se serait délicat. Contact ! Albert bien entouré semble s’être consolé de ne pouvoir participer aux ateliers, Branchement des derniers connecteurs récalcitrants, Jeff arrive, rapidement on s’aperçoit qu’une mauvaise communication sur la couche applicative (la couche physique a été parfaitement installée) a induit un oubli de poste en haut du P9. Jeff remonte faire l’installation. Dans une cavité plus importante cela aurait été problématique, la manip prend quinze minutes mais c’est une erreur qui doit servir : bien vérifier la réception des messages verbaux même sans fil.

Mission pratiquement terminée, nous sommes à disposition de l’équipe, pour moi affectation à la taille des escaliers sur le plateau des escargots où  il est finalement décidé de faire partir la civière. Jeff aide aux ateliers.

Guide à la remontée de la civière où Albert voit la paroi se rapprocher dangereusement, on lui évite un bisou paro. Le touret qu’on ne surveillait plus, en profite pour poursuivre la visite et descend dans les tréfonds de la cavité, heureusement on n’est pas sur Ghisoni. La recherche côté salles des escaliers est rapidement fructueuse. De de son côté Jeff est avec Antoine sur le ressaut, entre la civière et le rocher il aide à la difficile verticalisation où second bisous paroi pour Albert. Je suis, de mon côté, remonté à la base du puits pour le second passage qui coince, la baïonnette, Albert frotte un peu, se plaint modérément, mais ça passe, c’est vrai que les parois grattent un peu

Redescente rapide pour déposer le câble, où l’on s’aperçoit que Jeff est d’une rare méticulosité. Dans la remontée du poulailler, la jarretière est attachée tous les cinquante centimètres, le démontage s’avérera aussi long que la mise en place. Sans doute pourquoi, si le bilan loue la qualité des communications haut fort et clair, le temps passé s’est avéré un peu long, l’oubli du poste 2 y est sans doute pour un peu.

Maintenir la qualité mais accélérer la mise en place et bien échanger au sein de l’équipe. Conclusion de l’équipe 2

Compte-rendu de l’équipe 3
Composition : JCL (CE), Anto, Christophe, Laureen
Renforts : équipe ASV pour le contrepoids, Benoit pour le contrepoids du P8, JF pour le guidage de la corde de reprise vers le P7 de sortie.

Mission modifiée : évacuation de la base du P9 jusqu’en haut du P8 avec translation entre les 2 puits.

Installation de l’atelier contrepoids du P9 : la corde de progression est transférée sur les anciens amarrages, libérant ainsi 2 broches pour le répartiteur. Une pulse est ajoutée en face, le répartiteur est installé. Longueur limite de ce dernier, on aurait pu (dû) demander l’envoi d’une corde supplémentaire pour le rallonger, ou poser un mousqueton supplémentaire sur la pulse (le mouskif était dispo …). Là-aussi un accompagnateur sera nécessaire pour guider la civière sur la paroi. Anto termine la pose du répartiteur du P8.

Évacuation
L’évacuation démarre, Christophe régulateur, Laureen … contrepoids (faut bien pimenter la sauce 😀 ). Comme prévu elle sera un peu légère pour faire monter la civière, demande d’aide à l’équipe ASV qui ajoutera les kilos nécessaires au fonctionnement du contrepoids.

Reprise de charge par l’atelier suivant composé d’Anto régulateur, en position pas très confortable, et Benoit contrepoids. La poulie du P9 se met un peu en travers, un émerillon aurait été utile. La translation se déroule correctement, reprise de charge par le contrepoids du P7 d’entrée. Anto assure maintenant le rôle d’accompagnateur pour faciliter le passage de la civière vers le balcon, il sera aidé par JF qui guidera la corde sur le rebord du balcon. L’idéal aurait été de placer le répartiteur plus haut, mais les spits existants n’était pas utilisables et on ne savait pas où étaient les mousquetons avec plaquettes. La présence d’amarrages naturels a finalement permis d’installer le répartiteur. Un 4ème amarrage en mode foré a complété cette installation afin de centrer la corde et éloigner ainsi la civière de la paroi.

Les ateliers sont démontés en suivant.

En conclusion partielle, ces 2 ateliers contrepoids avec translation se sont bien déroulés et les membres de l’équipe se sont bien adaptés à la configuration des lieux et aux imprévus.
JCL

Compte-rendu de l’équipe 4
Composition : Franck Z (CE), Dumè
Renforts : Anto, Jeff, Éric

Mission : Prise en compte de la civière du haut du P8 et évacuation vers le haut du P7 (sortie).

Installation de l’atelier contre poids en haut du P7, ajout d’une déviation largable à hauteur de la base du ressaut et d’une déviation largable à la base du P7.

Évacuation : Reprise de charge de la civière en haut du P8, Franck est régulateur en régulateur et Dumè en contrepoids. Le frottement engendré par les deux poulies largables demande un effort de traction considérable pour faire passer le ressaut. Éric et Jeff gèrent les poulies largables. Lorsque la civière est verticalisée dans le P7. Anto assure le rôle du 2ème contrepoids, et prend la relève de Dumè qui sort de la cavité pour donner un coup de main à l’équipe 5. La civière arrive en butée et repris en charge par l’atelier de l’équipe 5. Anto effectue sa conversion. Ajout d’une poulie largable au portique de l’entrée deux afin d’annihiler le frottement de la corde de traction de sortie.

Remarques :

  • Le répartiteur du haut du P8 a été placé bien trop bas. Nous avons su après que les « spits » positionnés au-dessus étaient foirés.
  • Une déviation avec une poulie aurait dû être mise en place pour le deuxième contrepoids.
  • La chèvre de sortie est trop basse : même si le répartiteur a été placé au plus haut de la chèvre, l’encombrement créée par le répartiteur, le mousqueton et la poulie n’a pas permis de tracter la civière jusqu’à la sortie de la cavité comme c’était initialement prévu. Nous avons donc ajouté une poulie largable et utiliser l’atelier de l’équipe 5 comme un véritable palan et non plus comme simple assistance.

Franck

Compte-rendu du CTDSA
Postes occupés : conseiller technique : Noël. Assistant de gestion : Grand Pierre.

Déroulement chronologique :
Installation d’un PC allégé, une simple table et 2 chaises suffiront. Nous avons pris la décision de ne pas monter le barnum ce coup-ci.
Enregistrement des intervenant sur les fiches d’inscription, rédaction des fiches de missions. Suivi des personnes engagées sur le planning et renseignement du diagramme au fur et à mesure que les informations parviennent au PC via les SPL 05. Rédaction de la main courante.
Bref, un travail normal gestion d’une intervention souterraine.

Ressenti : Globalement l’exercice s’est bien déroulé, chacun des intervenants s’est investi avec sérieux et détermination.

L’équipe 1 ASV : exclusivement féminine composée de 2 ASV confirmées, en ont profité pour initier 2 novices. Le point chaud a été monté avec ingéniosité à l’aide de couvertures de survie et de ficelles. La mise en civière a été réalisée confortablement d’après le ressenti de la victime. La partie brancardage s’est également bien déroulée.
C’est un bon point qui, je l’espère, suscitera des volontés pour participer à un stage national.

L’équipe 2 transmission : elle aussi composée de 2 apprentis en la matière à réalisé un travail remarquable. Visiblement le fil des SPL a été placé de façon à ne jamais entraver le passage des équipiers ni celui de la civière. Attention cependant, bien lire les consignes du CT et ne pas hésiter si besoin à réaliser un croquis au dos de la fiche de mission.

L’équipe 3 évacuation : on y avait également intégré 2 nouveaux. L’équipe a su s’adapter en modifiant l’idée de base qui était d’installer une tyrolienne, par 2 contrepoids. Contrepoids suivi d’une longue translation, reprise par un autre contrepoids.
Attention à faire remonter les infos au PC si vous décidez de vous faire aider par les équipiers de l’ASV – brancardage.

L’équipe 4 évacuation : assuré par 2 vieux brisquards du SSF, le balancier a permis la remontée de la civière dans le puits grillagé sans trop d’encombres. Le passage est étroit et il a fallu innover en installant un contre poids sur le plan incliné entre les 2 puits pour permettre au balancier du puits de sortie de s’extraire et laisser ainsi la place à la civière.

L’équipe 5 évacuation : un palan installé loin de la sortie a permis sans difficultés de sortir la victime du puits.

Difficultés rencontrées : pour le PC, le fait de ne pas installer de barnum nous expose aux caprices de la météo. Pour exemple lors de l’exercice (télévisé) sur la cavité de Pietralbello une tente s’était envolée et s’était abimée sur une clôture. Ce coup ci Eole s’est mis à souffler et les documents se sont éparpillés dans la nature.
Un détail encore ; penser à bien faire remonter les informations au PC ce qui permettra à l’équipe de surface d’avoir une « vision-interprétation » de la réalité souterraine

Merci à tous les participants.

Si l’aspect secours en spéléologie vous a plu et que vous souhaitez vous investir davantage dans ce domaine, sachez que des stages existent au niveau du SSF national. J’émets le souhait d’organiser sur notre territoire un stage ASV (si toutes les conditions sont réunies bien entendu).
Encore merci à tous.
Noël

Topo de l’exercice

Equipes et diagramme

Planning

Conclusions générales
L’exercice s’est déroulé correctement, 1h08 pour évacuer la victime par un itinéraire inédit et volontairement allongé, c’est bien.

L’installation du PC est bien rodée maintenant et elle s’est déroulée rapidement. Lors d’un barnum ou d’un secours réel il faudrait y ajouter l’installation des barnums ainsi qu’un magasin matériel et son gestionnaire.

On n’a pas pu gérer la nourriture, heureusement chacun était autonome à ce niveau. Si ce cas se représente on peut imaginer une organisation simplifiée type « camp », avec préparation du traditionnel et franchouillard sandwich « jambon-beurre-cornichons ». Ce dernier présente l’avantage d’offrir des sucres lents, des protéines, du gras, du sel et du … légume 🙂 . Si on y associe une pâte de fruit on a alors un repas complet !

Le planning a reflété la réalité terrain, hormis pour le gus qui a accompagné la future victime, il n’était pas disponible mais utilisé dans une fonction annexe, indispensable quand on connait le contexte. A ce propos on pouvait se permettre de décaler l’entrée de la victime dans ce cas d’exercice.
Cette dernière a été installée dans un beau point chaud par une équipe ASV au top. Le portage s’est bien déroulé également, presque dans le silence, on a bien progressé à ce niveau 🙂 .

Pour une première, l’équipe transmission improvisée s’est bien débrouillée. Elle a su trouver un cheminement du câble SPL ne gênant pas la progression des équipiers et les postes ont bien fonctionné. Il faut quand même trouver une solution pour éviter de trimbaler le rouleau d’un kilomètre de fils téléphonique. Préparer des bobineaux en fonction de la cavité, 50 m, 100 m ?
Il faudra également être vigilent sur l’état des piles SPL, plusieurs avaient coulé, heureusement qu’elles n’étaient pas dans les appareils. Pour en faciliter le contrôle périodique il faudrait entreposer la mallette SPL dans un endroit plus facilement accessible. Etudier éventuellement la possibilité d’alimenter les SPL avec une petite batterie externe.

Les ateliers techniques se sont bien déroulés également, il n’y a pratiquement pas eu d’arrêt de la civière, hormis lors des reprises de charge. A propos d’équipement, comme lors des explorations, il est préférable de privilégier dans la mesure du possible les amarrages existants ou naturels, pas la peine de planter des spits qui ne serviront peut-être qu’une fois alors que l’équipement en place ou la nature nous proposent des points d’ancrage. Dans cette optique on aurait pu s’orienter vers une utilisation des ancrages temporaires Pulse, mais ils sont proscrits par le SSF pour un usage sur des ateliers spéléo-secours.

Au final, un exercice qui donne un goût de reviens-y, on n’est pas obligé d’attendre le printemps pour s’entrainer de nouveau en falaise.
JCL