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Samedi 28 mars 2026 – Spéléo, entomo, chiro – Grotte E Sulane, Furiani – Grotte Canadolo, Barbaggio

Samedi 28 mars 2026
Spéléo, entomo, chiro
Grotte E Sulane, Furiani
Grotte Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M.

TPST : 2h00
Chiro : 0

Comment se portent les Parabathycias à Furiani ? C’est à cette question que se propose de répondre la commission scientifique de la LISC. Rien de pompeux derrière cette dénomination, si la commission est présidée par le président de la LISC en personne, tout le monde peut participer à ses recherches et travaux.
Pour rappel c’est dans cette cavité qu’avait été prélevée la Parabathycias Lamilzai.

Faute de président c’est la vice-présidente Wanda qui est là. Tout le monde se retrouve sur le petit parking de Canarinco et commence la descente par la piste. Cette dernière a été entretenue et les déchets de coupe jonchent les ornières, encore bien présentes. Deux postes de chasse ont été construits, sangliers, pigeons, spéléos ? :mrgreen:

Comme d’habitude on oublie qu’il faut descendre tout de suite après les agaves, mais l’entrée est quand même rapidement retrouvée. Quelques salsepareilles barrent l’entrée, elles feront les frais de notre visite et nous voilà dans cette cavité qui rend les visiteurs humbles. Courbés ou en rampant nous parcourons ainsi toutes les galeries, en admirant au passage les belles concrétions et les beaux gours, dont certains remplis d’eau.
De Parabathycias que nenni, pas un seul spécimen détecté, c’est la désertion complète … ou l’acuité visuelle des chercheurs qui décline 🙂
Par contre, des hémiptères, qui seront déterminés ensuite par Wanda comme étant des Cixiidae peut-être nervosus (genre de cicadelles), seront observées dans chacun des lobes de la cavité. Il s’avère après recherches que leur présence sous terre est assez rare, il s’agit en effet d’insectes phytophages et leur présence dans cette cavité pourrait s’expliquer par celle de nombreuses racines.
Un crâne de renard est également repéré ainsi qu’un autre crâne beaucoup plus rare d’escargot Hélix Pisciculus.
Scutigère, Myriapode, Collemboles, Méta et autres bestioles habituelles sont observées.
Le bilan chiro est nul, puisqu’aucune chauve-souris ne sera comptabilisée. La température de la cavité n’étant peut-être pas assez fraiche et/ou l’air trop sec pour hiberner.

L’accès à la 2ème entrée de la cavité sera plus épineux, il faudra « survoler » les diverses salsepareilles et ronces pour pouvoir l’atteindre. La visite sera rapide, c’est une galerie d’une vingtaine de mètres de long qui se termine par un rétrécissement rejoignant à la première cavité, mais trop étroit pour pouvoir passer. La couleur verdâtre de certaines parois étonne, probablement due à quelques mousses ou lichens. Un bel Isopode observé.

Retour en ¾ d’heure aux véhicules avec un petit écart prospectif.

Pique-nique sur place et c’est de nouveau parti pour une descente sur le plateau incliné de Canarinco cette fois. Un petit détour par le Mini Aven de Canarinco, le MAC, pour raviver les souvenirs d’Olivier qui avait fait partie des désobeurs de cette mignonne petite cavité dans les années 90, mais c’est vieux … (Dimanche 29 octobre 1995).

La micro-cavité Canadolo est rapidement atteinte et la visite révèle encore cette fois la présence de la mystérieuse substance gélatineuse accrochée aux mousses. La lampe UV en change la couleur, elle passe d’un marron verdâtre à un rouge flamboyant. Il est prévu une demande d’avis auprès de mycologues locaux.

Retour aux véhicules en prospectant de nouveau ce sympathique massif calcaire et fin d’une sortie qui aura été économe en carburant, c’est notable en cette période de flambée des combustibles.
JCL

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Samedi 21 Mars 2026 – Faille de Lainosa – Olcani

Samedi 21 mars 2026
Spéléo, topographie, rééquipement, chiro
Faille de Lainosa, Olcani

Participants
ITP : Sandra A., Cathy B., Jean-François B., Antoine B., Christophe C., Michèle C., Adriana D. C., Antonio E. G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Vanessa et Louis-Mathis S., Franck Z.,

TPST : 4h30
Température et humidité : 12° et 77% en bas du P10
Chiro : 3 petits rhinos

Nouvelle profondeur : 99 mètres

Cela fait un moment que j’avais en tête de refaire cette faille, pas forcément pour le côté grotte, s’agissant d’une longue faille, la partie souterraine étant peu développée, mais plus pour le côté de se faire un P40 et faire mumuse sur corde. Je propose donc en réunion de CA de la mettre en sortie à prévoir. D’ailleurs, en plus de faire mumuse sur corde on profitera de cette sortie pour continuer la topo au niveau du P10 qui n’a toujours été pas faite.

La dernière sortie date de novembre 2022, ça date. En relisant le dernier CR, il est mentionné que de l’équipement était à revoir/faire, Jeudi soir je prépare l’équipement et le perfo avec quelques spits, nous prévoyons, de faire un fractionnement sur le P40 (au niveau de la seconde dev — idée finalement rejetée –), rééquiper le réseau de gauche où il y a un P10 et le réseau de droite car tout sur AN).

13 personnes se sont retrouvés samedi matin au local à 8h pour le traditionnel café, puis vient la répartition des personnes entre les différents 4×4, puis départ vers Olcani pour environ 45 min de route.

Nous débutons la piste 4×4 de Olcani, piste qui traverse le cap d’Est en Ouest, reliant Olcani à Sisco, après 30 min de ballotage et stop à l’une des nombreuses épingles, on se change et nous nous apprêtons à se faire lacérer par les ronces et autres végétations. Depuis l’incendie, la végétation a bien repris ses droits, mais globalement nous avons bien progressé aidé par JC et sa trace qu’il a conservée dans son téléphone, nous avons mis environ 45 min pour accéder à l’entrée de la faille.

On s’équipe, puis je pars à l’assaut de l’équipement avec Antoine, avec un petit débat sur le raboutage de corde au niveau de la tête de puits. Dans le même temps et pendant l’attente, JC montre le plantage de spit en profitant donc de refaire le départ de la MC et faire plus loin un nouvel AF pour un peu mieux avoir moins de débattement de la MC et d’élasticité.

Je commence à équiper la tête de puits, j’entame la descente, installe la plaquette pour la première dev et puis je poursuis à la recherche de ce fameux autre spit pour la seconde dev, chose qu’on avait pas retrouvée en 2022. C’est sans compter sur les indications de JC qui me dit plus haut « Non descend encore !! » et de mémoire je me rappelle d’une photo où le spit de la dev était sur une roche humide, mes recherches se sont donc concentrées sur cet indice, bingo je trouve le spit de la seconde dev, que je mets en place.

Antoine descend et nous continuons pour équiper le P10, les spits sont un peu plus en mauvais états, j’en trouve un, Antoine installera la tête de départ de la MC en mode cordiste je dirais, un nœud de huit d’un côté, puis avec un nœud papillon d’un autre. On a préféré garder des spits pour des sections plus intéressantes, je pense qu’on doit revoir cette MC pour éviter un frottement avec un bloc rocheux plus bas avant le départ du P10.

Antoine me laisse équiper la suite, mais horreur !! les spits sont pourris, sauf un qu’on essaye de décrasser comme on peut. Mais JC arrive avec le dégorgeoir, il décrasse le spit et descendra en mono-point avec Christophe pour aller topographier le P10 et la suite du réseau. Pendant ce temps Antoine fera de l’équipement en rajoutant un spit (pour une tête de puits en deux points) que je lui laisse faire car le temps presse, il fait nuit assez vite encore en Mars et surtout avec le P40 à remonter avec 12 personnes…

Une dev est spittée et mise en place, tout est bon, on poursuit la progression et on rejoint JC et Christophe dans des salles « tectoniques » constituées de blocs rocheux qui demandent qu’à tomber, ici plus besoin de corde, il s’agira juste de se faufiler. De peu Vanessa se retrouve avec un gros bloc sur les pieds suite à son basculement.

Pendant la topo, des thèmes comme gauche/droite/haut/bas/bissectrice me feront perdre un peu la tête, je laisserai le principal intéressé développer la partie topo 😉

Une fois toute la partie topo faite, on remonte, étant donné que le P40 peut être long à remonter pour bon nombre d’entre nous. On a eu l’idée de déséquiper le P10 pour aller équiper le réseau droit, me concernant, je pars remonter le P40 pour aller manger et surtout me changer.

Les derniers remonteront la faille vers 16h, ils mangent rapidement puis nous entamons la redescente avant qu’il ne fasse nuit et qu’on se fasse surprendre comme lors de la dernière sortie où certains se sont perdus dans le maquis de nuit.

Nous nous changeons, on remonte dans nos 4×4. Mais avant, quid de : nous repartons vers Nonza, où continuons nous sur la piste pour redescendre à Sisco ? Je chauffe un peu tout le monde pour prendre la seconde option, et puis tant qu’à faire faisons un peu d’aventure !! Direction le col Saint-Jean, MAIS, horreur et abomination, la piste à 600 mètres du col est complètement éventrée avec de grosses saignées rendant le progression impossible, et puis il fait nuit !! Nous prendrons la décision de faire demi-tour, pas le temps de chercher par où continuer !! Bravo Benoit, d’autres idées de ce genre ? 😁😁

En bref :

Note topo d'équipement mise à jour:
Départ en MC : C28 = 2S > 2S > 1AF > 1AF > P40
P40 : C50 = 2S (tête de puits), ⇓3m 1S (Dev), ⇓25m 1S (Dev)
Réseau gauche P10 : C25 = MC 1AN+1S > 2S (tête de puits) > ⇓5m 1S (Dev)
Réseau droit P8 : C15 = 2S (tête de puits) > ⇓3m 1S (Dev)

Benoit R.


Un des objectifs de la sortie était de réaliser les relevés topographiques de la portion de cavité qui suit le P10 de la branche de gauche.

Un binôme se constitue, Christophe au lasermètre, JC au compas, au clinomètre et au carnet.

Pour rappel, topographier une cavité c’est en faire une représentation graphique dans un souci documentaire. C’est le « trésor » des spéléos, c’est une des raisons d’être de l’activité, explorer le milieu souterrain, étudier le milieu souterrain, et donc le documenter et en partager la connaissance.

Les mesures sont à prendre de point en point. Chaque point est matérialisé sous la forme d’un quadrilatère en prenant les distances gauche, droite, haut et bas. Idem au prochain point dont on relève la distance, l’orientation et la pente par rapport au précédent, on forme ainsi un volume. L’adjonction de tous les volumes successifs donne au final une représentation tridimensionnelle de la cavité.

Des logiciels aident maintenant à la réalisation des topos et épargnent les topographes des fastidieux calculs trigonométriques d’antan.

Un des plus simple et répandu est Visual Topo. D’autres plus ou moins complexes sont également disponibles, TopoDroïd, Auriga, GHTopo, Cyber Topo, Thérion etc.

Documentations :

Une vingtaine de mesures plus tard c’est dans la poche. Cette partie de la cavité est particulièrement instable, Vanessa fait basculer un bloc qui a failli lui écraser une jambe, idem pour Christophe qui se retrouve avec un pied coincé par un bloc au fond de l’étroiture verticale terminale. Heureusement plus de peur que de mal, mais la vigilance est de mise dans ces cavités non karstiques où les blocs rocheux ne sont pas collés par la calcite.

La petite recherche de la faune locale en bas du P10 n’a pas été fructueuse, quelques collemboles et un ver non déterminé. L’utilisation d’une lampe UV n’apporte rien au niveau des bestioles, par contre elle révèle bien la flore et en particulier des lichens en paroi en bas de ce P10.

Bonne surprise une fois les reports effectués, la profondeur atteint les 94 mètres, et frôle même les 100 mètres si on ajoute l’estimation de 5 mètres du réseau supérieur après mise à contribution de JN. Ce réseau supérieur n’a pas encore été topographié, de quoi motiver un retour sur site …

JCL


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Samedi 14 mars 2026 – Radon à Suterratta, Lancone, Gradiccia

Samedi 14 mars 2026
Spéléo, chiro-entomo-radon
Grotta Suterratta, Barbaggio
Galerie du Lancone, Olmeta-di-Tuda
Grotta Gradiccia, Bastia
Galeries St Antoine, Bastia

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D. B., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 2h00

La campagne de pose des détecteurs radon a commencé de façon timide et opportuniste lors de la virée spéléo-VTT du 21 février dernier, un détecteur avait été posé dans la grotte Santa Catalina.

Aujourd’hui, un tir groupé est prévu autour et dans Bastia.

Première étape, se retrouver au local pour boire un café et récupérer un minimum de matériel, corde, mouskifs et sangles, on ne sait jamais.

Deuxième étape, Suterratta.
Changement de tenue sous un vent glacial. Michèle nous y retrouve et descente en file indienne vers l’entrée. Le chemin aurait besoin d’un petit entretien, comme il est de coutume de le remarquer.
Michèle entre en éclaireuse pour compter les chauves-souris. Une dizaine d’Euryales sont encore là et volent en tous sens. Les 2 JC descendent le puits et posent un détecteur dans une petite fracture secondaire à la jonction entre les cipolins-calcschistes et les cipolins-quartzites. Des chauves-souris les accompagnent en faisant des allers-retours.
Pendant ce temps, Wanda et HP se régalent avec du caviar, ou du moins en observant de nombreuses parabathyscias se délectant avec du guano de chauves-souris accumulé dans des concavités stalagmitiques, la ressemblance est trompeuse 🙂 . Campodea, ixode et méta sont également observés aux alentours.

Troisième étape, une ancienne galerie de mine dans le Lancone.
Là aussi Michèle précède les 2 JC qui se sont équipés de waders, ce sera l’inauguration de celles de JCD. Là-encore quelques chauves-souris applaudissent des 2 ailes notre passage. Pose du détecteur au fond et retour à l’air libre. Wanda et HP enfileront à leur tour les waders pour une visite rapide.

Quatrième étape, manger ! Retour au local pour casser la croute confortablement au chaud.

Cinquième étape, Gradiccia, une cavité semi-urbaine.
Les alentours de la vieille demeure ont été nettoyés, mais les déchets ont été entassés devant … l’entrée de la cavité !
Sept petits rhinos et un grand nous accueillent. Toujours des traces de passages par quelques urbexeurs. Le détecteur est posé dans une anfractuosité de la petite galerie après une chatière.
Visite traditionnelle de la villa avec une découverte surprenante et érotique, un moulage en plâtre d’une mignone poitrine féminine.

Sixième étape pour finir cette virée bastiaise, les galeries Saint Antoine.
Aucun chiro dans celle de gauche, par contre énormément de dolichopodes, vu ce que certains faisaient c’est normal … On ne visitera que l’entrée de celle de droite, le niveau d’eau risquant de remplir les waders du fait de la faible hauteur de plafond.

Petit bilan de cette journée « Soyons pas radin avec le radon »
Trois détecteurs posés :

  • Suterratta (cipolins, calcschistes – Cipolins, quartzites )
  • Lancone (schistes lustrés – métabasaltes)
  • Gradiccia (cipolins et quartzites)

Avec celui de Santa Catalina (cipolins) et celui du local (alluvions) 5 ont été posés.
Ce qui fait 3 cavités naturelles dont une en milieu semi-urbain et une entropique.

Infos radon sur le compte-rendu du 21 février dernier.

JCL

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Samedi 14 Mars – Falconaia – Canyon – Corscia

Vendredi 13 mars 2026
Canyon de Falconaia, Corscia

Participants :
ITP : Antoine B., Christophe C., Adriana D.,  Antonio E. G., Benoit R., Franck Z.
TPEC: 2H30

⚠⚠Ne jamais suivre Antonio 😁

Dans le planning était prévu un canyon, mais les conditions météo laissaient peu de fenêtre correct de sortie lorsqu’on en a discuter Jeudi en aparté avec Antonio et moi-même. Lui partait le lendemain faire le Bucatoghju.

Pendant ce temps les autres membres du club s’organisaient pour une sortie sous la thématique du radon, consistant à déposer des capteurs pour voir le niveau de radon dans certaines cavités. le choix des cavités me concernant ne me motivait pas trop.

Vendredi soir, je check la météo et une fenêtre semble s’ouvrir, (beau temps le matin et un peu nuageux en début/fin d’après-midi) j’appelle Antonio quelque peu lessivé de la sortie aquatique de ce jour, mais partant pour faire le Falconaia, il contact Antoine, Franck, Christophe, tous okay, c’est donc assez rapidement que nous organisons la sortie à la hâte.

Antonio le lendemain, me récupère et nous filons à Ponte-Leccia au carré d’as pour prendre un café et attendre les autres aux alentours de 9h, départ 9h30 vers Calacuccia et départ au pied du sentier vers 10h. S’en suit une marche d’approche un peu raide, A un niveau Antonio prendra une autre direction qui semble faire ressaut, mais qui au final s’agira d’une voie emprunter pour les grimpeurs, n’étant tous pas chaud pour faire demi-tour et retrouver le bon chemin, on voit un tracé qui semble tomber sur le bon chemin, mais c’est assez scabreux d’où l’introduction : « Ne jamais suivre Antonio ».

Au final on arrive sur le bon chemin et arrivons droit au pilonne qui marque la fin de la montée et le départ du canyon qui est a quelques mètres. ce chemin nous aura pris 45 min d’approche.

On s’équipe et top départ du canyon vers 11h15, qui commence de suite vers la C15 depuis un bloc, avec un petit siphon présent, Antonio équipe, puis on descend tous sans trop être arrosé. Ce canyon présent un débit correct pour un canyon qui devient sec à partir de Mai/Juin, par contre l’eau est froide, venant directement des massifs encore enneigé en cette période.

Suite à ce C15, cela s’enchaîne avec la C40 que Christophe a équipé avec Antoine, là dans cette cascade on peut soit éviter l’eau pendant la descente où aller se mouiller un peu, option que j’ai choisi, par contre cette verticale doit être sportif en gros débit !!.

Ensuite on emprunte un petit chemin en rive droite assez raide pour accéder au départ du passage sous-bloc, en gros débit ça passe pas, mais là, au regard du niveau c’est passable !! Antoine descend et équipe la suite, passage sympa et qui me rappel un peu le canyon « Amblard » qu’on a fait l’été dernier dans les Hautes-Alpes. S’en suit de la fameuse vasque piège et la C30 qu’Antonio va équiper avec Christophe, il y a un joli petit rideau dans cette cascade.

Je suis Antoine accompagné d’Adriana en continuant la progression dans ce canyon, quelques passages de bloc et désescalade avant d’arriver à la C70. Arrivés en haut de cette grande cascade, on décide d’équiper en double pour éviter de perdre trop de temps, Antonio et Antoine vont donc équiper la voie, il y a un fractionnement a franchir à mi-parcours. Mais on aura pris beaucoup de temps dans cette voie.

On enchaîne avec les deux dernières verticales une C10 et C20 de mémoire et 2-3 min de marche nous mène sur la route marquant la fin du canyon sous un temps maussade vers 14h, on se change et on mangera un peu plus loin.

On reterminera cette journée au carré d’as avec de bon café et chocolat chaud, puis retour au local pour faire sécher les cordes.

Benoit .R

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Vendredi 13 mars 2026 – Canyon de Bucatoghjo – San Nicolao

Vendredi 13 mars 2026
Canyon de Bucatoghju, San Nicolao, Santa-Lucia-Di Moriani

Participants :
– ITP : Christophe C., Antonio E. G., Antoine R.
TPEC: 4H

Rendez-vous 12h au parking pour la descente du Bucatoghju.
Antoine et Christophe partis ensemble, attendent Antonio qui termine de travailler sur Moriani, au niveau du pont génois.
Il a bien plu les derniers jours et pendant la nuit, ça annonce pas mal d’eau !
Petit pique-nique vite fait, puis on y va déjà changés et prêts; une voiture est laissée pour la navette.
Vers 13H, dans le tunnel, on entend déjà bien la cascade !
Arrivé sur le pont, on regarde, on évalue, on se tâte et on décide finalement d’y aller.
Le débit est conséquent mais faisable. Petite montée d’approche avec un passage délicat puis on se lance, il est 13H30.
Dès la première cascade, ça annonce la couleur !
Une fois passé le début, on arrive à se dégager de l’actif et ça passe bien.
Pour accéder à la deuxième cascade, la main courante est posée car fort débit et ça glisse beaucoup.
Antonio passe en premier.
En bas, il arrive à se hisser sur la petite vire à gauche.
Antoine et Christophe descendront directement jusqu’en bas.
Finalement ça passe mieux que ce qu’on craignait, mais il nous aura fallu pas moins de 30 minutes pour chacune des deux premières cascades.

Petit check horaire, car il est déjà 14h30.
Le plus dur est fait donc on continue.
La suite se passe bien, on progresse avec prudence car gros débit et glissant.

La C16 sera contournée à pied pour gagner du temps (et surtout car on n’a pas trouvé directement le relais, lol).
Au final, Christophe aura tout équipé, avec Antonio en leader pour les descentes.
Les techniques de débrayages rapides seront appliquées pour permettre à Antonio de nager et se mettre en sécurité.
Gestion des sacs, encadrement de Antoine, tout est fait pour maintenir une bonne sortie.
Arrivés à la voiture à 17h45, juste dans le timing prévu.
Changement de tenue, récupération de la voiture laissée en haut, il est 18H

Beau canyon avec ces conditions bien arrosées !

Rédigé par Antoine R.

  

Mercredi 11 Mars 2026 – Local, Matériels

Mercredi 11 mars 2026
Local, Matériels

Participants :
– ITP : Christophe C. Benoit R.
TPAL : 7H

Après un exercice SSF bien humide, Christophe passe au local vers 14H pour détendre les cordes, ranger l’ensemble du matériel secours et les cordes ITP.
Chaque atelier est reconditionné, la civière et son sac de tête,
La corde ayant servi de tyrolienne, encore plus de par son passage dans les arbres, fera l’objet d’un contrôle sur toute sa longueur.

Une fois tout ceci terminé, Christophe poursuit la mise à jour des fiches contrôles avant l’arrivée de Benoit prévue après son boulot.
La journée pluvieuse n’est hélas pas propice à la mesure et découpe des 200 m de corde canyon, fraichement trempée et séchée.
D’autres cordes seront recoupées car identifiées lors des retours de sorties, et ne passent pas les contrôles de courbure.

Benoit arrive aux alentours de 18H, et nous nous attachons à faire des corrections sur les bugs identifiés dans son application VerKore.
Les cordes précédemment découpées seront intégrées et/ou corrigées, après re-marquage des extrémités et nouveau milieu.

Nos continuons à vous encourager à mettre vos matériels personnels afin d’avoir un suivi en fonction des sorties, un rappel des contrôles à effectuer, mais également l’assurance de ne pas être inquiétés en cas de l’utilisation sur des sorties collectives.

Après une rapide préparation du matériel pour une sortie canyon organisée vendredi, il est temps de se dire au revoir et à demain pour la « réunion du jeudi »; il est 21H00.

Samedi 7 mars 2026 – Spéléo-secours, entrainement – Tozza, Patrimonio

Samedi 7 mars 2026
Spéléo-secours, entrainement-exercice
Falaise de Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Christophe C., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Laureen N., Noël R., Benoit R., Vanessa S., Alexia S. B.

Durée exercice : 2h00

  • Par portage : 0h15
  • Changement victime : 0h15
  • Par agrès : 1h30 dont une bonne moitié consacrée à de l’élagage …

L’entrainement aux techniques de spéléo-secours est un élément clé pour que les équipes soient pleinement opérationnelles. De la répétition nait l’automatisation des gestes et leur aisance dans la réalisation.
Le projet de « grande » tyrolienne sur le site de Tozza était en germination depuis l’année 2016 où il avait été effectué l’essai de la Dumette, le treuil spécial Monoxyles.
Les spits d’arrivée ont été retrouvés lors de l’entrainement du 11 janvier dernier, il ne restait plus qu’à se lancer.

La météo mitigée n’a pas découragé les plus motivés, 13 topi se retrouvent au local pour le café et papoter, puis préparer tranquillement le matos.
L’accueil à la falaise est plutôt rafraichissant, le vent est l’invité surprise de la partie.
Chacun s’auto-motive, enfin presque tous 🙂

Programme :
L’objectif est de déplacer la civière et sa victime d’un point A à un point E

  • A -> B : portage sur plan incliné avec reprise de charge
  • B -> C : 1er atelier contrepoids d’une quinzaine de mètres de hauteur
  • C -> D : 2ème atelier contrepoids d’une quinzaine de mètres de hauteur
  • D -> E : tyrolienne d’environ 140 mètres

La première chose à faire pour installer une tyrolienne c’est de tirer la corde 🙂 . Le maquis n’est pas d’accord, quelques oléastres bénéficieront d’une coupe d’été gratuite, ils se vengeront lors du passage de la civière …
Les ateliers contrepoids sont également préparés, l’entrainement devient finalement un exercice à ciel ouvert.

Les topi cherchent un coin à l’abri du vent et s’installent près du petit col sous les arbres pour reprendre des forces, « entre les efforts, le réconfort ! ».
Pas de feu aujourd’hui, pas assez de denrées à griller, ce sera du froid en cette fraiche journée pré-printanière.

Finalisation des ateliers et début des opérations.
L’exercice se déroule ainsi :
Portage entre le début du chemin et la base de la voie du Dièdre 1. JC enfile le costume de la victime en s’installant dans la civière. Cathy, Jef, Adriana, Antonio, Christophe et Laureen au portage, Nono au commandement, HP  à l’accompagnement médical et Benoit au frein de charge, car c’est pentu.
C’est maintenant le premier atelier contrepoids depuis le milieu de la voie du Dièdre 1 en fin de la Rocade.
Changement de blessé, c’est Vanessa qui s’installe maintenant dans la civière, JC pouvant être encore utile. Alexia au contrepoids, Antonio à la régulation, Nono en accompagnateur au passage de la 1ère plateforme.
Une fois la civière en haut elle est reprise en charge par le 2ème atelier contrepoids en partie haute de la voie des Oliviers. Anto au contrepoids, Christophe à la régulation et JC en accompagnateur pour la translation horizontale le long de la Rocade.
La civière est maintenant au début de la tyro. Le pied y est accroché, puis la tête. Une Dyneema de 97 m raboutée à une corde de 70 m assureront le frein de charge. Elles ne seront utiles que pour la première moitié de la descente et le passage de nœud ne sera pas nécessaire.
Après les petites phrases « rassurantes » habituelles Vanessa est larguée sous les yeux de JC qui aurait bien aimé être à sa place. C’est parti pour un nouveau record de longueur de tyrolienne avec équipier dessus, le précédent ayant été établi au même endroit mais sur une tyrolienne d’une trentaine de mètres de longueur avec JC dessus.
Comme d’habitude maintenant, la cime des oléastres vient contrarier la progression de la civière et nécessitera l’intervention des élagueurs de service. La corde de traction fixée à la civière sera bien utile pour accompagner sa progression.
La pluie s’invite, mais elle ne découragera pas les topi et la civière arrive ainsi au bout du parcours. La tyrolienne est lentement débrayée et Vanessa retrouve le sol.

Une belle expérience pour l’équipe SSF20 se termine, retour au local pour décharger le matériel et débriefer à chaud autour de quelques boissons.

Quelques points relevés :

  • Prévoir des vêtements chauds pour la victime. (JC s’était prédestiné à la civière et s’était habillé en conséquence… )
  • 1 ou 2 équipiers supplémentaires avec de l’expérience aurait permis un exercice plus confortable
  • Manque de vision globale des ateliers pour les équipiers, mais c’est inhérent à ce type d’entrainement
  • Penser à la communication, on a encore oublié les talkies walkies

L’envie de remettre ça conclut de façon positive cette journée avec notamment le projet de réinstaller la tyrolienne, mais pour s’y amuser cette fois.

JCL

 

2025-03-07 Entrainement secours Tozza-AB-01
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