Archives mensuelles : juin 2024

Samedi 29 et dimanche 30 juin 2024 – Canyons I Sulleoni et Le Zoïcu

Samedi 29 et dimanche 30 juin 2024
Canyon, descentes
I Sulleoni, Marignana
Zoïcu, Soccia

Participants
ITP: Antoine B, Christophe C., Adriana D, Antonio E. G.

TPEC
I Sulleoni : 3h40
Zoicu :

Nous étions au départ 5 participants.
Hélas Benoît préviendra la veille que d’autres tâches se présentent à lui.
C’est ainsi que nous nous retrouvons à 4 pour ce petit bivouac: Adriana, Antonio, Antoine et Christophe

Après une organisation certaine en vue de passer un WE Canyon dans les secteur de «Piana, Vico», le bivouac prend forme.
Adriana et Antonio dormiront dans leur voiture, et Antoine tolérera Christophe sous sa toile de tente, non sans demander à Franck s’il est possible de nous prêter un matelas.
Les courses de dernières minutes faites, et l’incontournable UNO dans le sac, nous nous organisons pour un départ de Bastia à 6h45.
Antoine récupère Christophe à Lucciana, précédant notre adorable petit couple en Doblo. Le rituel du café sera pris à Ponte-Leccia.
Nous y croisons quelques têtes connues comme Jean-Yves, ou Jean-Louis Françon, figure emblématique du VTT en Haute-Corse.
Reprise de la route en direction de Santa Régina, puis Vergio.

Nous rejoignons le premier le Sulleone en passant par Christinacce vers 11H.
Antoine laisse sa voiture comme navette retour, et partons avec Adriana et Antonio, en passant par une petite réorganisation des voitures pour accueillir 4 personnes, vers le hameau de Revinda.

La marche d’approche nous emmène aux environs de midi, et nous mangeons un sandwich avant le départ.

Le temps est couvert.
Le canyon est côté V4 A2 III.
Antonio et Christophe équipent à tour de rôle, ou passent en premier.
Certains relais sont positionnés hauts, et Antoine nous laisse nous débrouiller avec nos équipements sous son regard attentif.
Les gestions de frottement se font bien.
La C70 sera descendue en premier par Christophe (sa première aussi haute) sur une soixante raboutée, qui sort de son sac.
Il sera obligé de faire à quelques reprises des clés d’arrêts pour dénouer les spaghetti qui se forment.
Finalement la C70 aura été moins impressionnante que la C55 de Piscia di Gallu.
La progression dans le canyon aura duré à peine plus de 3H40.
La marche retour est tranquille.
Une fois la navette rejointe, nous retournons au hameau où il y a plus de monde
Quelques gouttes de pluies sont passées par là, mais nous n’aurons rien vu.
Pour cette fin d’après-midi, nous prenons la route vers Soccia pour nous garer sur le parking de la pizzeria du départ du lac de Creno.

Avec l’aval du propriétaire de l’auberge, nous montons le bivouac et faisons sécher le matériel.
Après un apéro fort bien mérité, nous rejoignons la pizzeria pour nous restaurer.
Quelques UNO à la lampe frontale plus tard, tout le monde est couché.
Il n’y a que nous sur le parking pour la nuit et ne seront vraiment pas beaucoup dérangés le lendemain matin par les voitures ; peut être parce qu’il y a encore classe, et les élections législatives.

Bivouac remballé, nous partons directement du parking pour une marche d’approche de 20 minute sur une piste sans dénivelé. (Benoît aurait été trop content)
Le départ du ZOÏCU qui est côté V3 A3 III se fait à partir du pont.
Le temps est dégagé et magnifique.

Il y a plus d’eau que la veille, mais ça manque déjà d’un petit peu de débit.
Le site est somptueux et le canyon, très encaissé sera ludique.
Nous ne verrons aucun canyoneur ou autre professionnel non plus.
Adriana équipera aussi mais hélas n’acceptera de faire le saut de la D6.
Christophe lui fera un rappel à double qu’utilisera également Anto
Le rail tordu repéré sur la topo sera bien identifié.
Nous jouons entre les rochers et les grottes ; Antonio a la malice en lui.
La marche retour sera rude sur 9 minutes pour finalement rejoindre la piste du départ.
Ça n’aura pris que 20 minutes pour rejoindre les voitures.
Un fois le repas du midi pris sur le parking à l’ombre, les voitures chargées, nous prendrons un dernier café à l’auberge et quitteront le site vers 16h pour des retours respectifs aux alentours de 19H.

Ce fut un excellent WE bien que d’autres personnes auraient vraiment souhaité être avec nous et nous ont manquées.
Ce n’est que partie remise car je crois qu’il y a des accrocs parmi nous. Je crois même que le Zoïcu est programmé pour l’année prochaine, un petit peu plus tôt dans le mois de juin.

Christophe C.

Samedi 29 juin 2024 – « Gouffres » de Pietralba

Samedi 29 juin 2024
Spéléo – Équipement, visite, chiro
« Gouffres » de Pietralba, Pietralba

Participants
ITP : Michèle Cl, Michaël D., Jean-Claude L. M., Jean-Luc S.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 4h00

Les « gouffres » de Pietralba avaient fait l’objet d’une reconnaissance en VTT le 16 avril 2024 dernier par Micca et JC. Ceci avait permis de déterminer le matériel nécessaire à une visite en mode spéléo.

Nous voilà donc devant un café à la boulangerie idéalement placée pour les touristes en bordure de la T30. Michèle et Jean-Yves seront de la sortie, intéressés par le volet chiro, Jean-Luc également vu qu’on est chez lui 🙂

Discussion sur la bonne stratégie d’accès, c’est finalement la piste de retour de la virée VTT qui sera empruntée.

Première galerie

Tout le monde s’entasse dans le Patrol de Micca et nous voilà au bout du bout de cette piste qui finit en un rapaillon bien pentu, que les passagers de Micca préfèrent descendre courageusement à pieds 🙂

Le Patrol est abandonné près d’un bosquet de chênes et environ 600 mètres de marche plus loin nous voilà devant les premières galeries.

Visite de celle dont l’entrée est ennoyée, les bottes de JY et les waders de Micca sont successivement mis à contribution. Aucun chiro dans cette première galerie d’une quarantaine de mètres.

Le puits

Direction les 2 gouffres. D’après JY la base de ceux-ci est normalement accessible depuis une galerie qui s’ouvre plus bas sur le versant.

Pendant que Michèle et JY privilégient l’accès par le bas, Micca, JL et JC optent pour un équipement du puits qui semble le plus facile.

Amarrage sur troncs d’arbres, ressaut de 4 mètres, palier intermédiaire incliné, puis c’est le puits d’une quinzaine de mètres. Un spit est planté en fin de « main courante », la batterie du perfo rend l’âme. Une sangle à frotter permettra de décaler la tête de puits et évitera ainsi l’usage des protège-corde. Les parois du puits sont instables, ça parpine ! Des étais horizontaux sont encore en place. Descente en douceur, JC pose les pieds au fond et effectue une première reconnaissance. Quelques minutes plus tard les voix de Michèle et JY se font entendre dans la salle des mikados, un enchevêtrement d’étais, d’où part également un puits noyé. La jonction est donc possible avec la galerie inférieure, ce qui permettra une sortie moins risquée par la galerie inférieure, 30 mètres plus bas.

Feu vert lancé à Micca et JL pour qu’ils descendent.

Oxyde de cuivre

Visite complète des différentes galeries, une seule chauve-souris aperçue ainsi qu’un topu. Les waders de Micca sont bien utiles pour traverser quelques laisses d’eau boueuses, ce sera aussi l’occasion de tester une nouvelle technique de progression, le portage, avec JC dans le rôle du porté :-). Une coulée d’oxyde de cuivre bleue agrémente la galerie terminale.

Sortie par la galerie inférieure en testant là-aussi de nouvelles techniques d’équipement, raboutage de pédale et sac amarrés sur un arbrisseau pour franchir le ressaut d’entrée de 2 mètres 😯

Retour au Patrol et pique-nique à l’ombre des chênes.

L’après-midi sera consacrée aux visites de 6 autres galeries éparpillées le long de la T30 et de le D247. Une seule chauve-souris aperçue là-aussi, un bilan bien maigre à ce niveau mais plus sympa au niveau spéléo puisque ce sont environ 500 mètres de galeries qui ont été parcourues dont un puits d’une vingtaine de mètres de hauteur.

Retour à la boulangerie pour déguster quelques mousses et refaire encore une fois le monde.

JCL


Les mines de cuivre de Pietralba sont connues depuis longtemps et clairement identifiées sur les cartes. Après une reconnaissance en vélo, quelques semaines avant par Jean-Claude et Micca, l’exploration des mines a été mise au planning du club. Après un report, la visite est finalement prévue fin juin. Jean-Yves et Michèle ont déjà exploré ces mines il y a quelques années, mais ils sont toujours intéressés pour rechercher d’éventuels habitats de chauves-souris.

Le rendez-vous est donné à la boulangerie de Pietralba. Après le café rituel d’avant exploration, le groupe décide d’emprunter en 4×4 une des voies d’accès pour se rapprocher des mines. La route du « bas », qui nous rapproche le plus, est choisie. Après 15 mn de piste puis une dizaine minutes de marche nous arrivons au site. Les deux premières mines sont des puits totalement immergés. La première mine explorable part à l’horizontal mais le niveau d’eau ne permet pas un accès au sec. Chacun sa technique, Jean-Yves a des bottes, Micca assure avec des waders (salopette de pêche), Michèle se met pieds nus et Jean-Claude emprunte les bottes de Jean-Yves à son retour.

La première mine fait une trentaine de mètres et au final la profondeur ne dépasse pas une dizaine de centimètres.

Puis l’équipe se dirige vers le premier puits à quelques dizaines de mètres. Celui-ci semble accessible après un petit nettoyage mais on pousse l’exploration jusqu’au second puits. D’après Jean-Yves, les deux puits correspondent et il existe plus bas un troisième accès à la galerie. Comme dans un film d’horreur :-), on décide de faire deux groupes : les « plus » spéléo décident de descendre le puits n°2 tandis que Michèle et Jean-Yves se dirigent vers le puits n°3 (celui-ci a une profondeur faible (environ 2 mètres) mais, n’ayant pas de corde pour descendre, un montage très sécurisé d’une sangle accrochée à un sac à dos dont la bretelle est elle-même accrochée à un pied de ciste !!!).

10h (environ) :
Micca équipe le puits n°2. Celui-ci fait environ 5 mètres de profondeur suivi par une descente en pente faible d’une dizaine de mètres pour déboucher ensuite sur un puit qui descend « plein pot » d’une quinzaine de mètres. Les premières structures en bois sont présentes pour étayer ce puits. Jean-Claude décide d’équiper le puits en utilisant des nouveaux amarrages : le PULSE.

Celui-ci permet d’installer une plaquette + amarrage sans utiliser de goujon. Au final, il ne reste qu’un trou après désinstallation. Le premier trou est réalisé avec un peu de difficulté car le perfo est plutôt capricieux ! Pour le deuxième trou, celui-ci-tombe complétement en panne !! On décide tout de même de descendre, la corde ayant été raccordée à celle qui vient de l’entrée. Etant donné que les parois s’effritent beaucoup et pour éviter que la corde frotte, le départ du puits est doublé par une « sangle à frotter » ! Pas très conventionnel mais cela permet la mise en place d’un fractio plus sécurisé. Jean-Claude descend en premier emportant avec lui plusieurs pierres. Jean-Luc suit et on décide de laisser Micca en haut pour sécuriser la remontée. En bas du puits, une galerie qui part dans les deux sens. À gauche, nous sommes rapidement arrêtés par un couloir de boue et d’eau.

L’utilisation des waders semble à nouveau utile, Micca décide de remonter les récupérer. A droite après quelques mètres, la galerie descend légèrement et on aperçoit les lumières de Michèle et Jean-Yves qui arrivent de cet accès. Jean-Luc récupère les waders pour passer le couloir de boue qui mène à 3 couloirs différents. Les 2 premiers d’une vingtaine de mètres sont des culs-de-sac mais le 3ème montre une légère ouverture. Jean-Yves dégage l’étroiture et on accède au-dessous du puits n°1. Le couloir continue sur une vingtaine de mètres puis un nouveau couloir descend d’une dizaine de mètres. Jean-Luc retourne au départ du couloir boueux pour « charger » Jean-Claude sur ses épaules, puis il rend les waders à Micca qui nous a rejoints pour qu’il puisse explorer cette galerie. Il ramène ensuite Jean-Claude sur ses épaules, ce qui nous fait de belles vidéos.

Puis il est décidé de retourner vers la sortie du puits n°3. La descente du couloir de droite arrive dans un carrefour avec 2 couloirs de quelques mètres et un accès à un puits totalement immergé. On emprunte le couloir (environ une centaine de mètres) qui mène à la sortie mais par deux fois on se retrouve sur des portions de quelques mètres avec de l’eau et de la boue. Micca sert à nouveau de monture à Jean-Claude !! Sortie au puits numéro 3 vers 12h.

Retour à la voiture pour le pic-nic.

JLS


« of 60 »

Samedi 22 juin 2024 – Faille Dangereuse, Santo Pietro di Tenda

Samedi 22 juin 2024
Spéléo, exploration
Fracture à Michèle, Santo Pietro di Tenda

Participants :
ITP : Michèle C., Wanda C., Adriana D. C., Antonio E. G., Eric G.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h30

Retour aux fondamentaux d’un club spéléo.

Le dernier cadre vient de faire défection, vaincu par une maladie non encore identifiée à l’heure de rédiger. Dans le local le matériel est prêt.

Que faire ? Renoncer ? y aller tous seuls comme des grands ? Coup de fil au président, seul susceptible d’aller en prison en cas de blessure, décès, disparition. Pour Franck pas de problème : la dernière excuse s’envole, faut y aller.

Départ 8h45 pour Wanda, Antonio, Adriana, Eric. Jean-Yves attend au col de San Stefano, Michèle chez elle, sur site.

C’est l’occasion pour Adriana de découvrir le Lancone qu’elle ne connaissait pas, coté rive droite pour débuter, Wanda fait gentiment remarquer que sa position passager arrière droit lui donne la curieuse impression que la ligne médiane est au centre du capot dans les tournants gauche, ça arrive quand Eric conduit.

On arrive au col juste pour voir un Berlingo Batman blanc partir, Jean-Yves est peu patient. On file vers Santo Pietro di Tenda.

Michèle attend devant la fontaine, elle nous conduit d’abord vers son nouveau nid, loin de la plaine et d’une maison devenue trop grande, la voila ici Michèle des chauve-souris. Le soleil ne faiblit pas, il faut partir chercher cette fameuse faille de Michèle… on dira fracture, ce qui est géologiquement plus vrai.

Une petite grimpette, loin des quarante minutes annoncées, nous amène devant une ouverture d’environ 10 mètres sur 1, envahie de végétation, l’accès se fait par la gauche sans grande difficulté.

La cavité est annoncé pour 40 m avec une variante à 80, c’est le coté optimiste des Topis. Eric doit s’y coller, Michèle fait une description succincte du trou, il écoute sagement, de tout manière, en grotte il n’a aucun sens des repères. C’est très mouvant, pierres et débris comblent plus ou moins la faille qui s’enfonce sous terre. A arrivé au fond, un premier puits part sur la droite, délicat à descendre en oppo. Pas de présence du spit décrit par Michèle, le bon chemin est celui d’une trémie bien glissante qui part a gauche, un petit puits continue le parcours, un spit effectivement devrait sécuriser la descente, on va voir s’il est utilisable.

« La trousse à spit »
« quelle trousse a spit ? »
« bin celle qu’on a montée »

C’est ici qu’on touche les limites des témoignages, entre ceux qui n’ont pas souvenir d’une trousse et ceux qui la revoient dans la voiture.

Puisqu’Eric a commencé, il doit finir, d’autant qu’il est certain d’avoir pris la trousse, c’est parti pour un aller retour à la voiture. La trousse attendait dans la maisons de Michèle. Au retour Antonio a déjà pratiquement tout exploré. Le puits se descend facilement mais le fond de la faille est comblé de blocs d’effondrements.

On tente quand même.

Magie des parcours souterrains, on prend cette fois une voie supérieure qui permet de poursuivre l’exploration, jusqu’à un ressaut de quelques mètres. Un spit indique qu’on peut continuer. Vu son état on ne va pas trop jouer, faut équiper, le temps de récupérer le perfo resté à l’entrée et c’est le plaisir d’équiper pour la presque première fois, sous les remarques toujours éclairées de Jean-Yves. C’est fait. La réalisation du nœud de chaise double s’avère plus laborieuse, mais vérifié trois fois par l’ensemble de l’équipe, c’est un travail collectif qui assure la sécurité de la descente.

2 nouveaux spits plantés au-dessus du vieux

La fracture s’étend encore et présente une belle hauteur sous plafond, elle doit finalement bien arriver aux 80 m, soyons généreux, même si cela peut nous priver d’un bonne bouteille. Pas de concrétions, elle doit être relativement récente.

Sortie vers 14 h on dira TPS 3h30, on retrouve la chaleur de la surface, tempérée par un peu de vent. Le repas sera sans grillade, arrêté d’interdiction oblige. L’ombre d’un ample arbousier abritera les agapes ou l’on philosophe sur le dernier compte rendu de bureau : qu’est ce qu’être consommateur ?

Avant de rejoindre la plaine, rapide détour au couvent de San Pietro où Yvan Popoff nous accueille et nous fait visiter les bâtiments et jardins qu’il rénove depuis bientôt deux générations, du travail pour encore d’autres héritiers. On y assiste par caméras interposées à la vie familiale d’une mère chouette et de son petit, ainsi qu’à celle, plus communautaire, de petits rhinos.

Retour par les villages balcons pour les Bastiais, faut faire découvrir le Nebbio à Adriana.

Pas de regrets donc, certes ce n’est pas une grotte qui nous permettra de nouveaux records, mais c’est de celles qui nous offre le plaisir des découvertes, encore plus pour Antonio qui a essayé toutes les variantes.

Reste à trouver un nom et réaliser la topo.

 

Samedi 22 juin 2024 – Rivière d’Aldène – Cesseras (34)

Samedi 22 juin 2024

Spéléo, visite

Grotte d’Aldène ou de la Coquille, la Rivière, Cesseras (34)

Participants

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christian A. (Kinou), Christophe B. (Stoche), Laurence et Michel G.

Spéléo Club de l’Aude : Steve N.et sa fille Eleanor de 12 ans

Encadrants, Ass. Minervoise d’Exploration Spéléo : Jean-Michel L., Luc R.

TPST : sept heures

Le 15 avril dernier, nous avions eu le bonheur de visiter la célèbre Galerie des Pas située au niveau II de la Grotte d’Aldène, encadré par Philippe Galand. Une balade de quatre heures. La cavité compte en fait quatre étages dont le quatrième est au niveau de la rivière, la Cesse souterraine. Que nous avions déjà visitée le 8 octobre 2023 via le Réseau André.

Ce quatrième niveau est situé une centaine de mètres plus bas que la Galerie des Pas. La visite ne peut se faire que deux fois par an, encadré par un membre de l’AME. Le jour tant attendu est arrivé. Rendez-vous à 9 heures sur le plateau de Fauzan. Nous serons sept spéléos de l’Aude. Mais il y a foule… Deux autres groupes vont visiter la Galerie des Pas sous la conduite de… Philippe Galand, seul autorisé à pilotes ces excursions ! Là aussi nombre de visites réglementées, quelques sorties par an.

Habillage, papotages, nous partirons en premier,  Jean-Michel et Luc de l’AME seront nos guides. Arrivés à la porte cadenassée de la grande grille d’entrée, on est bloqués ! Des vandales ont limé les boulons qui permettent de débloquer la serrure. La chose est coutumière dans la région, petite guerre avec des spéléos ou des grimpeurs ou autres… qui n’acceptent pas ces fermetures. Finalement au bout de vingt minutes, nos bricoleurs débloquent la porte.

Progression dans le métro d’entrée et nous voilà à la deuxième porte qui donne sur la faille aux échelles. Là pas de soucis, la palanquée progresse. Mais c’est un peu étroit – bien qu’élargi – et le kit de survie… est bien gênant. Nous voilà au niveau II et au carrefour avec la Galerie des Pas. On continue jusqu’au mur des griffures de hyènes où nous nous étions arrêtés la dernière fois. Après un méandre parcouru à quatre pattes cela s’élargit, grande salle, la Porte de Mycènes.

La suite est – comme l’a dit Christophe – plus intime… Très long tronçon où les chaos alternent avec les passages étroits, le tout avec des sols souvent très glissants. Une trémie de plus de 500 m avec un beau laminoir d’une dizaine de mètres. Pas trop rastègs mais il faut sacrément se contorsionner. Chapeau aux premiers explorateurs qui ont su trouver la suite.

La progression est un peu lente pour moi, j’évite de prendre trop de risques avec mon instabilité de mon tendon d’Achille, mais mon ange gardien Luc sera très prévenant et l’équipe saura attendre. On atteint un lit de ruisseau caillouteux à sec et on entend enfin la rivière. Et quel plaisir de patauger dans l’eau dans de magnifiques conduits taraudés par la flotte. Toute l’ambiance des rivières souterraines et là. Mais pas de tout repos, blocs à escalader, passage par un réseau fossile.

Et nous voilà en fin au terme de la sortie, le Lac – presque à sec. Énorme galerie sableuse où on s’installe pour le pique-nique. Plus de trois heures pour y arriver. La jonction avec le Réseau André situé en amont, a pu se faire mais est extrêmement dangereuse, des trémies instables se déplacent avec les crues de la Cesse. Très déconseillée par nos encadrants mais certains continuent à le faire (suite à la fermeture de la cavité – mais la Galerie des Pas est elle-même bien fermée).

Quarante minutes plus tard, c’est le chemin du retour et là début de crampes sur les adducteurs – manque d’entraînement ou d’hydratation ? – le fait est que la progression sera encore plus précautionneuse. Pas question de glisser, un secours à ce niveau est difficilement envisageable et mettrait certainement plusieurs jours… Et puis voir le responsable du Pôle Santé Secours de la FFS se faire secourir par Jean-Michel Salmon –vice-président du SSF et CTDS de l’Hérault, ce ne serait pas très glorieux.

Donc on serre les dents, l’équipe attend – merci à Laurence d’avoir pris mon kit – et finalement le chaos se passera sans trop de mal. Voilà la Porte de Mycènes, puis la faille remontante et la sortie.

Belle course de 4 km aller-retour et six heures de crapahut.

Et le niveau III ? en fait il est accessible par une remontée dans la rivière au niveau IV.

JND

Mercredi 19 juin 2024 – Trou du Cap Maurel – Bize-Minervois

Mercredi 19 juin 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Cap Maurel, Bize-Minervois

ITP, SCM : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christophe B., Dominique B., Jean-Michel E., Sébastien V.

Gente canine : Bosco, Paty

TPSurface et sous terre (– 6 m…) : sept heures et TPST une heure pour JN

Cap Maurel, Épisode 8

En plus des « Vendredis du Pémol » du GPS, place maintenant aux « Mercredis du Cap Maurel » du SCM. Arrivé sur place vers 10 heures, je vois mes compagnons, qui sont là depuis une demi-heure, venir me retrouver au parking de la piste. Ils sont à la recherche d’une ligne de tir, oubliée au local. Rien dans le Disco qui puisse faire l’affaire. Heureusement un appel à l’adjoint au maire de Bize, avec qui nous avons de bons contacts, nous permettra de nous faire livrer une bobine de câble de 0.25, un peu fin – il ne faut pas marcher dessus – mais cela marchera bien. Les « parlementations » vont se succéder.

Le boyau a été bien calibré, on se tient debout et le retournement est facile. Il n’y a pas à dire, certains produits sont bien plus efficaces que les pailles.

Agapes arrosées de Pietra, plutôt appréciée. Charcuterie espagnole, Saint Nectaire et clafoutis aux abricots. Pas de grillades, là aussi c’est interdit.

Reprise des hostilités au fond, sorties des gamates et arasement du boyau avec de la pierraille. Arrêt vers 16 h 30 faute de munitions. Le boyau se termine sur une fracture perpendiculaire qui part à droite puis à gauche. Pas très large mais le courant d’air est bien là. On revient bientôt, peut-être en septembre car il va faire bien chaud sur le plateau.

JND

Samedi 15 juin 2024 – Recherche des mines des Corbières – Talairan

Samedi 15 juin 2024

Spéléo

À la recherche des mines des Corbières, Talairan

ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

CDS 11 : Une quinzaine de membres

Gente canine : Bosco, Lenka, Oural, Paty, Pika

TPSurface : quatre heures

TPST : une demi-heure

La région de Talairan, située dans l’Aude à 40 km au sud-ouest de Narbonne est une région minière. On y trouve des poches  – et non des filons – de minerais riches en fer (45-50 %) à carbonates (sidérose) oxydes et hydroxydes de fer (hématite) avec un peu de manganèse (5 %), au sein d’un massif paléozoïque de calcaires dolomitiques dévoniens. La puissance de ces poches est variable, de 2 à 20 m.

Des extractions ont eu lieu aux époques gallo-romaines et médiévales et une concession de 155 ha a été ouverte en 1832 jusqu’en 1852 avec quelques tentatives de reprises entre 1871 et 1875 puis début du xxe s. Les restes des vestiges miniers sont très éparpillés, ce sont des fosses de taille variable, de quelques mètres à quelques dizaines de mètres semi-circulaires ou allongées, de profondeur généralement de 2 à 5 m. Dans la plupart des cas s’ouvrent à partir du plancher de ces fosses, des fentes ou boyaux descendants vidés de leur remplissage minéralisé. On retrouve autour de ces fosses des déblais d’extraction. Elles se situent au sein d’une végétation arbustive, chênes verts et buis, extrêmement dense. On y trouve également des galeries de 1,5 à 2 m de diamètre pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de développement.

En 1997, le BRGM avait été chargé d’inventorier ces restes miniers et de déterminer ceux qui pouvaient présenter un risque pour le public. Ce plateau de Lacamp situé au sud de Talairan est en effet un site de randonnée, de parcours de VTT. Un document a été produit suite à cet inventaire et des travaux de mise hors risque ont été entrepris : obturation des puits et foudroyage des galeries.

La commune de Talairan, désireuse de connaitre l’évolution de ces travaux ainsi que de l’éventuelle apparition de nouveaux risques, a saisi le CDS 11 – connu pour son expertise en milieu souterrain – pour une évaluation des cavités potentiellement accessibles et leur topographie si cela était possible. La somme allouée est de 3 000 €. Cela valait le coup d’organiser une sortie sur le terrain.

Ce sera donc une quinzaine de membres du CDS 11, issus de quatre clubs, accompagnés de leurs cinq chiens, qui se retrouveront à 9 heures au pied de la piste menant au plateau de Lacamp. Piste de quelques kilomètres, praticables même en VL normal. Regroupement au niveau d’un chalet du Conseil général, bien aménagé pour les randonneurs et chasseurs – tables, bancs, cheminée, grill…

Il y a une douzaine de sites miniers à retrouver. On se répartit en quatre équipes. Pour mon équipe, Christophe et Dominique – avec Bosco et Paty – la progression est assez facile sur le plateau. Pas de dénivelé, mais les choses se corsent quand il faut entrer dans les bosquets arbustifs, là justement où se situent les entrées de mines. Pas de salsepareille mais un entrelacement de branchages où l’on s’accroche de partout.

Au bilan pour notre part on retrouvera les entrées repérées par le BRGM et ne présentant pas de risques pour la quasi-totalité mais également deux entrées donnant accès à des zones d’extraction souterraine, non inventoriées par le BRGM, et méritant d’être topographiées.

Vers 14 heures les équipes se retrouvent au chalet où l’on tient un débriefing. Finalement les galeries connues ainsi que les puits ont été foudroyées ou obturés et ne sont plus pénétrables et au total il y aurait quatre entrées à topographier. Ce qui sera au programme de septembre, après les chaleurs.

S’ensuit un spuntinu collectif et vers 16 heures retour aux pénates.

JND

Samedi 15 juin 2024 – Canyon de la Ruda, Corscia

Samedi 15 juin 2024
Canyon de la Ruda, Corscia
V3A3II
Tpec : 4 heures

Participants
ITP : Christophe C., Antonio E., Lauren M., Franck Z.

     Décidée  jeudi soir au local, la descente de la Ruda réunit quatre licenciés ce samedi. Le rendez-vous est prévu au pn 4 vers 08h15. Le véhicule chargé , nous regagnons le petit parking du pont qui enjambe le ruisseau de la Ruda. Après une mise en route lente, nous entamons le raide chemin sous un beau soleil. Nous atteignons le pont génois Sottano en 45 min. Après un changement rapide, et un petit rappel sur l’utilisation du huit avec Laureen, nous nous lançons dans le canyon à 10h45. On shunte la C5,Pi,et C2 en rive gauche et après  un peu de marche , nous arrivons à la C13 qu’équipe Antonio. Quelques sauts et toboggans se succèdent jusqu’à la C7, Franck descend pour vérifier la vasque suivi par Laureen, Antonio effectue le saut. Christophe, le suit après avoir rangé la corde et son débrayable. En s’approchant de la prise d’appel du saut, il glisse et part en toboggan, Christophe fini en vrac dans l’eau en frôlant les rochers : plus de peur que de mal.

   Nous atteignons la C20. Elle est bien arrosée, et est équipée rive droite afin de descendre dans l’actif,  Franck descend en premier. La gerbe d’eau est assommante, le bruit assourdissant. L’arrosage est garantie…. Les topi’s affichent un large sourire à la sortie de cette cascade.

   Nous poursuivons notre descente jusqu’au dernier saut, à hauteur du pont d’Accia. Personne n’effectuera le mythique saut depuis le parapet du pont, nous nous contentons de la pile de ce dernier. Nous finissons ce canyon par le passage hypogée. 

Durée de la descente : 04h00.

   Le pique nique est consommé  au départ du chemin d’accès.  Nous quittons les lieux vers 16h00.

Franck

 

Vendredi 14 juin 2024 – Trou du Pémol 2 – Trassanel

Vendredi 14 juin 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Pémol 2, Trassanel

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : huit heures et TPST deux heures pour JN

Trou du Pémol, Épisode 10

On est vendredi, direction la désob’ du Pémol… Maintenant le chemin est bien tracé, une vingtaines de minutes suffisent pour accéder au Pémol 2. Super, en cours de montée je retrouve mon bâton oublié la dernière fois, il y a peu de passages dans le coin.

On ne sera que trois, mais le tireur de gamates peut travailler seul depuis la surface. Tout est calibré. Au fond, la faille descend toujours à 45 degrés. Des branches de chêne vert retiennent bien les débris sur le sol. La création d’une aire de retournement va imposer une opération à 5 trous, l’alcôve est dégagée. Le souffle et les vibrations ont été tellement puissant qu’une masse de terre et de petits débris coincés dans le haut de la faille jonchent le sol et doivent être évacués. Un effet latéral est qu’au cours de l’après-midi, à plusieurs reprises, quelques blocs retardataires se sont décidés à descendre. Il faudra se protéger de la grêle…

Cette fois on partage les agapes ensemble. Il ne fait pas trop chaud, le rosé bien frais de Jean-Marie est agréable. Retour au taf. Bosco part faire sa petite virée dans les bois. Mais là au bout d’une demi-heure il n’est toujours pas revenu et le voilà qui arrive  trempé ! il a retrouvé le parking d’accès, a traversé la route pour aller prendre son bain dans la Clamoux, sacrée mémoire. Mais c’est la route de Cabrespine un peu passagère… Il y retournera une autre fois dans l’après-midi !

Je vais passer une partie de l’après-midi au front de taille pour seconder André pour les « parlementations ». En fin de journée nous arrivons au-dessus d’une partie verticale. Plus large mais la paroi de gauche, concrétionnée est percée de vides qui n’aident pas à la réussite des opérations. Une lucarne latérale ventilée doit certainement rejoindre le Pémol 3. Nous n’avons pas de feu pour tester. Tout l’après-midi le trou a aspiré et nous n’avons quasiment jamais vu de gaz.

En dessous ça continue à descendre sur plusieurs mètres ; les estimations vont de 3 à plus de 6… Est-ce le Puits de l’Illusion ?

JMB, JND

Dimanche 9 juin 2024 – Grotte du Cimetière – Sallèles-Cabardès

Dimanche 9 juin 2024

Spéléo, journée initiation, perfectionnement

Grotte du Cimetière, Sallèles-Cabardès

ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Dominique B., Dominique C., Tom C., Pierre F., Christian G., Michel G., Olivia M., Sébastien V., Gugui, Damien

Retour aux fondamentaux

Pour changer de la désob’ et en vue de sorties de classiques fin juin, le SCM a décidé de mettre en place sa première journée initiation/perf de l’année. Pour cela le porche de la Grotte du Cimetière a été équipé un weekend précédent. Cela ressemble un peu au porche de Francardo avec en plus une partie souterraine. La cavité développe en effet plus de 200 m pour une profondeur de -30 m. L’accès se fait par un passage bas en pied de porche ou par un puits de 8 m débutant au fond d’un boyau situé à gauche du porche. Un puits étroit peut également être équipé depuis le haut de la falaise dominant le porche.

Le porche est équipé de MC accessibles par un plan incliné, dont une plein vide. Les longueurs de corde ne dépassent pas les 10 m, mais il y a de quoi travailler les fondamentaux.

Dominique C.(Papy) – CTDSA – et Michel G. (Grillou) –initiateur – seront les encadrants pour prendre en main les initiés (deux n’avaient pas fait de cordes à ce jour) et faire réviser les gestes et manœuvres sur corde pour certains anciens. Pour ma part ma dernière séance datait de Tozza en septembre 2023…

Le temps était maussade mais sous le porche de la grotte de Sallèles l’ambiance des grands jours était rendez-vous. Avant tout, il y a eu le checkup du baudrier et de ses longes, de l’emplacement des divers matériels et de leur usure puis ce sera les explications sur le double amarrage, l’utilisation de la main-courante et une initiation à l’équipement de puits et de mains-courantes. Le porche de la grotte se prête réellement bien à ces ateliers pédagogiques.

Puis ce sera la descente sur corde avec ou sans dévia, la remontée avec sortie de puits, l’assurage sur longe courte dans les deux brins ou sur l’ancrage métallique. Après la pose déjeuner, sans grillade pour une fois, on peaufine le passage de nœud à la montée et à la descente ainsi que la conversion. Enfin, le déséquipement qui n’est pas toujours une mince affaire.

JND

Vendredi 7 juin 2024 – Trous du Pémol 2 et 3 – Trassanel

Vendredi 7 juin 2024

Spéléo, désobstruction

Trous du Pémol 2 et 3, Trassanel

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Jean-Luc C.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : huit heures et une heure en TPST pour JN

Trou du Pémol, Épisode 9

Comme a dit Jean-Marie, rdv aux « Vendredis du Pémol ! ». Nouvelle séance de désob’ vendredi dernier mais je pédalais dans la Beauce….

Cette fois pour moi ce sera une demi-journée. Arrivée au ruisseau vers midi, la chaleur est là, la montée va être suante. Équipé de coupe-branches et de scie, ma tâche sera de nettoyer le chemin d’accès, beaucoup de branches basses se prenant dans les sacs. Ce n’est pas du maquis à salsepareille mais d’anciennes restanques envahies de chênes verts.

Un peu d’hésitation pour retrouver le départ de la grimpette mais Bosco est là pour me guider. Arrivée au Pémol 1 et la taille commence. Il me faudra bien trois quart d’heure pour accéder à la plateforme de Pémol 2. La famine a saisi mes compagnons et ils ont déjà avalé leurs sandwiches. Heureusement il reste un fond de rouge.

Je retrouve ma place de tireur de gamates. Le boyau d’accès a été élargi, un bloc au plafond un peu menaçant a été bloqué par un étai et le sol bien arasé. Avec deux personnes en front de taille et deux en surface le chantier avance bien.

Le matin Jean-Marie a repris l’entrée sup, Pémol 3. Mais ce n’est pas large. Jean Luc a essayé de passer mais sans succès. La voûte est percée et deux énormes blocs s’en détachent, se coincent et il sera impossible de les déloger. Il faudra faire de la place pour les atteindre et les réduire. La roche est partout fracturée, plusieurs trous simultanés seraient nécessaires et ça risque de faire beaucoup de bruit… On verra plus tard ; en période de chasse ça passera peut être mieux.

En fin de journée Jean Luc remonte tout émoustillé : « Ça y est j’ai vu la suite : un puits d’une quinzaine de mètres, pénétrable. Mais il faut se retourner pour le voir, il est sous le conduit d’accès, les blocs s’effondraient sous moi… »

André va faire une opération d’élargissement. Mais on ne voit rien qui ressemble à un puits. Jean Luc y revient et ressort furibard : « Vous l’avez bouché ! ! ». Et il n’en démordra pas. Est-ce une blague ou a-t-il vu réellement un puits ? C’est possible, l’accès, au sol bouché de terre et de blocs, est plus large que la suite vide que l’on travaille. Le CO parfois peut donner des hallucinations. Combien de maisons hantées étaient chauffées par un poêle qui tirait mal ? Bon, on verra la prochaine fois.

Décrassage à la rivière de Cabrespine, la Clamoux et bière ambrée à Villeneuve pour clôturer la journée.

JMB, JND